TF1 s'en est fait un concept directeur, le réalisme. cette série reprend tous les fondements et les codes du réalisme si cher à Zola et Balzac. Le personnage principal, campé par un Roger Hanin de toute fraicheur, est tout simplement la copie conforme de mon beau-père, commissaire de son état. Bien que ce dernier ait une préférence pour Julie lescaut et le père Cordier, il ne déteste pas les mulets, notamment Bain-marie qui lui rappelle N'Gouma, son maître à penser. J'ai toujours adoré le générique de cette série. Le saxophone un peu jazzy accompagné des sirènes me donnait des envies parisiennes, moi la petite éffrontée de Vierzon...J'aurais voulu chausser mes rollers comme Yolande pour glisser sur la chaussée de Montparnasse. C'est dans cette série que Philip Nikolic a fait son grand retour, il peut enfin exploiter l'étendu de son talent. Souple danseur, on le découvre homme de terrain, flic jouant sur la corde raide et collègue émérite. Autre retour gagnant, celui d'Anthony dprez, alias Paoli. S'il avait déjà fait une impression très remarquée dans Premier baiser, aujourd'hui il se confirme être une des valeurs sures du cinéma français. Roger Hanin, n'a pas retourné sa chemise, il est fidel à ses choix. Alors que s'arrête Navaro ( un flic de l'ère mitterendienne) arrive Brigade Navaroo, un chef super actif et intransigeant dirigeant une équipe soumise et travailleuse ( une nouvelle ère peut-être). Parce que Blomet nous a quitté, 4 étoiles ne sont pas usurpées. Alors paix à Navarro et encore merci Patrick.