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    Polisse
    note moyenne
    4,1
    21446 notes dont 2489 critiques
    répartition des 2489 critiques par note
    717 critiques
    1012 critiques
    359 critiques
    162 critiques
    116 critiques
    123 critiques
    Votre avis sur Polisse ?

    2489 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2488 abonnés Lire ses 1 408 critiques

    5,0
    Publiée le 10 novembre 2011
    "Polisse" à l'issue de la projection, ne nous laisse pas indemne, loin de là ! Quel électrochoc ! Avec ce style documentaire et cette troupe de comédiens très crédibles dans leur genre, on est tout de suite complètement en phase avec ce film d'un réalisme rare et puissant au point d'en être même insoutenable et terrifiant ! Certaines scènes, presque réelles, sont en effet plus que poignantes... Même l'absence de réel scénario n'est pas ici un problème tant cette suite d'affaires, aussi sordides et terribles les unes que les autres, est lourde d'enseignement et de vérité ! L'idée de se fondre ainsi au sein de la Brigade de Protection des Mineurs, tout en mélangeant les réussites, les doutes, les difficultés, les conflits, l'espoir, le désespoir,... est vraiment bien traitée et mérite un détour sans hésitation !
    Simon1310
    Simon1310

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    0,5
    Publiée le 25 octobre 2011
    Film démago, on y suit la brigade de protection de mineurs dans leurs quotidien, aussi bouleversant soit il pour être confronté à la souffrance des jeunes enfants. Dans la forme c'est mal réalisé, on passe d'une affaire à une autre sans transition, il n'y pas d'histoire; le film se veut un regard critique sur notre société mais il ne nous apprend rien de plus que l'on sache déjà ( les pédophiles sont les méchants et les enfants innocents), de plus il y une formidable hypocrisie dans deux scènes qui résument à mon sens la valeur du film: dans l'une, on a une scène larmoyante mais complétement fausse car mal joué entre la brigade qui se transforme en assistance sociale et une mère qui cherche un foyer pour son fils et de l'autre une scéne ou une jeune fille racontant se qu'elle est capable de faire pour un portable et se faisant moqué par les policiers de la brigade qui sont censés protégés les mineurs; comme c'est sensé s’inspiré d'histoire vraie celle ci n'en sorte pas grandie surtout qu'à part se goinfrer et gueuler ( merci Didier Morville ), ils ne sont pas réellement efficace ( voire la scène avec la mère toxico) mais plutôt bon dans la déconnade. En définitive ce film ne méritait pas le prix qu'il a obltenu au festival de canne mais ça restera une injustice de plus.
    ChroniqueMécanique
    ChroniqueMécanique

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    4,0
    Publiée le 11 mars 2012
    Film coup de poing qui se ressent comme un film coup de coeur, "Polisse" est une plongée vertigineuse et âpre, mais aussi touchante et drôle, dans les bureaux d'une unité spéciale de la police, la Brigade de Protections des Mineurs. Via un style terriblement réaliste, Maïwenn confirme son aura de réalisatrice aimant imprégner ses passages derrière la caméra d'une grosse dose d'authenticité. Son "Polisse" a ainsi des allures de documentaire choc qui vous travaille au coeur et au corps, aussi bien pendant qu'après visionnage. A tel point qu'il réussit le difficile pari de nous faire oublier l'escadron de noms rutilants présents au générique pour que l'on s'attache rapidement aux membres de cette brigade pas comme les autres. De Joey Starr à Marina Foïs, en passant par Nicolas Duvauchelle et tous les seconds rôles, les acteurs, auxquels Maïwenn accorde une grande place, sont pour beaucoup dans la réussite de cette oeuvre chorale, qui se voit alors comme une sorte de grand bordel organisé où les instants les plus dérangeants se trouvent menottés à des moments d'une grande légèreté, épicée par des dialogues relevés et une mise en scène captivante. On assiste, tour à tour médusé et amusé, au traitement de cas incroyablement sordides et de tranches de vie furieusement sympathiques, le tout sans sentimentalisme et avec beaucoup d'humanisme. Retrouvez ma critique complète de "Polisse", avec photos et anecdotes, ainsi que celles de films divers et variés, en ligne sur mon blog : http://soldatguignol.blogs.allocine.fr/ N'hésitez pas, merci !
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 28 janvier 2014
    alors Maiwenn n'écrit pas ses scénaris elle matte la télé et dit ça sera dans le film comme la scène ou une flic se fait insulter dans une caisse par une meuf de la cité façon racaille voilà le lien pour youtube watch?v=74XHdBxZUX0 de plus le coté ouais nous els flics on est une famille tous potes ridicule en plus Joey starr en Flic lol , ce film est une arnaque
    tony-76
    tony-76

