Retrouvez les critiques spectateurs concernant "Hunger"
Note Moyenne:
(2,7)
pour 693 notes dont 143 critiques
13 %

Fonctionalité offerte
par l'espace Carte Noire
Les critiques 1 étoile des spectateurs
-
<< -
1 / 2
-
>>
déconnecté
240 points
Membre depuis
2 544 jours
|
219 critiques postées
Sa note :
(1)
Sa critique :
The hunger ne réussit pas son pari dans la représentation de la souffrance et du sacrifice politique par une soi disant expression épouvantable du corps et de ses meurtrissures. Initialement très influencé par l’univers des arts plastiques et par la peinture principalement, Steve McQueen ne montre pourtant qu’en de rares moments son background artistique même si, en quelques occasions, tels les flocons de neige sur la main du gardien futur supplicié qui fond à chaque fois ou la longue course en avant de Bobby Sands dans la forêt, on ait pu s’apercevoir d’une certaine beauté. C’est en fait lors de l’ultime agonie de Bobby Sands dont le corps se détruit au fur et à mesure du temps sur son lit de souffrance que le film est assez palpitant, ascétique où la longue grève de la faim et ses conséquences sont parfaitement décrites avec forces détails physiologiques et photographiées à cet instant avec les méthodes d’un peintre classique. Il a malheureusement fallu attendre très longtemps pour arriver à ce dénouement à l’issue de passages nauséeux où le cinéaste montre son obsession pour les sécrétions humaines (caca, pipis, sang …), les passages à tabac d’une extrême violence et les longs plans séquences comme cette scène interminable et banalement écrite entre Bobby Sands et le prêtre avec son histoire conclusive durant son enfance, in fine assez banale. Steve McQueen est mal inspiré par la peinture dans les scènes où il se permet de dessiner un tourbillon dans la merde. Sur le plan de la seule forme, c’est un peu un film de Pasolini revisité par John Waters.
connecté
Aucun point
Membre depuis
2 530 jours
|
237 critiques postées
Sa note :
(1)
Sa critique :
Ce Steve McQueen-là appartient à l'engeance des plasticiens, nouveau concept artistique (vers 1970 ?) dont les productions encombrent-au sens propre- les musées d'art "contemporain" (on vit une époque moderne!). On pouvait redouter le pire, à la lecture de critiques dithyrambiques. Finalement, c'est un film assez plat, exempt de chichis, hormis l'idée de confronter l'enfant qu'il a été au mourant qu'il est devenu, poncif maintes fois utilisé et qui tombe ici à plat (N'est pas Bergman qui veut...). Le problème principal de ce film, ce n'est pas sa violence, c'est l'ennui et l'indiférence qu'il suscite. On s'en fout! Hélàs... Tout ça est vieillot, et culmine dans l'interminable dialogue du prêtre et de Bobby Sands, ramassis de tous les lieux communs du "thèatre à thèse" des années 50, filmé comme si on était au théatre, justement. Ce martyr de la cause irlandaise, Bobby Sands, méritait mieux.
connecté
Aucun point
Membre depuis
1 771 jours
|
59 critiques postées
Sa note :
(1)
Sa critique :
Inutile de nous montrer des cadavres pour dire que la guerre , c'est pas beau, ou de nous montrer du caca et du dégueulis pour nous dire le courage (la folie?)des prisonniers irlandais.J'ai eu plutôt du mal à prendre en sympathie ces animaux en cage, se vautrant dans la plus immonde saleté. Et pourtant, des images, des plans superbes, des acteurs émouvants dans leur regard et leur sobriété. J'attends avec impatience un autre film de ce nouveau Steve Mac Queen. (j'avais préféré Bulitt!, ahaha)
déconnecté
64 points
Membre depuis
1 735 jours
|
94 critiques postées
Sa note :
(1)
Sa critique :
=Quel est le sens de cette succession de scènes quasi insupportables qui ne laissent aucun répit au spectateur ? Du sort terrible des prisonniers indépendantistes irlandais de l'époque Thatcher, rien ne nous est épargné : ni les coups, ni les fouilles au corps, ni les vers grouillant sur la bouffe avariée, ni la pisse sur le sol, ni la merde sur les murs, ni les plaies, ni dans une seconde partie la déchéance christique d'un corps en grève de la faim. Tout ceci est par moment particulièrement immonde et repoussant. J'aurais été la première à adhérer totalement au propos du film, qui dénonce les conditions de vie des prisonniers et l'indifférence des politiques, et valorise la beauté de l'engagement et ce même jusqu'à la mort. Malheureusement, et malgré une certaine virtuosité dans la mise en scène (montage au cordeau, cadrages millimétrés, tension permanente), le propos en question est noyé par une imagerie limite racoleuse dans sa volonté de montrer tout, même le plus dégueulasse. Le moins qu'on puisse dire, c'est que suggestion et subtilité sont deux termes absents des préoccupations du cinéaste. Je n'aime pas la façon dont Hunger traite le spectateur, le prenant pour ainsi dire en otage et semblant chercher à lui retirer toute capacité de réflexion ou d'imagination. Est-il nécessaire de nous prendre par les cheveux et de nous plonger la tête au fond de la cuvette pour nous faire comprendre l'horreur de la situation ? Hunger n'a été au final pour moi qu'une succession d'images estampillées choc, au service d'une esthétique sulpicienne extrêmement pénible à la fois ultra réaliste et ultra stylisée. La plus belle séquence, et ceci est assez symptomatique du problème du film selon moi, prend le parti quasi inverse : c'est un long dialogue entre Bobby Sands et un prêtre, filmé avec autant de sobriété que d'intensité. Mais ce n'est qu'une scène, seule et perdue au milieu d'un film difficilement regardable et peu propice à la réflexion.
