Dans la peau de John Malkovich
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Guillaume.G
Guillaume.G

8 abonnés 854 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2026
Dans La Peau De John Malkowich de Spike Jonz est un film des plus surprenant tout en étant des plus passionnant.
Ce film ne nous fait pas qu’entre dans la tête de l’acteur et nous fait voir par ses yeux. Il nous fait également voyager à la fois mentalement et intellectuellement
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 268 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2026
Un marionnettiste au chômage, au hasard de circonstances pour le moins irrationnelles, s'introduit dans le corps du célèbre acteur John Malkovich...Et il ne s'arrête pas en si bon chemin.
Il n'est pas utile d'exposer par le menu les conditions de cette singulière intromission dans un corps humain. Ce qui compte désormais, ce sont les situations bizarres et saugrenues qu'engendre le "squat" de Malkovich. Le réalisateur Spike Jonze, au cœur de son petit délire, trouve même le moyen d'imaginer un caustique marivaudage à quatre, Malkovich compris, quoique celui-ci reste quelques temps dans l'ignorance de ce qui se passe.
Malkovich est drôle dans ce rôle où, toute célébrité qu'il est, il n'est plus qu'un humain ordinaire, un objet creux à la merci des fantasmes de ses visiteurs. Doit-on voir une parabole sur le vedettariat ? A vrai dire, le propos de Jonze est brouillé par la complexité, voire la confusion, de situations toujours plus absurdes et farfelues. Et, à l'occasion, "montypythonesques", telles ces scènes dans des locaux bas de plafond par raison d'économie où des employés sont contraints de se déplacer voutés.
Dans le ton, la comédie n'est pas une pure farce. Tourmentés, les personnages participent d'une atmosphère dont le cinéaste privilégie l'étrangeté plutôt que le caractère burlesque.
Lucas Bachelier
Lucas Bachelier

4 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2025
Une fantaisie étrange et brillante, qui séduit par son concept fou et son humour décalé. Spike Jonze signe un film inventif et audacieux, même si certaines digressions rendent le rythme un peu inégal. Original, malin et délicieusement atypique, sans être totalement accessible à tous.
Zebrakelo
Zebrakelo

14 abonnés 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2025
Très original et délirant, cette comédie fait sourire, voire rire, malgré un (sur)jeu assez moyen et un côté dépassé & stéréotypé.
La séquence intra de Malkovitch dans sa tête est inoubliable.
Puda
Puda

1 abonné 273 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 septembre 2025
Autant je trouve la première partie géniale en mode Brazil, autant la seconde (dès que Malkovitch se pointe) part vraiment dans tous les sens et n'est pas aidée par un casting qui en fait des tonnes.
Cadreum
Cadreum

61 abonnés 784 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juin 2025
Qui est le film ?
Dans la peau de John Malkovich marque les débuts au cinéma du clippeur Spike Jonze, sur un scénario de Charlie Kaufman, leur première collaboration avant Adaptation. et Her. En surface, l’histoire est loufoque : un marionnettiste raté découvre, derrière un placard d’entreprise, un tunnel qui permet d’entrer littéralement dans la tête de John Malkovich pendant quinze minutes.

Mais à mesure que l’intrigue s’enroule autour de ce point de départ absurde, ce qui surgit, c’est un vertige existentiel : non plus “et si je pouvais devenir une star ?” mais “que reste-t-il de moi si j’habite un autre ?” Le film nous promet une comédie surréaliste, il nous tend en réalité une fable noire sur l’identité, le désir, et la vacuité du moi.

Que cherche-t-il à dire ?
D'emblée, le film installe une tension : entre le fantasme de l’extériorité (devenir un autre) et l’échec à sortir de soi. Ce qui se joue, ce n’est pas seulement l’invasion d’un corps, c’est l’impossibilité d’échapper à sa propre conscience. Craig veut exister dans la peau d’un autre car il se sent vide dans la sienne. Maxine manipule les désirs parce qu’elle s’éprouve à travers les projections qu’on a d’elle. Lotte découvre sa propre vérité sexuelle uniquement en étant incarnée dans un corps d’homme.

Kaufman démonte ici l’illusion d’un “je” stable, d’un désir propre, d’une subjectivité étanche. Chacun est traversé, contaminé par les désirs des autres. Et le film le montre littéralement : on peut désormais habiter le corps d’un autre, mais pas sans laisser derrière soi une part de soi-même. Il ne s’agit donc pas d’un film sur la célébrité mais sur la fêlure du moi, et sur le fait que tout désir est aussi, déjà, un parasitage.

