Amandine Pellissard se livre comme jamais. La mère de famille, qui a été révélée au grand public dans Familles nombreuses : la vie en XXL en 2020, sur TF1, a sorti son livre autobiographique "Le Cri de mes silences, chronique intime des maux d'une vie". L'ouvrage est sorti le 9 avril 2026, aux éditions El Padrino. Pour l'occasion, elle s'est confiée auprès de TV Actu en revenant sur un sujet qu'elle évoque dans son projet, sa dépression et l'alcoolisme qui en a découlé.
TV Actu : Pour quelle raison avez-vous souhaité écrire ce livre ?
Amandine Pellissard : J’y pense depuis au moins 5 ans ! J’en avais envie depuis 2021 et j'avais même commencé, mais j'avais arrêté faute de temps. On était en tournage, après on est partis sur d'autres trucs professionnels, puis, enfin, j'ai eu mon dernier bébé qui est une grande prématurée. C’est finalement quand on est arrivés en Espagne, en juillet 2025, que les choses se sont accélérées. La maison d’édition El Padrino m’a contactée pour savoir si je voulais m'associer à eux pour écrire mon autobiographie. Je leur ai dit: ‘Ouais, allez, c'est le moment.’
Cela a-t-il été une thérapie ?
C'était le timing parfait pour moi, car c’est arrivé à un moment de ma vie où j'allais très mal. Donc oui, je me suis dit que ce serait salvateur et thérapeutique de tout mettre sur papier. Je sors d’une dépression et on en a vraiment vraiment ch**. C'est pour ça que ça a pris du temps. Il y a eu des périodes où pendant une semaine, je ne pouvais rien sortir. Ce n'était pas possible.
Avez-vous parlé de ce projet aux personnes que vous évoquez dans ce livre comme votre maman ou le papa de Léo ?
Pas du tout. Je ne donne pas d’informations personnelles. Ils vont se reconnaître tous seuls, les personnes lambdas qui vont me lire ne vont pas forcément savoir de qui il s'agit. Sauf ceux que les ont a vus à la télévision, comme ma maman. Mon ex par exemple, il n’y a que moi qui le connaisse. Et il y en a pour qui on a un peu modifié l'écriture des prénoms. D’un point de vue légal, on s'était quand même bien renseignés avant.
Y a-t-il un ou des sujets que vous avez hésité à aborder ?
Il y en a plusieurs, surtout ceux qui ne sont pas connus du grand public comme l'incarcération d’Alex [ndlr son mari] ou l'alcool. Ce n'était pas forcément évident, surtout qu’on a vécu un harcèlement tellement terrible, et on le subit encore à l’heure actuelle. Quand tu vois que l’on n'hésite pas à falsifier des documents officiels, à balancer des informations personnelles ou à harceler l’école de mes enfants… On a vécu un cauchemar. Malheureusement, j’ai sombré dans l'alcool alors que j’avais passé 36 ans sans goûter à ça. Je n'achetais même pas de pâte à tarte industrielle parce qu' il y avait de l'alcool dedans. Mais la dépression a pris le dessus. Je suis en dépression depuis qu’une seule personne parmi des millions a décidé de détruire ma vie, à savoir mon ancien propriétaire de France. Tous les jours c'est une nouvelle rumeur, une nouvelle diffamation.Tu te couches avec un nœud au ventre, tu te lèves avec un nœud au ventre, tu ne dors plus, tu ne manges plus, tu ne vis plus.
Vous avez récemment été hospitalisée. Comment allez-vous aujourd'hui ?