connecté
Aucun point
Membre depuis
1 495 jours
|
676 critiques postées
Sa note :
(1)
Sa critique :
Film assez particulier de part son rythme décousu ,sa violence palpable ou son sujet historique et dans lequel j'ai eu beaucoup de mal a rentrer ,sans doute pas indispensable mais mérite d'être vu ne serais se que pour l'impressionnante performance tant physique que dans son jeu de Michael Fassbender.La 1ere partie a de quoi déconcerter avec des scènes quasiment sans dialogues et d'une violence parfois insoutenable puis vient le moment d'un incroyable face a face de près de 20 minutes qui contraste par ses échanges verbaux avec la "sécheresse" du début.S'il donne a voir 2 excellents comédiens ,il s'avère également beaucoup trop long et fixe pour capter durablement notre attention et c'est au final la dernière partie qui nous conte la grève de la faim (hunger strike) de Sands qui se révèle la plus réussie.Au delà de la stupéfiante apparence physique de Fassbender ,c'est la mise en scène inventive qui séduit et qui laisse augurer de belles promesses de la part de ce jeune réalisateur.
connecté
Aucun point
Membre depuis
1 414 jours
|
791 critiques postées
Sa note :
(1)
Sa critique :
D'"Hunger", je ne savais avant-projection pas grand-chose, si ce n'est que le film avait reçu une récompense (peu importe laquelle) au dernier Festival de Cannes et qu'il traitait du sujet délicat bien que très à la mode chez les cinéastes de l'IRA et de ses prisonniers politiques... S'appuyant sur un style radical et anti-spectaculaire (bien lui en a pris), loin des mouvements de caméras gratuits d'un "Bloody Sunday" ou d'une émotion un brin larmoyante d'"Au Nom du Père", Steve Mc Queen construit lentement mais sûrement un long-métrage pas totalement inintéressant (même si pas réussi pour autant), définissant dès le début et sans mensonge une démarche quasi-militante consciencieusement respectée d'un bout à l'autre. La première partie de son travail est en quelque sorte une mise en contexte des faits et un éclaircissement sur les personnages, le principal étant longuement approfondi au cours d'un plan-séquence bavard, ennuyeux et monotone, sorte de remise à la mode des mises en scène "Godard pro-Mao" où les protagonistes détaillaient leurs convictions, s'exprimaient jusqu'à disserter ; à la différence près qu'ici, les émotions ne ressortent pas d'un cadre plat, distant et laid. La suite ? Une position pro-IRA assez peu nuancée et encore moins développée (alors qu'il y avait beaucoup à dire sur les réactions déplacées de Miss Thatcher à l'égard de ces militants aux méthodes néanmoins franchement discutables, et pas simplement la diffusion d'une petite déclaration hors-contexte). Oui mais l'analyse historique et sociologique n'est pas le but du film va-t-on me répondre. D'accord mais dans ce cas quel intérêt peut-on éprouver à regarder un mec se laisser mourir lentement, avec toutes les transformations physiques que cela implique (et l'on sait très bien que tout semblant de "métamorphose" aujourd'hui excite un peu primairement nos critiques) ? C'est moche et pas très passionnant. Pas spécialement mauvais mais souvent, on se demande ce qu'on fait là. Problématique...
déconnecté
Aucun point
Membre depuis
1 236 jours
|
340 critiques postées
Sa note :
(1)
Sa critique :
Terrible déception en voyant ce film. Un propos engagé n'est pas synonyme de réussite et de mise en scène inventive. les scènes que le réalisateur nous infligent ne sont que voyeurisme et violence ainsi le récit ne fait que tombé à plat. Tant pis!
déconnecté
Aucun point
Membre depuis
1 158 jours
|
22 critiques postées
Sa note :
(1)
Sa critique :
Inutilement insoutenable. McQeen déssert plus son sujet qu'il ne le sert en limitant l'exposition de son film a force de scènes repoussantes et psychologiquement violentes. Surenchère surenchère surenchère... reste le début dans lequel on trouve quelques plans esthétiques intéressants... pour le reste, évitez de manger avant d'y aller...
déconnecté
4 points
Membre depuis
1 117 jours
|
231 critiques postées
Sa note :
(1)
Sa critique :
Steve McQueen réalise un film évidemment très tragique, même grave. Mais voilà, il cherche beaucoup trop la pitié du spectateur, se servant de ce sentiment pour attirer l’attention. Comme pour donner un peu de matière à son film, le réalisateur décide d’insérer un long dialogue bavard de 23 min pour revendiquer les convictions de l’IRA. Tout ce condensé de propos ne sert pas le film et encore moins la fin aussi squelettique que son acteur principal. Le réalisateur bourre son film de longs plans séquence pour combler les trous (les 3 minutes de nettoyage du couloir, la grille trouée dans la cellule) : tout ça pour quoi ? Les silences sont inutiles, le choix de certains plans est discutable. Un film historique mal réalisé et soporifique qui dessert des propos normalement graves.
déconnecté
Aucun point
Membre depuis
1 115 jours
|
16 critiques postées
Sa note :
(1)
Sa critique :
Magnifique réalisation. Superbe jeux. Mais un tel sujet méritait il une telle esthetisation et érotisation ? Un film de plasticien sans trop de retenu.