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Sulana Luce
12 abonnés
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Critique de la série
4,5
Publiée le 11 mars 2025
"Douglas is cancellled" nous mène sur les chemins de l'ambition, la rivalité et l'abus de pouvoir dans les arcanes des médias. Où chacun doit trouver sa place avec ses propres armes dans un milieu où le sexisme et la discrimination font loi avec un zeste de condescendance. Sans éluder, l'influence incontestée des réseaux sociaux. Douglas, assis confortablement dans son fauteuil de "présentateur vedette" surfe sur la vague du succès en compagnie de sa jeune co-présentatrice, Madline. Mais, tout bascule lorsqu'un tweet dénonce une blague sexiste qu'il aurait formulé lors d'une soirée bien arrosée au mariage de son cousin. Quel plaisir de retrouver Hugh Bonneville et Alex Kingston dans cette nouvelle série britannique sur la chaîne ARTE. Un récit tantôt truculent et satirique, mené tambour battant par un casting 5 étoiles, on ne s'ennuie pas un seul instant ! A voir sans hésiter !
Une série comme seuls les anglais savent en faire : d'excellents acteurs, un scénario qui entretient habilement le suspense. De bons acteurs avec une mention pour la formidable Karen Gillan qui m'a fait passer par toutes les émotions. Et pour finir une très belle démonstration de la mécanique du harcèlement. À voir sans modération !
Ce est pas seulement de l humour, c est également une histoire de vengeance. Un plat qui se mange très froid … une série que le mouvement meetoo ne renierait pas, dont l intrigue est menée avec un talent remarquable d autant que les acteurs tiennent particulièrement bien leur rôle.
« Douglas is canceled » est une mini-série, très british, de 4 épisodes qui part d’un humour décalé bers un humour de plus en plus grinçant pour aboutir en pirouette sur un twist dramatique (la dynamique bien huilée du harcèlement dans les média) Elle explore l’engrenage infernal d’un scandale médiatique : un simple tweet, quelques mots publiés dans la précipitation et une carrière qui vacille. C’est la « cancel culture » ou « culture de la mise au ban » , où l’opinion publique via les réseaux sociaux deviennent juges puis bourreaux Tout tient dans l’ ambivalence du personnage principal, Douglas Bellowes (Hugh Bonneville si central dans Downtown Abey) et « Madeleine » sa coprésentatrice (formidable à la fin) La chute de la vedette n’est pas caricaturale autour de son petit mode clos (coprésentatrice, rédacteur en chef et famille) en proie à une rédaction en crise, C’est volontairement long à installer (2 épisodes) puis ensuite, cela devient rapide, dramatique et absolument implacable
MAGISTRAL Enfin... ! Une série qui comprend, qui montre, qui "décode" la subtilité du harcèlement (sexuel), la posture de la femme harcelée sexuellement, la domination masculine du blanc. Plus que dénoncer le harceleur dont il est dit "Lui c'est une ordure, il ne mérite même pas mon énergie", la série dénonce en grand ceux qui savaient, ceux qui savent et qui ne font rien. Le fameux silence qui fait mal est ici révélé avec justesse. La scène de "l'entretien" est tellement réaliste, glaçante et écrite, jouée avec une telle précision, une telle minutie, elle glace le dos. La série rappelle un certain journaliste TV français, et une masse de personnes "qui savaient et qui n'ont rien dit"... Le scénario est écrit dans une sorte de mise en abîme qui nous emmène au départ vers un sujet dont on découvre petit à petit qu'il n'est pas celui-là = très brillant. Je dis merci au scénariste/réalisateur et aux comédiens (absolument parfaits de justesse, la comédienne incroyable) car c'est une série, pour celles et ceux qui ont vécu ces tragiques situations, qui GUERIT.
C’est très drôle dès le départ avec des acteurs brillants. Premier épisode qui fuse, des répliques fines et subtiles comme les anglais savent le faire et toujours avec ce brin d’absurde qui fait mouche. Hâte que ça continue sur ce fond.
Excellente série, acteurs au top avec mention +++ à Alex Kingston dans ce rôle à sa démesure. Manipulation, finesse des dialogues, drôle et avec du suspens.. Les anglais sont forts.
Un fait assez insignifiant peut devenir un gros problème suivant la personne concernée et surtout avec les réseaux sociaux qui amplifient toute chose. Et c'est l'objet de cette mini-série de la BBC qui concerne un présentateur de télévision, accusé d'avoir fait une blague sexiste lors d'un mariage. Les deux premiers épisodes ne sont pas très attractifs même si le jeu d'acteurs est bon et les joutes verbales très rythmées. La suite nous montre une toute autre réalité, un peu pénible à suivre par moment et qui rappelle certains événements de ces dernières années. L'ensemble vaut surtout par les réparties du tac au tac de Madeline, très fine dans sa manière de réagir.
