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Caine78
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Critique de la série
4,0
Publiée le 24 octobre 2013
Si l'esthétique et la mise en scène sont typiquement 90's et ont donc un peu vieillies aujourd'hui, difficile en revanche de ne pas être bluffé par l'intelligence du propos et même son aspect très visionnaire. Car il est peu dire que « Profit » est encore plus d'actualité qu'il n'a pu l'être en son temps, le tout avec une vision extrêmement féroce et cynique du « self-made-man ». Ici, c'est simple : si vous voulez réussir le plus vite et le plus efficacement possible, il faut mentir, piéger, tromper, voire même tuer pour l'occasion ! Ce que ne manque pas d'ailleurs de faire Jim Profit, anti-héros par excellence aussi charismatique et complexe que terrifiant. En effet, difficile de ne pas être d'accord avec lui lorsqu'il assène certaines vérités avec un aplomb impressionnant, et même si cela n'est pas facile à entendre, il serait bien hypocrite de prétendre le contraire. Voir un tel personnage héros d'une série télévisée (surtout pour l'époque) a quelque chose de jubilatoire et d'extrêmement corrosif, ce qui n'est évidemment pas pour me déplaire. D'autant que celui-ci n'est pas le seul méchant, plusieurs rapaces de la pire espèce lui donnant leur consentement pour réaliser ses méfaits en tout impunité. Seuls quelques irréductibles intègres résistent tant bien que mal à ce monde sans foi ni loi, ce qu'ils paieront au prix fort tôt ou tard... Impeccable interprétation, où Adrian Pasdar se taille la part du lion, bien soutenu cependant Lisa Zane, Lisa Blount, Keith Szarabajka ou encore Allison Hossack. On pourra simplement regretter des schémas scénaristiques un peu trop identiques d'un épisode à l'autre, mais qu'importe tant leurs déroulements et leurs conclusions sont presque toujours à la hauteur des espérances. Bref, si la série fût un échec retentissant lors de sa diffusion aux Etats-Unis, il y a fort à parier qu'elle serait aujourd'hui un triomphe, et verrait sans le moindre problème cette seconde saison, restée hélas au simple stade de projet.
Une série excellente qu'il devient difficile de se procurer, assez en avance sur son temps. La légende dit qu'elle fut interrompue car elle allait "un poil trop loin" dans sa critique du rêve américain. Le personnage principal est une belle ordure ambitieuse, devant jouer des coudes pour avancer dans l'échelle socio-professionnelle. Autrement dit, être le plus malin, le plus vicieux, le plus manipulateur. L'attachement que l'on finit par porter au personnage, vient que ses adversaires sont encore plus pourris que lui, et moralement plus infects. Les scènes avec des séquences informatiques sont très kitch (heureusement, pas très nombreuses).
Voilà une série atypique qui nous présente un anti-héros machiavélique au possible mais aux desseins troubles. Accompagné d'une belle brochette de persos bien fucked-up dans un monde de la finance impitoyable et rempli de coups fourrés et de situations extrêmes. Très vite annulée par la Fox avec un public désorienté. Joué par un A. Pasdar alors inconnu, il lui prête sa voix particulière ainsi que sa carrure imposante dans un mélange de charisme et de répulsion. On adore détester Profit mais on est aussi ému par le perso et on a terriblement envie de le voir réussir. Il est entouré par une brochette d'inconnus mais assez convaincants le tout dans une esthétique avant-gardiste et froide. Bien écrite, bien jouée, avec une mise en scène un poil plus innovante, voilà une série culte qui vaut largement le détour.
Interrompu trop tôt car probablement incompris, peut-être en avance sur son temps, Profit retrouve aujourd'hui tout son sens : des années avant la crise mondiale aigüe que nous connaissons, brillamment exploitées il y a peu dans Margin Call, Profit contenait en germe cette idée géniale qu'un dirigeant de grande société peut non seulement être un authentique imposteur, mais pire, un serial killer (par procuration ou non)... Démonstration limpide pour une série plus que jamais d'actualité depuis le scandale Madoff et celui des subprimes.
Pour ne prendre que ces deux exemples, Mad Men ou Dexter sont à leur façon des enfants de Profit... hélas sorti trop tôt. A redécouvrir fissa !
La meilleur série de tous les temps!!! Une bombe !!!! Un Ovni. Le scénario est tellement Excellent (oh mon dieu) j'aimerais vraiment qu'il y a un remake. En avance sur son temps ! Je ne vois que ça pour expliquer son insuccès. Quand on voit maintenant que des séries comme Dexter durent plusieurs saisons, c'est que Profit est sorti trop tôt. Les stratagèmes de Jim sont diaboliquement pervers. Ses ambitions sont plutôt subtiles, à vouloir contrôler dans l'ombre...