Aujourd'hui, je vais mieux. Je me sens mieux, mais j’ai quand même une béquille chimique qui m’aide. J'ai un traitement antidépresseurs qui suit son cours. J'ai fait la bêtise, lors de la première phase, d’arrêter les médicaments parce que je me sentais mieux. Mais j'ai compris qu’il ne fallait pas faire ça donc je suis les recommandations de mon médecin qui m'accompagne très bien dans le suivi. J'ai un traitement antidépresseur et un anxiolytique, qui a été diminué d’ailleurs. Et là ça va beaucoup mieux. Évidemment je ne bois plus du tout pour ne pas resombrer, car c’est facile de se procurer de l’alcool*. À un moment, je ne me sentais pas d’aller faire les courses toute seule ou d’aller dans un bar commander un café, par peur d’en consommer. Même ma famille ne me faisait plus confiance.
Comment votre famille a-t-elle vécu tout ça ?
Mes enfants ont été très préservés de tout ça, parce qu'ils sont petits. Ils n'ont pas eu conscience de ça. Les plus grandes, je leur ai expliqué que j'étais malade. Et mon mari et mon fils aîné Léo m'ont été d'un grand soutien et d'une grande aide. Par contre, il y a eu un manque de confiance pendant un moment. Alex regardait les relevés de ma carte bancaire et il avait raison. C’était pour être sûr que je n’avais pas menti, parce que je l’avais fait et ils l'ont vu tout de suite. Aujourd’hui, ça me dégouterait d'avoir un verre d'alcool devant moi. Je n'en ai plus envie. A l'heure actuelle, je n'ai plus de traitement pour l'alcool.
Quel a été le déclic ?
C'est vraiment ma famille, mes enfants. Mon mari et Léo m'ont fait prendre conscience que j'étais en train de de tout foutre en l'air, parce que je laissais tous les gens qui ont causé mon mal-être avoir raison. Je les faisais gagner en me détruisant, et j'aime trop mes enfants et mon mari pour continuer à tout foutre en l'air. Même ma santé commençait à ne pas être très bonne. Je me levais tous les matins en vomissant, au réveil j’avais les yeux jaunes, j'avais le visage bouffi, j’avais peur d’ouvrir mes réseaux sociaux, je n’arrivais plus à bosser donc financièrement ça devenait compliqué. Je n’arrivais plus à rien, je devenais l’ombre de moi-même et mes bourreaux se délectaient de me voir sombrer. Mais je me suis dit que pour ma famille, je ne pouvais plus être comme ça. Aujourd’hui, je suis très bien accompagnée et j’ai décidé de tout assumer au grand jour.
Avez-vous pensé à abandonner les réseaux sociaux ?
J’y ai pensé plusieurs fois. Mais ce ne serait pas normal, ce serait les laisser gagner. Si on va dans cette ligne conductrice là, ça veut dire que toutes les personnes harcelées devraient se conformer aux exigences de leurs bourreaux. Le problème, ce n'est pas le fait d'être sur les réseaux sociaux, parce que je ne fais de mal à personne. Il faut que ces gens soient condamnés. Les chiffres des personnes qui se suicident à cause du harcèlement sont énormes. C’est pour ça que je ne veux pas que mes enfants soient sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui, j'ai pris du recul et ce livre m'a beaucoup aidé. J’ai compris que ce n’était pas moi le problème, donc ce n’est pas à moi de partir.
Votre mari Alexandre a aussi connu des problèmes de santé. Comment va-t-il ?
Ça va mieux. Il a un traitement médicamenteux à vie. Il a un anticoagulant à vie et une fois par mois, il doit faire un doppler de la jambe d'où partait le caillot qui a bouché l'artère pulmonaire et qui commençait à boucher l'artère au niveau du cœur. Il doit aussi faire un ECG [ un électrocardiogramme, NDLR] par mois aussi, en plus de son traitement. Et il y aura potentiellement une opération. Mais pour l'instant, les médecins disent que comme il est stable avec les anticoagulants, s'ils peuvent éviter l'opération, ils l'éviteront. Sa jambe a fortement changé d'apparence. Elle est beaucoup moins gonflée qu'avant. Mais il a perdu beaucoup de poids. Il a perdu plus de 10 kg je crois cet automne.
*Attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération