Dans la lignée des Henry Miller et autres Bukowski, Hank Moody est un écrivain américain qui se perd dans tous les excès pour tenter de démasquer sa vérité qui tangue, ballottée quelque part entre une molle subjectivité et un monde trop dur. Certes, au contraire de celles d'Henry Miller, les errances de Moody ne le mènent jamais à des fulgurances d'ordre métaphysique, mais tous les autres ingrédients de cette littérature américaine rebelle, sexe, alcool, dérives, se retrouvent dans les quatre premières saisons de la série avec, peut-être même en prime, un humour auquel plus aucune illusion sociale ou relationnelle ne résiste.
Trash, osé, original, la 1ère et la 2ème saison m'avaient vraiment bien plu et quel plaisir de retrouver David Duchovny. Malheureusement j'ai décroché aux saisons suivantes, la faute à des situations un peu trop barrées pour moi.
Un acteur parfait dans son rôle (Duchovny), UNE femme charmante - Karen (c'est peu dire), DES femmes charmantes dans un autre niveau, une fille très rock'n'roll et des situations trés drôles. Il n'y a plus qu'à espérer que ça ne s'essouffle pas.
Une saison inutile, qui n'apporte absoluement rien à l'ensemble, et qui tente de nous tenir avec la gamine (de plus en plus insupportable) et le final qui amène juste la saison 6. Messieurs les scénariqtes, au boulot, qu'on vous paye pas à rien faire. Heureusement qu'il n'y a que 12 épisodes de 26 minutes...
On tourne forcément en rond, mais on aime bien découvrir de nouveaux personnages tous plus improbables les uns que les autres. L'ambiance Rock and Roll omniprésent fait toujours mouche, même si le côté irrévérencieux diminue de saison en saison (pour plaire à la ménagère un peu plus coquine que les autres?). Le format permet de défiler les saisons sans souffler, parce que 12x20 minutes, c'est parfait pour un petit moment.
Après "Dexter", Showtime nous balance sa nouvelle série résolument "sex, drug & rock'n'roll". Et contrairement à ce qu'on pouvait craindre, "Californication" va bien au-delà du simple statut de "série avec des scènes de cul dedans" auquel elle semblait promise puisque la série permet, d'une part, aux spectateurs de se balader dans les décors de rêves d'un Los Angeles hype à souhait (le soleil, les fêtes, les villas...) et, d'autre part, de découvrir une galerie de personnages tout simplement hallucinants. De l'ex-femme, perpétuelle quête du héros (Natasha McElhone, superbe) à la fille ado mal dans sa peau (Madeleine Martin, vraie découverte) en passant par l'agent adepte de la masturbation et sa femme au langage outrancier (Evan Handler et Pamela Adlon, hilarants), on ne peut qu'être séduit par la richesse des personnages et leur liberté de ton (les dialogues, outrageusement crus, sont irrésistibles). Mais la série repose en grande partie sur les épaules de David Duchovny qui réussit à balayer l'image du propret Fox Mulder de "X-Files" qui lui collait à la peau en campant le génial Hank Moody, écrivain en manque d'inspiration et dépravé notoire, que les scénaristes ont eu la bonne idée de ne pas dépeindre comme un simple obsédé mais plutôt comme un artiste porté par ses pulsions derrière lesquelles se cache un romantique invétéré. Un choix scénaristique qu'on retrouve également dans la mise en scène (les scènes hot ne versent jamais dans le voyeurisme) et qui permet à "Californication" de transcender pas mal de tabous sans choquer (la consommation décomplexée de drogues dures, le "détournement de mineure" involontaire...). Rajouté à cela une BO génialement rock, des 2nds rôles formidables (Madeline Zima en tentatrice, Callum Keith Rennie en producteur, Kathleen Turner en agent dépravée...) et un format monstrueusement efficace (12 épisodes de 22 minutes par saison), et vous obtenez une des séries les plus cools qu'il ait été donné de voir sur petit écran !
Alors que la série commence bien (la 1ere saison et le début de la 2e s'avèrent globalement truculents), assez vite (excepté la fin de la 2e) le soufflé retombe, les provocations perdent en saveur comme en crédibilité (par contre elles gagnent en débilité), ce qui donne au final une série décevante.
Répliques cultes, situations absolument hilarantes et improbables, acteurs géniaux, Duchovny nous prouve ici qu'il est un acteur flamboyant, je n'en ai d'ailleurs jamais douté une seule seconde. Du tout bon !
Excellente série, Californication comme son nom l'indique laisse la part belle aux frasques sexuelles de son héros mais c'est aussi et surtout l'histoire d'un homme qui ne peut s'empecher de détruire tout ce(ux) qu'il touche. C'est bourré de situations et de dialogues drôlissimes (ah la femme fontaine), d'émotion quand il le faut (sublime fin de saison 3), et de politiquement très incorrect. Quand les américains se lâchent, bon dieu que c'est bon. Duchovny est absolument excellent, de même que les seconds rôles (épatante schtroumpfette accroc). En bref, une série à ne pas manquer sous peine de passer à coté de barre de rire.
Une série drôle et impertinente sur la vie peu orthodoxe de Hank Moody (David Duchovny bien borderline), écrivain ayant connu son heure de gloire et qui à quelques peu de mal à retrouver l'inspiration. Une série rock'n roll qui à le mérite de ne pas baisser en intensité et encore moins en qualité au fil des saisons.
Cette cinquième saison reste à peu près au même niveau que les autres. Les défauts sont les mêmes : les personnages n'évoluent pas et malgré de la tendresse, beaucoup de situations sont traitées de manière désinvolte. Cependant le charme reste intact grâce à David Duchovny, bourré de charisme mais aussi grâce à Evan Handler, hilarant et pathétique dans le rôle de Charlie. Certains personnages mûrissent comme Becca et d'autres font leur apparition comme le rappeur Samouraï Apocalypse ou Tyler, l'insupportable petit copain de Becca. Les dialogues sont toujours aussi bons et on sent que les scénaristes hésitent à aller vers quelque chose de moins désinvolte sans pour autant être sûrs d'eux. Rien de nouveau donc mais toujours aussi agréable et puis le final est réussi, laissant attendre la saison 6.
J'ai adoré la série plutôt cool et agréable.le côté sexe déjanté avec l'humeur toujours désagréable et arrogant marque la série avec notre cher david duchovny.la série est courte et on voit pas passé les minutes au final un bon point.
Une série déjantée, cynique, noire... Duchovny y est splendid, charismatique dans toute les situations. La réalisation est stylisée. Une série osée, mais qui termine sur du scéptisisme quand à la saison 2... A suivre donc