Si j'avais 6 étoiles je mettrais 6 étoiles à la place de 5 C'est plus qu'un chef d'oeuvre vu l'avance qu'il ont eux, le scénariste doit être un ovni ou voir un génie ! J'ai revu plus de 20 fois afin de imaginer la suite!
Produite à une époque où le public américain n'était pas prêt à l'accepter, "Profit" n'a malheureusement connu que huit épisodes et ce malgré son indéniable qualité. En effet, elle met en scène les aventures de Jim Profit, un personnage glacial, sociopathe et manipulateur qui est prêt à tout pour gravir les échelons d'une entreprise et se débarrasser de tout ce qui se trouve en travers de son chemin. Dès le pilote, où on le voit embrasser la femme qui l'a élevé et qu'il appelle maman, l'audience aurait baissé, n'acceptant pas cette touche politiquement incorrecte qui est loin d'être la seule de la série. Le personnage a beau être un salaud, on s'attache à lui et c'est un vrai plaisir coupable que de le voir parvenir à ses fins en s'amusant avec les personnes qui l'entoure. En cela, la série est une réussite totale : non seulement on s'attache à un personnage négatif mais en plus on veut le voir réussir. Chaque épisode réserve son lot de rebondissements et est ponctué par la voix-off de son personnage, d'une lucidité incroyable sur son époque et sur la nature humaine. Interprété par des acteurs au sommet de leur forme (dont l'inoubliable Adrian Pasdar, dont le talent tend à être sous-estimé), "Profit" se pose comme une série-phare de son époque que son peu d'épisodes rend encore plus précieuse. Alors au lieu d'attendre la suite, on la revoit avec bonheur tant ses personnages sont plein de surprises et ses scénarios comme sa réalisation d'une mécanique impeccable.
C'est la meilleure série qu'il m'eut été donné de voir, et je pense qu'il serait difficile de faire mieux(et c'est bien le plus triste). Adrian Pasdar est époustouflant de machiavélisme et d'intelligence dans son rôle. On adore et immanquablement on devient accroc de ce pur chef d'oeuvre.
L'idée est originale, quelques trouvailles mais l'ensemble n'est vraiment pas terrible. C'est mal joué, mal écrit, mal éclairé, les costumes et coiffures étaient déjà hasbeen au moment du tournage. Les sourires diaboliques succèdent aux grimaces, c'est épuisant. Budget minus, scénarios minus, série minus. Dommage.
Une série excessive portée par l'éblouissant Jim Profit. Une des meilleures. Pas loin derrière l'intouchable Twin Peaks. Une époque révolue d'ailleurs car aujourd'hui la série c'est la poule aux œufs d'or faite pour les gogos.
Une série culte et très/trop en avance sur son temps (on lui pardonnera quelques fautes de goût sans doute liées aux années qui passent) : Adrian Pasdar y incarnait (magistralement) un financier froid, menteur, calculateur et prêt à tout pour écraser et prendre la place de ses supérieurs.Les étasuniens n'étant pas prêts à supporter tant de noirceur, seuls huit épisodes seront tournés - à mon grand désespoir.
Magistrale première et unique saison! On regrette les producteurs prudes de l'époque, qui ont signés son arrêt de mort après la diffusion du premier épisode.On pensera à American Psycho, ou Dexter, mais je préfère de loin Jim Profit, qui a TOUJOURS une longueur d'avance! Adrian Pasdar est parfait en golden-boy qui assume avec brio sa psychopathie. Je rêve d'un remake!
Bon, au vu des avis des uns et des autres je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Une bonne histoire bien cynique de requin de la finance dont on suit la nageoire dorsale tout au long de son ascension ? A priori je suis plutôt très client. Malheureusement les acteurs jouent sitcom, le manque de moyens cantonne la plupart des scènes au huis clos et la vie de la soit disant 15eme entreprise du monde ressemble par moment à un groupe de VRP en réunion tuperware, j'avoue donc avoir décroché en milieu de parcours. Par contre on sait maintenant d'ou Dexter tirera quelques années plus tard son système narratif.
Un anti-héros machiavélique, détestable, pourri sur toute la ligne, et sans aucun allié, tout ça est subversif et trés séduisant à mes yeux... Dommage que les scénaristes ne soient guère plus inspirés que ceux qui élaborent les plans faussement intelligents de l'impinable Michael Scofield dans Prison Break -les ficelles et les effets y sont à peine un peu moins visibles- et qu'ils aient fait de ce Jim Profit un personnage trop fabriqué, pas suffisamment crédible pour faire vraiment mal.