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    3,0
    Publiée le 7 janvier 2012
    Un film intéressant, qui est basé sur la brigade des moeurs. C'est aussi un film dur et cru !
    Ti Nou
    Ti Nou

    Suivre son activité 103 abonnés Lire ses 2 477 critiques

    5,0
    Publiée le 5 mars 2012
    En illustrant de nombreuses tranches de vie à travers la brigade de protection des mineurs, Maïwenn signe un film coup de poing. Même en multipliant les personnages secondaires et les intrigues, elle parvient à nous plonger deux heures durant dans le quotidien des policiers en rendant ses protagonistes attachants très rapidement.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 26 octobre 2012
    Tournè comme un documentaire, "Polisse" de Maïween est le grand perdant des Cèsars 2012 (10 nominations, 2 Cèsars) mais restera quoi que fasse un très grand film français! Dès le dèbut, on le sait, on va prendre une claque en pleine face et c'est d'ailleurs gonflè que de mettre le gènèrique de « L’île aux enfants » comme pour nous montrer ce dècalage par rapport à ce qui va suivre: un film coup de poing qui ne vous lâche pas d'une semelle! Mise en scène intense, dialogues criants de justesse, montage sec et accentuant du coup le sentiment d'urgence mais aussi celui d'impuissance! Mais surtout il y a des comèdiens èpatants où chacun, vraiment, mèritait un Cèsar pour sa prestation, en particulier Marina Foïs, Frèdèric Pierrot alias Baloo et surtout Joey Starr en flic grande gueule et ècorchè vif, sous un jour qu'on ne lui connaissait pas! D'ailleurs Maïween a ècrit "Polisse" pour lui! ça a ètè son moteur, sa muse! Joey Starr, Bad Boy de la scène hip-pop crève l'ècran en y mettant son coeur et ses tripes! Et dans le film, il nous le rend au centuple! Une plongèe vertigineuse où l'on voit avec une vèritè èclatante (et malheureusement vraie) le quotidien de la Brigade de Protection des Mineurs auquel il faut tirer un coup de chapeau chaque jour qui passe! Humain, brillant, percutant et indispensable, il est impossible de sortir indemne de "Polisse"...
    Puce6386
    Puce6386

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    2,5
    Publiée le 25 août 2014
    Un film intéressant et novateur, tourné comme un documentaire, et qui fait apparaître une réalité brute parfois choquante. Le rythme est soutenu, sans temps mort, et la réalisation est touchante et drôle. Cependant, le scénario est assez décousu, trop centré sur Joey Starr, le personnage de Maïwenn est sans intérêt, et la fin s'avère décevante.
    elbandito
    elbandito

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    5,0
    Publiée le 7 octobre 2011
    Maiwenn Le Besco frappe encore très très fort avec ce faux film documentaire chargé d'émotions, très cru et déstabilisant. Joey Starr impressionne dans un registre très inattendu. Tous les autres acteurs sont excellents de justesse et de sobriété. Prix du jury au festival de Cannes 2011.
    Loskof
    Loskof

