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Boyhood
note moyenne
4,2
5035 notes dont 498 critiques
20% (100 critiques)
46% (228 critiques)
18% (89 critiques)
9% (45 critiques)
4% (22 critiques)
3% (14 critiques)
Votre avis sur Boyhood ?

498 critiques spectateurs

John Henry

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 19/07/2014

Boyhood ce n'est pas seulement un projet un peu fou qui s'étale sur douze ans, ce n'est même pas ça du tout. L'intérêt est ailleurs. Boyhood c'est la chronique d'une vie, d'un morceau de vie, d'une enfance, d'un envol, du temps qui passe, de ces opportunités qu'on ne saisit pas, de cette incapacité à ralentir la vie, de cette force qu'on a au fond de nous, de ces vies qui ne sont que ce que nous en faisons : on ne sait jamais le moment, l'instant, c'est le moment qui, parfois, rarement, daigne nous saisir. Boyhood c'est la vie qui passe, c'est la vie. Boyhood ce n'est pas un artifice d'émotions, c'est une mayonnaise qu'on prend le temps de mélanger, lentement, avec maestria mais sans se presser, sans chercher l'artifice, sans chercher à épater dès le début, c'est une émotion qui te frappe violemment après 2h40, te secoue et te regarde pleurer alors que t'es allongé, mis KO par un gamin de 19 ans. J'ai pleuré, pleuré de ce vide que laissent parfois les vies qui disparaissent, pleuré de ce vide des moments à jamais passés et qui ont disparu. Et garder les mêmes personnages tout du long participe à la cohésion du projet. Et c'est impossible de ne pas dire un mot des acteurs, hallucinants de justesse, de naturel. Du très grand art à tous les étages.

Kiwi98

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4,5Excellent
Publiée le 24/07/2014

Comment faire un film sur l'enfance ? C'est la question que s'est posée un jour Richard Linklater réalisateur de la trilogie des "Before" comprenant Before Sunrise, Sunset et Midnight. Mais finalement faire un tel film c'est plus facile à dire qu'à faire car au lieu de changer d'acteur à chaque tranches d'age Linklater à eu l'idée particulièrement audacieuse d'étaler le tournage du film sur 12 ans en ne tournant que très peu et de manière confidentielle ce qui permet au jeune acteur Ellar Coltrane de grandir devant la caméra et donc sous nos yeux dans le résultat final. Un récit sur l'enfance d'un homme tout simplement, mais bien évidemment Boyhood ne se limite pas à ça car il en profite pour abordé plein de thèmes en s'inspirant de l'actualité des années 2000 comme notamment les attentats du 11 Septembre, l'élection d'Obama et l'évolution de la jeunesse et des nouvelles technologies et là tout sera lâcher, on critique la société américaine, la guerre, le monde occidentale, les gens... tout en envoyant un sublime message sur la tolérance et la liberté de manière douce. Pas seulement un film sur l'enfance mais bel et bien sur la vie, l'amour, l'amitié et une vague d'optimisme dans laquelle nous sommes emportés. Boyhood essaie de capter le mieux possible ce qui peut se passer dans la tête d'un enfant à l'age ou il s'affirme en tant qu'individu après des événements décisifs dans la vie d'un jeune comme le divorce, le changement d'écoles, le déménagement, tout ces événements semblent donner un aspect paresseux au scénario mais ont un véritable sens sur le personnage principal de plus que le film n'a jamais eu une trame précise. Avec un montage final remarquablement élégant et intelligent pour nous aider, nous sommes immédiatement attachés à ce personnage minimaliste dont on voit le visage et les proches changer, l'écoles se transforme en collège puis en lycée, la mode change également de la grande mèche rebelle à la coupe classique ... tout est là avec une justesse, une fluidité et une cohérence surprenante. En préférant des scènes intimiste aux grands moments le l'existence (premiers amours, premier boulot...) Linklater parvient également à une finesse touchante. Bilan : Qu'est ce que ça signifie grandir ? C'est la question à laquelle Linklater répond avec une audace et une sincérité (presque) jamais vu dans le cinéma américain. Boyhood ce n'est pas du cinéma qui ressemble à la vie, c'est la vie qui ressemble à du grand cinéma.

