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Vandal
note moyenne
3,3
265 notes dont 64 critiques
8% (5 critiques)
27% (17 critiques)
38% (24 critiques)
22% (14 critiques)
3% (2 critiques)
3% (2 critiques)
Votre avis sur Vandal ?

64 critiques spectateurs

BURIDAN
BURIDAN

Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 199 critiques

5,0
ATTENTION CHEF-D’ŒUVRE ! Magnifique que ce premier long d’Hélier Cisterne … Mais comment pouvait-il en être autrement quand un si joli patronyme est adossé à la caméra d’un créateur ??? « Vandal » nous parle de la difficulté d’être dans notre monde éclaté… De cette enfance jetée à bas par les structures (scolaires, familiales, de classe et mentales)… Chérif le déplacé, l’exilé va découvrir, au contact de son cousin, la manière de faire dans cette société de faux semblants : docteur Jeckil et Mr Hide, bon élève le jour, Superman la nuit… Et cette « libération » passe par la « création » dans son acception la plus moderne… Celle du tag, du graff, du Street art… Avec ses règles, ses codes… La nuit toujours bien sûr ! Car la journée est dévolue à la servitude sociale, au « travail » dans ce qu’offre de plus vraie l’éthymologie de ce mot : la torture des obligations forcées… Celles de l’insertion sociale, de la famille rangée, celle des appuis obligés dans cet univers de beaufs voleurs institutionnels drogués au fric et aux rigidités dogmatiques… Silhouettes nocturnes aux visages masqués par l’obscurité, ombres glissants aux creux des murs blafards des citées bercées et endormies par la complainte exsangue des news télévisuelles… Fantômes du cœur et de la création, exsudés de la ville, de la zone, du monde hérissé des biens pensants… Dessins, graffs flashies, gestes amples , danse de l’existence, ballet silencieux des silhouettes armées de bombes, pour dire que eux, ils sont là… Qu’ils existent ! Et qu’ils vomissent votre monde de fric, de marchandise et de servitude ! Moi, touchant à ma septième décennie, je vous le dis, bourgeois, ce monde clandestin du rythme, de l’expression personnelle, ce monde des créateurs que vous qualifiez de vandales, ceux là qui s’expriment juste pour qu’un mur gris et vide devienne une envolée mots colorés, je vous le dis, c’est le gage d’un monde beau à venir… Voici les créateurs de demain. Les frères de l’oiseau, de l’arbre, de l’air qui fera exploser vos poumons et de la parole avec des mots qui communiqueront encore et encore… On est très loin des films pétaradants… De la pâle imitation du blockbuster moyen et… décérébrant ! Tout ici fait sens…. La manière de filmer : les ombres et lumières contrastées… L’opposition en le monde connu : le jour et celui, clandestin, de la nuit… L’amour papillon de Chérif et Élodie tout en douces hésitations… La musique discrète et en phase avec le propos… La beauté de la photographie… La fin ouverte même de cette perle cinématographique… Casting super… Graffs splendides (Lokiss !) La perfection…
Fbienne D
Fbienne D

Suivre son activité 12 abonnés Lire ses 95 critiques

4,0
Après avoir tenté (en vain) de visiter la Tour 13, immeuble dédié au Street Art, j'ai vu ce film qui rend un très bel hommage aux taggueurs. Les scènes de tags sont superbes, magnifiquement rythmées, presque jeunes artistes sont les nouveaux zorros de nos temps modernes. On comprend qu'ils fascinent un gamin en recherche d'identité et de références. J'ai été surprise de trouver Ramzy en train de jouer tout en délicatesse un père déboussolé. Le fils de Charles Berling a déjà un charisme extraordinaire. Sûr qu'il est parti pour une belle carrière.
Cathedrale
Cathedrale

Suivre son activité 70 abonnés Lire ses 170 critiques

3,0
Les poches saturées de bombes colorées, le visage mangé par une capuche, Chérif colle au train de son cousin - le meneur ; les deux ombres enjambent sans regret le rebord de fenêtre pour se laisser adroitement tomber dans la gueule des Ténèbres. La nuit, doucement les renifle, les lèche puis les avale; commence alors la palpitante quête du spot parfait. Apposer sa griffe sur un pan de mur visible par tous compte plus que la qualité du graff elle-même ; estomaqués qu'un mec, seul, étale son blase avec autant d'aisance et de maitrise sous leur nez et sur leur territoire, les Ork fulminent et partent en guerre.. La caméra d'Hélier Cisterne épouse les formes de ses personnages, les révélant à la manière de leur art : instinctifs, imprévisibles et surtout libres. La gueule contre le sol, en haut d'une tour ou sur la bouche d'une fille, Chérif tente tant bien que mal de s'adapter, courbant l'échine de temps à autre pour mieux se redresser, la rage aux poings, debout sur la chape de béton qui couvre son propre tombeau gorgé de culpabilité : un poids énorme qu'il piétine furieusement, les yeux rivés sur un fantôme : Vandal.
velocio
velocio