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    1,5
    Publiée le 21 octobre 2012
    Je suis très partagé sur ce film, parce que qu'un côté il y a un trucs dans ce film qui mérite le respect mais il y a aussi beaucoup à redire sur le fond et la forme. Et après réflexion les défauts l'ont emporté, largement. La réussite du film c'est qu'il nous touche, difficile à rater ça en même temps lorsque l'on parle d'enfants me direz-vous, mais ça ne tombe justement pas dans la complaisance, ce n'est pas gratuit. Au 1er abord on se dit que c'est donc franchement réussi. Sauf que ce n'est pas le cas à mon sens. Déjà la réalisation... Qualifier Polisse de film c'est presque exagéré, c'est plus digne d'un téléfilm qu'autre chose. Le côté docu-fiction est à la mode ces temps mais justement on parle de cinéma là, or le cinéma c'est de l'illusion, faire croire que c'est vrai, alors que là c'est filmé comme étant la vraie vie. Maiwenn en fait trop, beaucoup trop, elle veut tout montrer, on se retrouve donc avec un nombre de plans inutiles assez hallucinant. Elle se paye même la vanité de s'accorder un rôle dans le film, une mise en abime prétentieuse et qui n'apporte rien. Maintenant on en vient au fond, et là ça se gâte vraiment. Je n'ai pas eu l'impression de voir une brigade de police, mais juste une bande d'énergumènes qui font passer leur métier au-dessus de tout, même au-dessus des autres services de la police (là c'est grave de faire croire que ça se passe comme ça), qui outre-passe vertement leur hiérarchie. J'ai vu aussi des gens qui ne sont pas des policiers, parlant comme des jeunes des cités, qui s'engueulent constamment et se battent au boulot. Et enfin, Maiwenn ne nous épargne aucun cliché: tous les policiers de la brigade sont des écorchés de la vie, tous son malheureux et ont des problèmes. Et bien sur on se retrouve avec un accusé de pédophilie qui prétend s'en sortir avec ses nombreuses connaissances (il est blanc bien sur). C'est juste honteux d'oser prétendre que cela se passe comme ça, et c'en est même grave de voir autant de gens tomber dans le panneaux. Niveau acteur c'est pas génial Joey Starr s'en sort bien, les autres no comment tellement c'est surjoué. Les voir rire en face d'une victime a été pour moi un moment franchement dégueulasse. Et enfin le scénario, et bien il n'y en a pas, on assiste à une succession de scénettes sans lien, avec en point d'orgue un rebondissement final hors-sujet mais cliché, donc finalement cohérent dans l'ensemble ! Crier au chef d'oeuvre pour ce film me laisse pantois. Maiwenn n'a pas traité un sujet, la brigade des mineurs, elle a livré sa vision, fausse, du sujet. Et évidemment le cinéma français s'auto-congratule au festival de Cannes, ce microcosme adore ce genre de films prétentieux (entre les murs par exemple), mais je fais partie des rares spectateurs qui ne sont pas dupes. Pour finir, j'ai trouvé ce film pervers, tant il dénature la réalité en nous faisant pourtant passer tout cela pour la vérité
    anonyme
    Un visiteur
    0,5
    Publiée le 28 janvier 2014
    alors Maiwenn n'écrit pas ses scénaris elle matte la télé et dit ça sera dans le film comme la scène ou une flic se fait insulter dans une caisse par une meuf de la cité façon racaille voilà le lien pour youtube watch?v=74XHdBxZUX0 de plus le coté ouais nous els flics on est une famille tous potes ridicule en plus Joey starr en Flic lol , ce film est une arnaque
    tixou0
    tixou0