chest D.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 29/07/2014

Tous ceux qui ont lu une critique de Boyhood – n’importe laquelle – savent que le film est le fruit d’un tournage au long cours, qui s’est étendu sur douze ans, du début des années 2000 à aujourd’hui, pour former le portrait de Mason, un enfant de six ans qu’on laisse, à la fin, au seuil de ses dix-huit ans : un jeune homme, donc. Mais il faut aussi préciser, à l’attention de ceux qui n’auraient pas encore vu le film et seraient peut-être intimidés par son côté expérimental (une expérience de métamorphose in vitro?), ou sa durée (2h45!), que Boyhood ne cherche jamais à impressionner, à progresser en force, mais donne au contraire une très grande impression de confort et de confiance, qui tient autant au matériau dont dispose Richard Linklater (le temps), qu’aux quatre acteurs principaux : Ellar Coltrane (Mason), Ethan Hawke et Patricia Arquette (les parents divorcés de Mason) et Lorelei Linklater (Samantha la grande sœur de Mason). La présence de la fille du réalisateur est l’un des éléments importants du film. D’abord parce qu’il est rare qu’un cinéaste filme ses enfants : Maurice Pialat l’avait fait il y a vingt ans dans Le Garçu et si le film laisse – aujourd’hui encore – une souvenir si vif, c’est parce que Pialat filmait son fils en envisageant déjà un temps où il ne serait plus là : au-delà de l’histoire d’un couple qui se déchire, Le Garçu était la mise en scène de cette absence. Boyhood est beaucoup moins douloureux, mais en racontant, parallèlement à la métamorphose d’Ellar Coltrane, celle de sa propre fille, Linklater se projette lui aussi au seuil d’un temps qui n’est plus tout à fait le sien. C’est ce temps que saisissent les plans d’Austin où Sheena, la petite amie de Mason, échange avec Samantha, devenue étudiante, des banalités sur la beauté des garçons du campus. Ce temps n’appartient plus au petit roman familial auquel Boyhood a donné forme. Le roman se clôt avec le départ de Mason, dans une scène où sa mère fond en larmes en le regardant faire ses cartons pour partir à la fac. La mère fait le bilan de ses échecs sentimentaux et des sacrifices qu’elle a faits pour élever convenablement ses deux enfants, avant de dire, en parlant de la vie : « I thought there would be more ». Un plan large la montre ensuite dans son appartement exigu, à l’opposé de la grande maison dans laquelle elle a célébré l’obtention du diplôme de fin d’études de Mason. Cette scène résonne étrangement avec le plan final, qui place Mason au seuil de quelque chose de nouveau, dans la fragilité d’une rencontre avec une fille : la lumière qui éclaire les deux personnages est comme une réponse au « I thought there would be more ». Les regrets de la mère se sont transformés en promesses pour son fils : c’est avec cette évidence que Boyhood déroule sa logique du « time goes by ». En dépit des blessures et des regrets liés à une histoire familiale compliquée, quelque chose de précieux a été transmis à Mason : la possibilité de sentir et d’aimer. Je force peut-être le trait en écrivant cela, mais si la fin de Boyhood est si bouleversante pour moi, c’est aussi en raison du regard toujours serein et bienveillant que Linklater porte sur ses personnages : la mélancolie en est absente, parce que la vie ne fait toujours que (re)commencer. Ce qui a été transmis à Mason – car Boyhood est aussi, comme tous les romans familiaux, une très belle histoire de transmission – c’est une certaine disponibilité au temps, que le film érige en morale à trois sous : « Ce n’est pas à nous de saisir le moment, c’est le moment qui doit nous saisir ». Chaque scène est à l’image de cette disponibilité, que ce soit lorsque le père emmène ses enfants au bowling ou lorsqu’il apprend à son fils à pisser sur les braises encore brûlantes d’un feu de camp. C’est sans doute la raison pour laquelle Mason, au seuil de sa vie de jeune homme, là où le laisse le film, donne une si grande impression de confiance. Une confiance que résume la chanson d’Arcade Fire, Deep blue, qui accompagne le générique de fin : « Here/ Are my place and time/ And here in my own skin/ I can finally begin ». « Ici/ Est ma place et mon époque/ Et ici dans ma propre peau/ Je peux enfin commencer. »

Mauro S.

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4,0Très bien
Publiée le 23/07/2014

