22 abonnés | Lire ses 1549 critiques |
En pleine explosion, le cinéma de genre espagnol a retourné plus d’un spectateur en 2008. Et, à l’instar de ses compatriotes Jaume Balaguero et Paco Plaza avec “Rec” et Juan Antonio Bayona avec “L’orphelinat”, Gonzalo López-Gallego a créé la sensation grâce à ce thriller épuré, viscéral, naturaliste et très dérangeant, narrant une impitoyable chasse à l’homme au cœur de la montagne. Le cinéaste a pris soin de brouiller les cartes dès l’introduction du récit, instaurant un malaise, une angoisse et une tension palpables, et suscitant de la part du public une identification immédiate au personnage principal. Quim, désorienté à tous points de vue et plongé dans une situation extrême, ne se fie plus qu’à son instinct de survie au point de rejeter toute notion d’héroïsme et de morale. En amateur éclairé, Gonzalo López-Gallego a astucieusement repris certains codes du jeu vidéo, telle que la vue subjective (First Person Shooter) qui s’avère très efficace dès lors que l’on bascule dans le camp des mystérieux tueurs. Le dénouement, inattendu et monstrueux, pourra apparaître comme une pirouette plus maligne qu’honnête, mais il fait froid dans le dos.
Ajoutée le 12 janv. à 16h43 Signaler un abus
En cours...


