Le casting est vraiment très bien choisi : chaque acteur a sa propre présence, son propre magnétisme. Mais il faut le dire, Zorro et Dean crèvent littéralement l’écran. Leur complicité est puissante, crédible, presque magnétique. Les jeux de regards entre eux sont extrêmement parlants — il y a une tension, un non-dit permanent, qui donne à leur relation une profondeur incroyable.
J’ai aussi été frappé par cette ambiguïté entre les deux. Ce n’est jamais explicitement dit, mais on ressent une intensité émotionnelle qui dépasse la simple amitié ou le respect mutuel. C’est fort, parfois troublant, mais toujours subtil. Et c’est justement cette subtilité qui m’a touché : on peut y voir ce qu’on veut, mais on ne peut pas nier qu’il y a “quelque chose”.
Ce qui m’a aussi surpris, c’est que même si le personnage principal est aujourd’hui humoriste dans la vraie vie, la série n’a presque rien d’humoristique. Certains de ses passages sur scène dans la série sont d’ailleurs très peu drôles — et pourtant, ça ne gâche absolument rien. Bien au contraire. On sent que ce n’est pas le but. Le réalisateur (et probablement aussi le vrai Dean) ne cherche pas à faire rire ici. Il veut témoigner, raconter ce qu’il a traversé, sans filtre, sans détour. Et c’est cette sincérité brute qui rend Bad Boy aussi marquante. Ce n’est pas une comédie. C’est un cri, une histoire de survie, de douleur, et de lien humain bref, une Autobiographie.
Franchement, une série forte, dérangeante parfois, mais nécessaire. Et cette relation entre Dean et Zorro restera, je pense, longtemps dans les mémoires.