J'ai vu le film hier soir en vostf. Le procédé (utiliser des acteurs sur 12 ans en jouant de leur vieillissement naturel) n'est pas nouveau car la série télé l'utilise de fait, mais ici l'importance accordée au point de vue du petit garçon et aux enfants, en général, qui grandissent sous nos yeux (on perçoit plus difficilement le vieillissement des adultes) ainsi que le condensé (de 2h43 tout de même) en font un film très émouvant. Surtout pour un gusse comme moi dont les enfants se sont transformés de manière presque équivalente pendant la même période. En fait, on peut prendre le film comme une grande leçon de morale (au sens négatif et positif du terme) où un long clip publicitaire (de style Caisse Nationale de Prévoyance avec Valse 2 de Chostakovitch en Bande sonore...) bourré de choses convenues et convenables, mais c'est précisément parce qu'il ne se passe rien d'autres que du temps qui passe, qu'il n'arrive rien d'autres aux personnages que ce que nous connaissons de nos vies (on travaille en essayant d'améliorer sa condition et celles de ses enfants qu'on élève en tentant de les rendre autonomes) que l'on est touché. A l'évidence seront plus touchés les parents confrontés à l'éducation - non pas comme règles à appliquer ou principes à respecter que comme choix pragmatiques - ainsi que les ados qui quittent l'adolescence en s'opposant plus ou moins à leurs parents. Seront aussi plus touchés les gens "comme nous" qui sont spontanément critiques vis à vis du monde qui nous entoure (les personnages évoluent dans une ambiance progressiste anti-Bush et confèrent au travail une éthique de l'émancipation personnelle). Les personnages sont presque "idéaux" (et donc quelque peu "improbables") - le père "rockeur" absent qui contrebalance par son intelligence affective la "toute-puissance" de la mère, la mère courage qui élève seule ses enfants en veillant à leur protection et à leur autonomie - mais ils sont surtout portés par d'excellents acteurs. C'est flagrant pour Ethan Hawke (excellentissime) et Patricia Arquette. C'est moins évident pour les enfants qui apprennent leur métier sous nos yeux, même si on est spontanément en empathie avec le garçon et emporté par sa beauté et sa frimousse de "petit bonhomme", le regard perdu dans le ciel, dès les premières images. Le film est clairement l'histoire de ce garçon comme le titre l'indique indirectement. Inutile d'y voir une quelconque prérogative de la "domination masculine". En fait, "l'enfance" de "boyhood" en américain se distingue de la "childhood" par la conscience nostalgique de ce qui a été et qui est bien au coeur du film. Mais la mélancolie fonctionne car elle est construite de l'extérieur par le spectateur. En effet, à aucun moment nous ne percevons de retour du personnage principal sur lui-même. Il grandit sous nos yeux en s'inscrivant spontanément dans l'éternité, c'est-à-dire dans un espace dépourvu de la conscience du temps, sans présent, ni passé, ni futur. Le mécanisme nous permet ainsi de nous identifier à ce petit garçon et à son enfance passée comme une vie en devenir, qui est ce qu'elle a été, en fait la nôtre, car "l'enfant est le père de l'homme". Le film est un pur produit "americana" dans la spécificité de la "vie texane" aujourd'hui et un pur produit "cinéma américain indépendant" d'exportation pour les classes moyennes européennes. Il n'y a ni superman, ni superhéros ou monstres maléfiques, ni crimes violents avec suspense, ni pyrotechnie-testostérone-crâne-rasés, ni effets spéciaux (sinon la "magie" du temps qui forment et déforment les corps), ni aventures extraordinaires d'hommes ordinaires, ni performances sexuelles ou coït spectaculaires etc,... on change de maison, on passe d'un quartier à un autre, on guette les changements de coupes de cheveux, des vêtements, les ritournelles du moment, la mutation des voix et des physiques, la formation d'une personnalité, la mise en place d'un corps, de sa manière de marcher, d'être et de penser... de l'école au collège, du collège au lycée et du lycée à l'université, de la jeunesse aux responsabilités,... On se rend compte que le présent immédiat de nos vies - La 3ème guerre d'Irak, l'engouement pour Harry Potter, l'élection d'Obama, les modes musicales - est déjà devenu de l'histoire. "Et la vie a passé le temps d'un éclair au ciel sillonné" (Aragon).

gimliamideselfes

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2,5Moyen
Publiée le 25/07/2014