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    1,0
    Publiée le 22 octobre 2011
    Suivre le quotidien de la BPM, unité négligée par les scénaristes et les réalisateurs, voilà qui promettait de l'inédit et du passionnant. Las ! Maïwenn, l'idole des bobos et autres gogos, a encore frappé, et ce "Polisse" est des plus ratés. La "réalisatrice" (et co-"scénariste") se contente d'agiter dans un shaker les ingrédients obligés : pédophiles de tout poil (grand-père, pères - dont un des beaux-quartiers pour faire bonne mesure, et même une mère aux méthodes d'endormissement originales, sans oublier un entraîneur sportif - ne manquent à l'appel qu'un prêtre ou deux, faute de temps sans doute), marmots roumains exploités, fugueuse gothique, mère droguée kidnappant son bébé, Africaine venant façon Misérables abandonner son enfant pour lui éviter la rue, père maghrébin qui a corrigé sa fille qui ne veut pas se laisser marier de force, tournantes, ado violée accouchant d'une pauvre crevette mort-née...et aussi une pincée de cybercriminalité. A noter, ces mineurs ne sont que victimes - battus, abusés de toutes sortes, en aucun cas délinquants (sauf quelques pickpockets sous influence et deux ou trois gamines complices de crimes ou délits sexuels commis par plus âgés qu'elles, et excusables parce que violentées elles-mêmes)... version plutôt angélique, voire manichéenne - bien sûr le mineur coupable, c'est moins vendeur. Côté représentants de l'ordre, figures imposées aussi : stress, mesquineries de la hiérarchie et petites rivalités (et même un suicide en apothéose), problèmes de couples, surtout... Le tout pimenté d'essais assez pitoyables à l'humour pour casser la tension causée par le sordide et l'ignoble des cas traités (voir ainsi le sketch du comment récupérer son "très beau" portable). Et pour n'oublier personne - tout ce petit monde s'exprimant volontiers avec un langage de charretier : hommes, femmes (dont une lesbienne alcoolisée), "beurette" féministe et Antillais bougon et sentimental - tout cela est très politiquement correct. Pas d'enquête unique qui pourrait intéresser, mais une succession de saynètes (voir ci-dessus) plus ou moins pertinentes et finalement répétitives, des grosses ficelles mélodramatiques et une romance insipide entre une photographe arrivant comme les cheveux sur la soupe (Maïwenn elle-même, qui n'a pu résister au plaisir de se mettre en scène, en dépit d'un talent d'actrice encore plus mince que celui de réalisatrice) qui abandonne un séduisant et fortuné compagnon (Francesco, alias Riccardo Scarmacio - nécessité d'une quelconque coproduction pour justifier cette quasi-panouille transalpine ?) pour l'inénarrable Fred (Joeystarr, qui n'a rien d'autre à faire ici qu'être lui-même, une racaille de banlieue touchée par la grâce du service public dans la fiction quand il l'a été par le rap et les gros sous dans la vraie vie - et dire qu'un concert de louanges salue sa "performance", on marche sur la tête !). Il y a heureusement, le rappeur et la pseudo-réalisatrice prognathe mis à part, de bons interprètes, parmi lesquels je retiens personnellement Karin Viard (Nadine) et Frédéric Pierrot ("Balloo"). D'où la petite étoile que j'accorde à ce grandement immérité "Prix du Jury" du dernier Cannes.
    profane1
    profane1

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    0,5
    Publiée le 22 mai 2012
    Un ensemble de clichés sans cohérence, une réalisatrice qui semble vouloir nous apprendre que des pédophiles existent en France et que le travail des policiers qui veulent s'occuper d'eux n'est pas aisé... Vraiment, on s'ennuie pendant 2:07, on est scandalisé de l'image déplorable donnée à cette BPM qui a de quoi être franchement en colère d'être ainsi caricaturée. Les acteurs sont bons individuellement, mais il n'y a pas de cohérence, et la présence inutile de la réalisatrice, avec ses scènes pathétiques en compagnie de Joeystarr achèvent de me miner ma patience... Le plus écoeurant est que la plupart des critiques est bonne, et mes amis ont aimé !
    gjolivier1982
    gjolivier1982

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    0,5
    Publiée le 26 juillet 2012
    Le film est véritablement racoleur et donne à voir une succession de situations des plus glauques. Bizarres ces critiques élogieuses. Certes les acteurs sont tous excellents et l'on ne s'ennuie pas car les scènes intenses s'enchaînent. Mais le film se résume justement à une succession de scènes plus ou moins fortes sans véritable structure narrative. On suit d'ailleurs une quantité astronomique de personnages (jusqu'à l'overdose) qui ne vont nul part. Extrêmement décevant! Ça ne fait clairement pas un film.
    Stephenballade
    Stephenballade

