Les premières saisons m’ont marqué par leur élégance procédurale : enquêtes minutieuses, dialogues percutants, et une équipe soudée autour de Steve McGarrett (Jack Lord), chef charismatique au sens aigu de la justice. Les décors hawaiiens, authentiques et dépaysants, apportaient une fraîcheur rare à l’époque, renforcée par des guest-stars de qualité (Ricardo Montalban, Hume Cronyn) et des thèmes audacieux (espionnage, trafics). Cependant, après la saison 7, le déclin s’amorce. Les départs de figures clés comme Chin Ho Kelly ou Danno affaiblissent la dynamique, remplacés par des personnages moins mémorables. Les intrigues, autrefois variées, tombent dans la répétition — pièges prévisibles, méchants caricaturaux — et un ton parfois trop conforme aux attentes de l’époque (moralisme, politiquement correct). La saison 12, notamment, peine à justifier son existence, avec des scénarios en berne et une énergie éteinte. Malgré ces faiblesses, la série reste un pilier du genre policier. Les scènes cultes (« Book ’em, Danno »), l’intégrité de McGarrett, et l’exploration de la culture locale en font un incontournable. Un hommage à une époque où le style et le fond primaient. WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU (TOME 1) et LE CIMETIERE DES SQUAWS (TOME 2) (Amazon Kindle)