Suivre son activité 307 abonnés Lire ses 2 124 critiques

2,0
Hélier Cisterne est un jeune réalisateur de 32 ans qui, après quelques courts et moyens métrages, réalise, avec Vandal, son premier long métrage. Né alors que la « culture hip hop » était en France un mouvement underground, il a souhaité mettre le graffiti, un des composants de cette « culture », au cœur de ce premier film alors que, aujourd'hui, cette « culture » est devenue majoritaire. Son film narre les problèmes de comportement de deux adolescents qui, la nuit, font partie d'un groupe de tagueurs plus ou moins obnubilés par un concurrent solitaire, Vandal. On saura gré à Hélier Cisterne d'avoir su s'écarter des stéréotypes habituels de ce genre de films et de ne pas charger la barque en matière de musique rap, comme c'est presque toujours le cas dans les films s’immisçant dans le milieu hip hop. On se sent donc particulièrement gêné de ne pas apprécier le premier film de ce réalisateur plein d'idées et de talent. En fait, la façon de recevoir Vandal dépend sans doute pour beaucoup de l'appréciation qu'on porte sur la « culture hip hop » et de l'intérêt qu'on y trouve. Il est probable que ce film recevra un excellent accueil auprès d'une partie importante du public et ce sera mérité car il est manifestement très sincère et il ne fait jamais dans l'excès. Par contre, malgré les qualités esthétiques du film, c'est malheureusement l'ennui qui risque de guetter très vite les autres spectateurs.
Cinephille
Cinephille

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3,5
Découvrir le premier long-métrage d'un réalisateur est toujours intéressant. Celui-ci l'est d'autant plus qu'il est très abouti. Le scenario tient la route mais surtout la réalisation est de bon niveau, la photo aussi, très belle dans les séquences nocturnes. Le casting est discret mais impressionnant, tant au niveau des adultes que des jeunes. Plusieurs thèmes sont abordés comme les relations parents/ados, les jeunes "issus de l'immigration", la difficile recherche de qui on est, la place des filles dans les banlieues... C'est toujours fait assez intelligence et sans lourdeur. Seul défaut majeur : la musique lourdingue. Mais si tous les premiers films étaient de cette trempe la vie cinématographique serait belle...
Patrick Braganti
Patrick Braganti

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3,5
Un premier film maitrisé, fougueux et dégraissé signé Hélier Cisterne, qui dresse le portrait d’un adolescent, timide sinon renfermé, tiraillé entre ses univers familiaux, amicaux et amoureux. Envoyé par sa mère à Strasbourg chez son oncle et sa tante, où il reprend son CAP de maçonnerie, Chérif, par l’intermédiaire de son cousin Thomas, découvre le milieu des graffeurs. Un monde extrêmement codifié, agissant la plupart du temps la nuit dans des lieux de friche industrielle ou dont l’accès réputé inaccessible en fait tout le prix, où le cousin de Chérif, en compagnie de quelques potes, signe dans la clandestinité des pseudonymes des fresques colorées et tente aussi de débusquer un certain Vandal, un concurrent solitaire et doué. C’est bien dans ces ambiances nocturnes et anxiogènes traversées de jeunes silhouettes souples et encapuchonnées qu’on trouve le meilleur du film. Au sein des entrepôts désaffectés, à proximité des gares ou juchés sur les toits offrant des vues incomparables sur la capitale alsacienne, les jeunes artistes cavalent et pratiquent dans l’urgence angoissante et dans l’émulation créative leur art revendicatif et rebelle. Pour Chérif, c’est donc aussi le moyen d’intégrer un groupe dont les rites secrets s’accordent à la perfection avec sa personnalité. Le réalisateur suit également son jeune héros dans son école, où règnent d’autres oppositions et se pose le problème d’y trouver sa place, et sur les chantiers où il effectue des stages pratiques. Avec l’énergie inépuisable de sa jeunesse, Chérif bouge et affronte aussi bien les retrouvailles avec un père absent que la découverte des premiers sentiments amoureux. Portrait subtil d’un jeune homme en train de grandir et de se confronter à la complexité de la vie et des comportements à adopter face aux circonstances changeantes et imprévues. On pense de temps à autre à Igor, un autre jeune devant faire front, dans La Promesse des frères Dardenne, notamment parce que les deux opus s’ancrent dans une même réalité sociologique. Hélier Cisterne laisse une belle place au spectateur, en pratiquant l’art de l’ellipse. Si rien n’est résolu, puisque rien ne se résout, tout est désormais possible pour ce garçon qui prend conscience. Aux côtés des comédiens adultes confirmés, mais circonscrits aux rôles secondaires (famille et enseignants), les jeunes acteurs, en tête desquels le fragile et attachant Zinedine Benchenine, impriment à l’ensemble une belle ardeur qui l’éloigne des clichés et d’un énième teen-movie, en optant sans la renier ni la galvauder pour une stylisation qui offre quelques séquences fulgurantes et enthousiasmantes.
Benjamin R.
Benjamin R.

Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 240 critiques

4,0
Sous forme de portrait intimiste, le film nous emmène en immersion dans le quotidien trouble et touchant d'un jeune homme qui ne sait pas encore qui il est vraiment. Il semble n'avoir envie de ne s'accrocher à rien, si ce ne sont quelques rares personnes. Le dur passage de l'adolescence en fait. Sous on apparence confiante, la fragilité et la sensibilité du personnages auront raison de lui, et viendra le cueillir le monde de la bombe, sans qu'il ne puisse rien y faire ; il s'impose à lui. Petit à petit, le graffiti va devenir son échappatoire, jusqu'à intégrer un "crew", à s'engager et prendre des risques. A ce titre, le monde du graffiti est ici très bien mis en image ; les bruits, le dessins (L'artiste Lokiss à du reste réalisé un superbe travail) ; bref l'ambiance générale de cet univers, tout concorde pour que le spectateur sache qu'il est dans le vrai. Au final, au delà de la dimension "hors-la-loi" de l'activité, on retiendra que derrière chaque graffiti, chaque blast, se cache une personne, une histoire.
Flore A.
Flore A.

Suivre son activité 26 abonnés Lire ses 518 critiques

3,5
Un drame social pas spécialement original mais la réalisation très maitrisée crée une véritable tension, soutenue par un bon casting et par de belles scènes de graffes qui font le plus de ce film. Un premier film prometteur.
Philippe C.
Philippe C.

Suivre son activité Lire ses 2 critiques

5,0
J'ai vu Vandal hier soir et je trouve que c'est un très beau film à voir rapidement ! Ce n’est pas film sur le graffiti, c’est un film dont le fil directeur est en rapport avec ce thème. Mais c’est surtout un film sur la jeunesse et sur la difficulté à trouver sa voie, surtout quand on n’est pas un « héritier ». C’est un film très contemporain qui témoigne sur notre époque, sur la famille qui se recompose en permanence, sur le monde du travail, sur les origines de sa famille quand elles sont étrangères… sur l’école et sur celles et ceux qui ne choisissent pas leur discipline et se retrouvent souvent dans des lycées professionnels. Un film qui aborde des thèmes « sérieux » mais avec légèreté et dont on prend beaucoup de plaisir à le voir… L'écriture est nerveuse, caméra à l'épaule, scènes de nuit magnifiques. On pense à Pialat bien sûr, notamment les réunions de famille qui sont d'une grande justesse. Un film à voir dès cette semaine !
Laurent C.
Laurent C.

Suivre son activité 153 abonnés Lire ses 1 010 critiques

4,5
L'adolescence blessée est magnifiquement mise en scène. Il n'y a pas de pathos, jamais, juste des mouvements de vie d'un réalisme presque poétique. Voilà un film à défendre parce qu'il parle du monde.
Christophe Sk E.
Christophe Sk E.

Suivre son activité 24 abonnés Lire ses 3 critiques

4,0
Bon film sur l'adolescence avec le graff en toile de fond, l'alchimie entre les acteurs connus et inconnus se fait très bien à l'écran, mention spéciale à la jeune Chloé Lecerf, que l'on reverra sans doute. N'y allez pas en vous disant que c'est le film de l'année mais c'est un film qui vaut la peine d'être vu !
William Spindler
William Spindler

Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 77 critiques

1,5
Les acteurs sont justes. Le filmage est efficace, plutôt réussi, mais sans surprise : la même caméra-épaule que tous les autres films d'auteur du genre, où on entend filmer les jeunes un peu "hors système", forcément issus de milieux défavorisés, pas très recommandables sur la forme, mais tellement victimes sur le fond. Au final, l'histoire s'encombre de clichés, mais pas d'une dramaturgie digne de ce nom. Et c'est dommage. Car lorsque le film semble enfin commencer, il est en fait tout prêt de s'achever. Que veut-il nous dire au final ? Impossible de répondre. Il s'agit d'un portrait répétitif, mais en aucune manière d'une véritable histoire. Et c'est agaçant de brandir de drapeau "film d'auteur" pour justifier encore et toujours ce qui ne l'est aucunement.
Elthib7
Elthib7

Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 1 275 critiques

2,0
Moué bon pas terrible tout de même ce film, c'est pas foncièrement mauvais mais on s'attache pas aux persos et à leurs histoires. 2/5 pour moi
nanoomialon
nanoomialon

Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 28 critiques

3,5
Si le film peut parfois tomber dans le cliché du film d'auteur français, et si la réalisatrice manque peut être de recul sur son œuvre, sur fond d'art moderne, le film est très touchant, poétique. Certaines scènes, pointues et directes sortent du lot.
defleppard
defleppard

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2,0
Un adolescent va se prendre d'admiration envers un graffeur. 2 étoiles.
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