Par quels moyens ?
Le tunnel qui mène à la conscience de Malkovich est filmé comme un boyau étroit, grotesque. Ce n’est pas un passage magique, c’est un trajet organique. En choisissant cette matérialité, Jonze oppose au rêve d’évasion une expérience de la pénétration littérale, presque obscène. Entrer dans l’autre, ici, n’a rien de lyrique : c’est un acte brutal, forcé, qui impose de se glisser dans une forme qui n’est pas la sienne.

Chaque trajet dans la tête de Malkovich dure quinze minutes, puis le passager est rejeté dans un fossé au bord de l’autoroute. Cette mécanique répétée donne au film un rythme absurde, mais elle incarne aussi le caractère temporaire et jetable du fantasme d’incarnation. Il n’y a pas de fusion possible : juste un échantillon d’altérité, suivi d’un retour violent à la réalité. Le dispositif devient métaphore du divertissement contemporain : une illusion de transformation, qui se termine toujours en chute.

Dans une séquence fascinante, John Malkovich entre lui-même dans le tunnel, et se retrouve dans un monde peuplé uniquement de lui-même, toutes les personnes ont son visage, et ne prononcent qu’un mot : “Malkovich”. La caméra devient ici le regard de Malkovich sur son propre monde démultiplié. C’est le moment où le film bascule de la comédie à l’angoisse pure. Le narcissisme absolu devient folie.

Craig, le personnage principal, est marionnettiste. Le film commence par une performance filmée frontalement, où la marionnette exprime une douleur existentielle. C’est une scène clé, parce qu’elle condense toute la logique du film : l’artiste projette sa souffrance dans un autre, qui devient son support, avant d’être oublié, utilisé, jeté. La marionnette annonce Malkovich. Et Craig, incapable de vivre pleinement sa propre vie, ne trouve d’issue que dans la manipulation de celle d’un autre.

À la fin, Craig reste piégé dans un corps qu’il ne contrôle plus : celui d’une petite fille née de Maxine et de Malkovich. Il voit à travers ses yeux, mais ne peut ni parler ni agir. Ce plan final transforme l’ensemble du film en cauchemar moral. Le désir de possession a abouti à une damnation : vivre, éternellement, sans pouvoir exister. C’est la version moderne du châtiment prométhéen : avoir voulu tout voir, et n’être plus rien.

Où me situer ?
J’admire profondément Dans la peau de John Malkovich, parce qu’il ose mettre en fiction cette angoisse que nous ressentons tous, parfois confusément : celle de n’être qu’une coquille, de n’exister que par le regard des autres. Le film ne cherche jamais à résoudre cette peur : il l’expose, la matérialise, l’élève au rang de forme. Et c’est là que Jonze est un cinéaste remarquable : il sait rendre visible l’abstrait, sans le trahir.

Je suis néanmoins plus sceptique sur certains effets de distance. Par moments, l’humour absurde prend le dessus, comme un écran de protection. Il manque peut-être, çà et là, une chair plus émotionnelle, une place plus accordée au trouble affectif.

Quelle lecture en tirer ?
Le film est une méditation sur notre époque et peut-être sur la nôtre plus encore que sur celle de 1999. À l’heure où chacun peut, à travers des écrans, des filtres, des avatars, s’incarner autrement, la question n’est plus “qui suis-je ?” mais “jusqu’où puis-je me dissoudre dans l’autre ?”

Dans la peau de John Malkovich montre que l’altérité, si elle n’est pas respectée comme telle, devient un piège. On ne peut habiter l’autre sans l’abîmer, ni sans s’effacer soi-même. Le fantasme de devenir un autre finit toujours par trahir une haine de soi. Ce n’est pas un film contre le désir : c’est un film contre la possession.

Il nous dit, en creux et sans le marteler, que le “je” n’est ni stable, ni pur, ni suffisant. Et que c’est peut-être là que commence la pensée.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

82 abonnés 2 047 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mars 2025
Un très bon film fantastique réalisé par Spike Jonze instructif , bizarre, traité avec de l'humour où des gens peuvent se plonger dans la peau de John Malkovich.
romain42000
romain42000

14 abonnés 215 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 juillet 2024
Absolument brillant. Et quand on se dit que c’est le premier film du réalisateur… un mélange d’invention, de délire et d’humour absolument prodigieux. Le scénario complètement barré, une mise en scène précise, et un John Cusack et une Cameron Diaz géniaux font indubitablement de ce film un des films américains marquants de la fin du 20ème siècle.
Theo
Theo

35 abonnés 1 076 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2024
"Dans la peau de John Malkovich" de Spike Jonze est une plongée audacieuse dans les méandres de la psyché, de l'identité, et de la célébrité. Le film, scénarisé par Charlie Kaufman, explore des thèmes complexes avec une originalité frappante, mais tout en conservant une approche accessible qui force le spectateur à réfléchir autant qu'il est divertit.

