Priorité à la famille. Visage phare de TF1, Harry Roselmack n'a pas pour autant beaucoup de temps d'antenne sur la chaîne. En cause, des choix de vie et de carrière qui ont poussé ce père de trois enfants à privilégier sa tribu plutôt que sa réussite. Les téléspectateurs ont néanmoins l'occasion de le retrouver aux commandes de Sept à huit, le dimanche, dont il a pris les rênes en septembre 2006, d'abord en duo avec Anne-Sophie Lapix, avant d'en assumer seul la responsabilité.
"On me déroulait le tapis rouge", Harry Roselmack sollicité pour un poste insolite par la direction de TF1
Auparavant, le journaliste avait occupé le fameux poste de joker du 20 heures, remplaçant au pied levé Patrick Poivre d'Arvor puis Laurence Ferrari, lorsque ces derniers partaient en congés pour recharger les batteries. Une mission que l'ancien présentateur de journaux sur i>Télé a rempli de l'été 2006 à 2011, avant de vouloir se consacrer à son magazine d'immersion. Pourtant au départ, le vice-président de TF1, Etienne Mougeotte, l'avait approché pour un tout autre poste, comme il l’a raconté dans l’émission Paradox Sans filtre, diffusée sur YouTube. En 2000, alors qu’il est officie chez France Bleu, Harry Roselmack répond à une annonce publiée dans Le Parisien : "Recherche jeunes journalistes connaissant bien l’outre-mer pour une chaîne spécialisée." Or, en se présentant aux entretiens, il se retrouve en face d'une équipe de casteurs souhaitant recruter un présentateur météo pour la Une. Il s'agissait de remplacer Alain Gilot-Pétré sous condition de réussir l'audition et de passer trois jours de stage sous la supervision d'Evelyne Dhéliat. "C’est un poste très envié, très regardé, bien payé… On me déroulait un peu le tapis rouge", a-t-il raconté
"Je n'ai pas envie d'être célèbre", cette condition qu'a imposé Harry Roselmack pour devenir présentateur de météo
Harry Roselmack pose toutefois une condition avant d'accepter : rejoindre également la rédaction de LCI. "Moi je veux traiter de l’info généraliste, je n’ai pas envie d’être célèbre, je veux être journaliste", précise-t-il dans cet entretien. Son souhait n'est pas exaucé, et, avec le recul, le concerné ne regrette pas ce refus. "Finalement en ayant de la patience, je me suis donné l'opportunité de faire ce que je voulais faire, parce qu'il est évident que si j'avais accepté la météo, jamais je n'aurais fait le 20 heures", analyse aujourd'hui le présentateur incontournable de Sept à huit.