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Agnes L.
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Critique de la série
4,0
Publiée le 25 avril 2025
Bonne série sur un tennisman de très haut niveau. A la différence de la série précédente de Netflix consacrée au tennis :(Break Point ), celle-ci prend appui sur un leader mondial et ne fait pas dans la surenchère. Le plus intéressant, c'est de voir la vie de ce jeune joueur très talentueux, hors des courts, sa relation à sa famille et l'ambition de son staff. La difficulté est d'articuler les énormes exigences d'une vie sportive à haute intensité, les contraintes associées à la réussite et les besoins psychologiques d'un jeune de 21 ans.
La nouvelle série de Netflix sur Carlos Alcaraz est presque une œuvre philosophique. Il y est question de la petite balle jaune, bien sûr, mais aussi de la vie et du bonheur. Le troisième et dernier épisode se termine d’ailleurs sur cette déclaration surprenante : « Je préfère être heureux que de connaître un grand succès. Car le bonheur est déjà un succès», laisse tomber la vedette de 21 ans. J’en ai été soufflé.
Juan Carlos Ferrero n’est certainement pas d’accord. Tout au long des trois épisodes, l’entraîneur se montre étonnamment critique à l’égard d’Alcaraz. « Carlos a une autre façon d’appréhender le travail et le sacrifice, a-t-il lancé. Tellement différente que j’en arrive à douter qu’il puisse réellement devenir le meilleur joueur de l’histoire. »
Ferrero a été notamment choqué de voir Alcaraz partir faire la fête avec ses amis après sa défaite à Roland-Garros, en 2023. L’entraîneur et son agent auraient évidemment préféré que leur protégé aille illico s’entraîner sur l’herbe, en préparation de Wimbledon. En 2024, rebelotte. Carlitos met de nouveau le cap sur l’île d’Ibiza plutôt que sur Londres. À noter que ces deux fugues n’ont pas empêché le jeune Espagnol de gagner le Grand Chelem anglais, deux fois plutôt qu’une.
Mais de toute évidence, Ferrero n’aime pas trop les prodiges à la Marat Safin. Il préférerait sans doute une nouvelle mouture de Novak Djokovic, un maniaque obsessif qui pèse ses aliments et ne se permet jamais le moindre écart. Alcaraz veut gagner lui aussi. Il souhaite même devenir l’égal des trois grands qui l’ont précédé : Djokovic, Nadal et Federer. Toutefois, il veut le faire « a su manera », en s’entraînant fort, certes, mais en s’amusant aussi. Jusqu’ici, sa manière ne lui a pas trop mal réussi, puisqu’il compte déjà quatre titres du Grand Chelem.
Je ne serais pas surpris qu'on apprenne, d'ici un an, que l’association entre Alcaraz et Ferrero est finie.