L'approche narrative de Kaufman, qui mélange réalisme et fantastique, est parfaitement servie par la mise en scène inventive de Jonze. La découverte d'un portail menant à l'intérieur de la tête de John Malkovich offre non seulement un prétexte à une série d'aventures surréalistes, mais soulève également des questions pertinentes sur le désir d'être quelqu'un d'autre, l'exploitation de la célébrité, et l'éthique de l'intrusion dans la vie d'autrui.

Le jeu des acteurs est un autre point fort. John Cusack, en marionnettiste frustré, offre une performance complexe, tandis que Cameron Diaz, méconnaissable, apporte une dimension émotionnelle cruciale. John Malkovich joue une version caricaturale de lui-même avec un aplomb qui frise le génie comique, oscillant entre autodérision et révélation intime. Catherine Keener, en manipulatrice énigmatique, complète ce tableau avec brio, apportant une dynamique intéressante à l'ensemble.

La direction artistique et la photographie du film ajoutent une couche supplémentaire d'étrangeté, utilisant des décors et des angles qui accentuent le côté labyrinthique de l'esprit humain. La musique de Carter Burwell, avec la collaboration inattendue de Björk, enrichit encore l'atmosphère unique du film.

Cependant, le film n'est pas exempt de défauts. Le rythme inégal et certaines longueurs dans le script peuvent parfois désorienter ou frustrer le spectateur. De plus, bien que le film excelle dans son originalité, il pourrait être perçu comme trop niche ou introspectif pour certains, ce qui pourrait alienner un public non préparé à son style avant-gardiste.

En définitive, "Dans la peau de John Malkovich" est une œuvre audacieuse qui défie les conventions. Le film réussit le tour de force d'être à la fois un divertissement profondément original et un commentaire perspicace sur la nature humaine. Son exploration de la célébrité, de l'identité et du contrôle de soi, bien que parfois inégale, reste une référence majeure dans le cinéma indépendant américain. Son impact est indéniable, mais son accessibilité peut varier grandement selon le spectateur, ce qui justifie que ses qualités soient parfois tempérées par ses excès.
Julien Vasquez
Julien Vasquez

44 abonnés 1 140 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2024
Au delà du scénario complètement loufoque et déjanté, Spike Jonze nous invite à une reflexion sur le désir.
Président Bird
Président Bird

6 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 décembre 2024
Virtuosité absolue de la mise en scène de Jonze, scénario complexe de Kaufman, excellente musique de Burwell, interprétations parfaites et drôles… Sublime.
JSCooper
JSCooper

9 abonnés 847 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 décembre 2023
Décalé, inventif, déjanté et onirique, mais un peu confus et évidemment pas logique. Je n'ai pas trop adhéré au concept et à l'histoire.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2023
Un film un peu loufoque, une divagation fantastique et originale qui ne nous mène pas vraiment quelque part. A visionner comme un gentil Brazil pour l environnement délirant, c est divertissant si l on accepte que ce un scénario assez perché
Florian_bzh
Florian_bzh

8 abonnés 81 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 août 2023
Une idée de base originale mais que j'ai trouvé assez mal exploitée, les questions existentielles sur la conscience et l'âme sont expédiées par le personnage principal pour laisser place à un carré amoureux qui ne m'a pas vraiment intéressé ... dommage !
Nicothrash

464 abonnés 3 298 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2023
Un inclassable aussi dingue que réussi. Spike Jonze y fait défiler un nombre conséquent de thématiques et passe aussi aisément de la comédie au fantastique et du fantastique au drame. Il se permet des idées de mise en scène assez incroyables qui collent parfaitement à son intrigue bien plus complexe qu'il n'y parait, le tout en s'appuyant sur un casting costaud qui s'éclate à cabotiner sans vergogne. Aussi drôle qu'amer, Being John Malkovich est un véritable ovni qui vaut largement le coup d'œil.
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