    Suivre son activité 195 abonnés Lire ses 1 197 critiques

    5,0
    Publiée le 30 janvier 2020
    Il y a tant de choses à dire sur ce film que je ne sais trop par où commencer. Ce que je peux dire à l’occasion de ma millième, c’est que le titre, par son orthographe et sa calligraphie particulières, ne m’avaient pas donné envie d’aller le voir. Pas plus que l’affiche d’ailleurs (que je trouve après coup remarquable par sa structure). Bon c’est vrai que je ne m’étais intéressé ni au pitch, ni à la bande-annonce. Mais en dépit de sa présentation peu avenante, ça ne l’a pas empêché de totaliser plus de 2 millions d’entrées. Heureusement, Arte a eu la bonne idée de l’intégrer à son programme un mercredi, un jour pour ainsi dire désert question cinéma sur toutes les chaînes de la TNT. C’est donc par défaut que je me suis rabattu dessus. Quelle fut ma surprise ! Oh la claque ! A présent je comprends pourquoi le long métrage de Maïwenn a eu un très beau succès commercial. Oh rien de spectaculaire, les films français le sont rarement. Mais il est d’une authenticité… une authenticité rare ! Comment ressortir indemne de ce film ? J’ai beau me poser la question dans tous les sens, je ne pense pas que ce soit possible. Tant mieux d’ailleurs. Parce que ce film est un film engagé. Un film qui parle de choses vraies. Un film qui s’inspire d’affaires réelles. Un film qui dénonce un certain nombre de choses. Tout simplement parce qu’il parle de choses graves, malheureusement courantes. Mais comment dénoncer tout en restant politiquement correct ? Réponse : en donnant au film un aspect documentaire. Le pari est gagnant. Ce n’était pourtant pas facile de se positionner en simple observateur, surtout quand le sujet tient autant à cœur ! Non seulement la réalisatrice est parvenue à parler d’un sujet qui fâche, mais en plus elle égratigne le fonctionnement de l’administration, comme si elle appelait tout le monde à une prise de conscience. Pour ce faire, Maïwenn nous propose une véritable immersion dans la brigade des mineurs de Paris. Le synopsis présenté par Allociné est éloquent. Encore faut-il que le tout sonne vrai. La facilité (somme toute casse-gueule) aurait été de prendre les véritables acteurs des différentes affaires réelles, c’est-à-dire de vrais flics. Après tout, qui mieux qu’eux pouvaient en parler ? Eh bien non. Que des acteurs professionnels. Et Maïwenn s’est donné les moyens : un topo du profil psychologique pour chacun des protagonistes, et un stage d’une semaine pour apprendre à être flic et à être le plus proche de la réalité, que ce soit dans le cadre du boulot ou celui de l’intimité. Et ça a fonctionné. Et si ça a fonctionné, c’est parce qu’on a l’impression que chaque acteur ne joue pas mais EST son personnage : on les sent tous hyper concernés, impliqués comme jamais, comme si d’un commun accord ils disaient « maintenant ça suffit ! stop ! ». Dans l’énergie qu’ils y mettent, quelques comédiens sont particulièrement convaincants. Je vais citer par exemple Frédéric Pierrot, qui, à travers le commandant Yvan Gérard dit « Balloo », va pousser une gueulante auprès de sa hiérarchie. Je ne vous dirai pas pourquoi, mais entre nous, il y a de quoi. Je vais citer également Marina Foïs, à travers Iris rongée par une rage sourde dont je vous laisse le soin de découvrir l’origine et ses conséquences. Mais je veux d’abord parler en tout premier lieu de Karin Viard et de JoeyStarr : à tour de rôle, ils crèvent littéralement l’écran ! Ma plus grande surprise porte cependant sur le rappeur, connaissant déjà le talent de Karin. Pour moi, en regard de ses nombreux démêlés avec la justice par le passé, il bénéficie d’un rôle à contre-emploi. Mais si encore cela ne s’arrêtait qu’à son rôle de flic… non, loin de là : il bénéficie de dialogues aux propos justes, que le spectateur ne peut qu’approuver, notamment quand son personnage Fred remet en cause la véracité du reportage photo. Et si seulement ça ne s’arrêtait qu’à ça… Sa première banderille intervient très tôt, alors qu’il conduit une adolescente particulièrement rebelle par son manque visible de repères, ce qui la propulse au rang de graine de racaille. D’autres moments marquants suivront, comme son intervention dans le bureau de Beauchard (Wladimir Yordanoff). Le plus beau de ces moments, parce qu’aussi le plus émouvant, est la scène où il tente de consoler comme il peut un petit enfant, ce petit enfant noir qui mériterait d’avoir une mention spéciale pour avoir su si bien retranscrire le déchirement auquel il est confronté. Tout