Certains personnages sont benêts, tous sont caricaturaux et la majorité joue extrêmement mal. Ça pique. L'humour anglais est connu pour être très drôle. Mais il a dû passer son chemin devant cette série décevante.
Décalé, piquant et très bien écrite. Cette série very british est juste un regal, les personnages sont assez bien joués et la fin de la série fait pardonner la méchanceté très marquée envers les jeunes
Cette série a été écrite par Steven Moffat. Bien qu’il n’en soit pas le réalisateur, j’ai clairement reconnu la marque du créateur de SHERLOCK : dialogues cinglants qui fusent, façon de filmer, type de musique (le même David Arnold derrière les partitions)… et surtout une manière d’amener les twists en rejouant la même scène, qui prend des significations différentes ! Dans les deux premiers épisodes, les thèmes de l’emballement médiatique et de la cancel culture sont bien amenés, le personnage de Madeline est ambigu à souhait (essaie-t-elle d’aider Douglas ou le manipule-t-elle ?) et le rythme rapide rend vite le show addictif. Pourtant, j’étais presque un poil déçue, malgré la drôlesse des dialogues, car je trouvais que les personnages secondaires, ressorts comiques, manquaient de nuance, et j’avais peur que le concept tourne en rond. Mais il ne faut pas sous-estimer Moffat, et dans le troisième épisode, le scénario renverse la vapeur avec une séquence centrale absolument malaisante, qui joue avec les nerfs. spoiler: Pendant trente minutes, l’épisode 3 déroule dans un flash back l’entretien d’embauche de Madeline par Toby, le producteur du show, qui de manière insidieuse, glisse du professionnel au personnel et adopte une attitude de plus en plus inconvenante pour un entretien d’embauche, tout en s’efforçant de maintenir l’illusion de ne pas franchir la ligne rouge par des grands discours sur le féminisme.
La séquence est extrêmement bien conçue, avec des plans de plus en plus rapprochés, qui font ressentir physiquement le malaise et le sentiment de répulsion créée par la proximité déplacée qu’impose Toby (excellent Ben Miles, à l'attitude subtilement équivoque !). Une illustration magistrale de la violence sexiste ordinaire... Quand Douglas arrive, comprend ce qui se passe, mais abandonne lâchement la pauvre Madeline à son triste sort, on comprend que le problème n’est pas tant ce que Douglas a dit ou fait, que ce qu’il n’a pas fait… et on comprend les desseins de Madeline !
Dès lors, le suspense reste entier jusqu’au bout de la série, jouant des différents niveaux d’informations qu’ont les protagonistes et les spectateurs. Les personnages dévoilent leur vrai visage au fur et à mesure de l’évolution de l’intrigue, qui va bien au-delà du problème de l’image publique et du lynchage médiatique. Les trois acteurs principaux sont très subtils : Hugh Bonneville dans le rôle de Douglas, incarnation du boomer en décalage avec l’époque contemporaine, à la fois touchant par sa maladresse et pathétique par sa veulerie ; Karen Gillan (et son accent écossais plein de caractère !) dans celui de la jeune et jolie journaliste précipitée dans un monde masculin, qui a appris à opposer sa détermination (parfois retorse) face à l’adversité, et Ben Miles, dans celui du producteur, salaud ordinaire « pas raciste, pas sexiste mais... ». Les quatre épisodes de 40 minutes s’enfilent les uns après les autres sans que l’on trouve le temps long. Et la série s’avère, en fin de compte, malgré quelques traits grossiers comme je l’ai dit, très pertinente vis à vis des sujets de société actuels !
Le pitch est alléchant, on se dit qu'on va assister à une histoire grinçante et savoureuse. Les deux premiers épisodes tiennent à peu près la route. Mais après...le troisième épisode prends 45 minutes pour filmer une scène qui en mérite à peine 10. On a l'impression que tout est surjoué, au ralenti, la tension dramatique est tellement artificiellement gonflée que ça en devient risible. Quand à la fin, elle est assez stupide, en rajoutant encore une fois du drama totalement disproportionné, là où il n'y a vraiment pas lieu de s'effaroucher. Bref, si vous aimez les séries futées, drôles, avec un scènario implacablen surprenant et crédible, et bien...passez votre chemin ;-)
une série vraiment mauvaise avec des acteurs mauvais et une scénario mauvais !! tout est cousu de fil blanc, tout sonne faux et on sait à l'avance comment cela va se terminer. Les dialogues sont creux, insipides et sans intérêt et sont très très long !! les personnages sont caricaturaux et mal interprétés !! A EVITER que dis je A FUIR !!