cela pour dire que JoeyStarr m’a très agréablement surpris. Mieux : il m'a ébloui, laissé sans voix ! J’ai beau ne pas aimer le gars, je n’en suis pas moins admiratif, aussi je trouve logique qu’il ait été nominé aux Césars, encore que j’ai du mal à comprendre pourquoi la récompense suprême ne lui a pas été décernée. On retiendra aussi cette pléiade de petites apparitions, simplement parce que la plupart interpellent. Parmi les plus choquantes, Audrey Lamy, loin, loin très loin de ses nombreux rôles de femme à la psychologie décérébrée et au comportement hystérique quasi permanent qu'on lui connait la plupart du temps. Dans ce rôle de femme qui fait ce qu’elle peut (façon de parler hein), elle est d’une justesse ! Son étonnement quant à la qualification de ses actes semble bien réel ! Je pense aussi à la femme toxico, dont l’événement qui marque la fin de sa cavale ne manque pas de plonger le spectateur dans un violent effroi. Le plus fort est que les acteurs quels qu’ils soient évoluent sans tenir compte de la caméra, comme s’ils étaient dans leur milieu naturel. Et pourtant, la caméra était bien là, même si elle a dû se faire discrète pour mettre en boîte ce qui s’apparente à des plans pris à la volée, renforçant du même coup l’aspect docu-fiction à ce film en apportant des séquences comme si elles avaient été saisies sur le vif. Cette manière de traiter le sujet est justement ce qui rend le discours politiquement correct. Parce qu’il y a des scènes dures, mais il y a aussi des moments qui font sourire. C’est ce qui arrive quand on plonge dans le quotidien des personnes visées, en l’occurrence les agents de la B.P.M. (acronyme de Brigade de Protection des Mineurs), ce qui permet au spectateur de partager avec les protagonistes pas seulement les moments graves, mais aussi des moments heureux et moins heureux. En témoigne la scène où Nadine (Karine Viard) et Iris partagent une table au restau en parlant de leur vie privée avec des mots crus, sans aucune gêne… et curieusement (ah ben il fallait bien que je trouve quelque chose de négatif) sans que ça ne gêne non plus les tables voisines. "Polisse" n’oublie donc pas la vie privée des agents, et démontre à quel point elle est rendue difficile. Certains s’en accommodent tant bien que mal, d’autres ont beaucoup plus de mal. Dans tous les cas, ça permet de démontrer que les tensions, tant professionnelles que privées ne sont souvent pas loin, et qu’il en faut peu pour les faire éclater au grand jour tant elles sont difficiles à gérer. Alors quand ils parviennent à se retrouver tous ensemble pour décompresser spoiler: (que ce soit au restau ou en boîte) , ils se lâchent, embarquant du même coup le spectateur dans cette petite fenêtre de bonheur, cocon salvateur auquel même le plus petit fait scandaleux n’a pas sa place. Oui le spectateur adhère à la cause de ces agents, tout simplement parce qu’on croit sans peine à tous ces personnages, tant les acteurs sont criants de vérité et forment une équipe des plus crédibles, un groupe soudé envers et contre tout malgré les coups de gueule (inévitables, comme dans la vie de couple), au point qu’on croit vraiment que les acteurs forment une équipe formidable depuis déjà de nombreuses années. Ce qui revient à dire que le récit se contente de raconter une triste réalité sans complaisance aucune, tout en mettant le doigt sur les choses à changer. Pour autant, la musique n’a été que peu employée. La plupart des scènes se déroulent sans, ce qui a le don de renforcer l’authenticité. Alors oui, ce film est dur, mais c’est aussi un film utile. Si utile que j’ai bien du mal à saisir la restriction d’âge. D’accord il y a des mots crus. D’accord certains personnages tiennent des propos choquants. Je suis certes pour le choix des mots, mais il y a des fois où il faut savoir appeler un chat un chat ! Préservons nos enfants et n’oublions pas qu’il est de notre devoir de les aider à discerner ce qui est bien et ce qui est mal. Leur naïveté infantile ne les protège pas de tout, loin de là ! Aussi je dis merci à Maïwenn de nous avoir offert ce film coup de poing. Merci à JoeyStarr, Karin Viard, Frédéric Pierrot et Marina Foïs d’y avoir aussi activement participé. Sans oublier tous les autres, bien entendu. Et en plus, il y a de très fortes chances pour que vous engagiez en famille un débat à la fin, loin des classiques « trop bien », « génial », ou « nul » et consorts. "Polisse" : un film qui touche, qui dérange, qui ne laisse pas indifférent. C'est tout.
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