Je n'aime pas Linklater et ce n'est pas avec ce film que je vais l'aimer. C'est le genre de film gentillet qui a le don de m'énerver. Je suis allé le voir car les cahiers avaient aimé et disaient que le concept n'était la seule chose intéressante du film. Pour ma part je ne trouve même pas le concept intéressant. Enfin, ça fait bien pour avoir une vague de hype auprès des bobos dépressifs, mais sinon ? Cependant je préfère ça plutôt que de faire appel à des trucages numériques pour vieillir de façon dégueulasse les acteurs. Ce qui m'énerve c'est de lire partout que c'est comme la vie, un film simple, ce qui est juste faux, c'est un film artificiel au possible, tout est faux, toutes les situations sont fausses. Le mec veut faire un film qui dure presque 3h (et c'est long) et ne prend quasiment pas le temps de faire durer les scènes, on a droit à un petit best of moments de la vie de Mason, le tout qui fait exprès de montrer et de dire des choses "importantes" pour la compréhension de l'histoire. Rares sont les vrais moments de vie, ceux qui ne servent à rien. C'est un film didactique, qui prend le spectateur par la main et qui n'a aucune radicalité dans ce qu'il montre, dans ce qu'il dit. Il fait partie intégrante de ce pseudo cinéma indépendant US qui est d'une mollesse inégalable et qui se fait aduler par quelques jeunes "cinéphiles" qui n'ont aucune idée de ce qu'est la radicalité. Bordel je n'en peux plus de ces mièvreries. Il y a un moment où je veux qu'il se passe un truc, pas forcément une intrigue, c'est très bien de s'en priver, mais que quelque chose vienne me sortir de ma torpeur ! C'est un film sans couilles. Il y a une scène où le beau père s'énerve pour un prétexte bidon, il se met à crier, à jeter des trucs et là un vrai réalisateur aurait fait durer la scène 20 min, qu'on ait toute la puissance du truc, la violence en pleine gueule. Ben non, ellipse ! Et après on a les jeunes qui dans la chambre se disent "oh il exagère lol". Sérieusement ? C'est ça votre vision du cinéma ? Désamorcer tout ce qui pourrait être bien ? éviter de mettre quelque chose de bien dans le film ? Mais le pire dans tout ça, c'est qu'il ne sert à rien ce film. Tu peux le prendre en route, ce qui est avant n'est pas forcément palpitant, tu peux partir avant la fin, ce qu'il y a après ne l'est pas plus. Et cette fin affreusement cinégénique elle me file la gerbe, de même que tous ces petits dialogues biens écrits pour faire genre que la vie est un sorte de spleen éternel. Mon dieu, j'ai envie de les taper pour qu'ils se remuent le cul. Je ne parle même pas des clichés, de la lourdeur avec laquelle ils sont amenés. Genre le beau père qui boit, on aurait pu s'arrêter à la scène dans la voiture où il dit qu'il va prendre un truc "au cas où", mais non le fils rajoute une phrase pour que tu comprennes bien, et la scène d'après on le montre boire, puis cacher la bouteille. Allez, prends-moi pour un abruti complet. Je suis vraiment désolé que vous laissiez votre intelligence se faire insulter de la sorte. Alors oui Linklater c'est un bon gars, il veut bien faire, mais ce n'est pas une raison pour accepter cette absence totale de bon sens, cette mollesse et cette insulte à vos capacités cognitives. La vie ce n'est pas ça, ce n'est pas un spleen continu où est spectateur de sa propre vie en se posant des pseudos questions philosophiques ! Il y a un moment où on chiale, on veut taper sur des trucs, on veut se battre, on fait des conneries, on agit comme un con. Là non, Mason est lisse, d'ailleurs tout le monde est lisse et ceux qui ne le sont pas, ceux qui osent dire des trucs, en gros les beaux pères sont des connards. Génial. Un film sur l'absence de prise de décisions. Trop bien ! Je ne vais pas conclure en disant que c'est mauvais, je dirai que c'est aussi fade que de la bouffe surgelée achetée en grande surface, un produit de consommation indigne de mon regard et ce n'est pas parce que mon état psychologique actuellement aurait pu être réceptif à ce genre de "truc" que je vais accepter quelque chose dont les standards sont si bas.

traversay1

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4,0Très bien
Publiée le 24/07/2014

Evidemment, c'est le dispositif/concept de Boyhood qui frappe de prime abord. Filmer les mêmes acteurs pendant 12 ans et ainsi enregistrer le temps qui passe, notamment pour l'un de ses personnages principaux, de 6 à 18 ans. Belle idée mais qui ne vaudrait que par son aspect documentaire si le film n'était pas écrit de façon à lui donner un caractère quasi universel dans sa vision de la vie et de ses changements de direction. Pour autant, c'est l'humilité du scénario qui donne de la valeur au film. Son caractère intimiste et familial, sans événements dramatiques superflus, avec des ellipses assez subtilement agencées. Il dure 2h45 et sa longueur est justifiée, gagnant ses galons dans la durée. Les protagonistes de Boyhood ne vivent rien d'exceptionnel, leur existence est même plutôt banale mais c'est cette modestie dans le propos qui finit par toucher durablement.

NusaDua

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4,5Excellent
Publiée le 13/07/2014

Pour remettre les choses dans leur contexte, il n'est pas inutile de rappeler que le tournage de Boyhood s'est étalé sur une dizaine d'années, et suis l'évolution d'une famille sur une période similaire : témoignage d'une époque et de situations qui résonneront immanquablement comme un écho pour de nombreux spectateurs, Boyhood est un véritable tour de force, sensible, sage, et plein de justesse. Les acteurs, clé de voûte de ce projet insensé, se révèlent épatants sur la longueur et contribuent à l'incroyable réalisme de l'histoire, une ambiguïté (entre le jeu d'acteur et la réalité) que l'on perçoit parfois en filigrane dans certains dialogues. Une oeuvre unique et fascinante qui inspire le respect : vous auriez tort de passer à coté !

elbandito

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4,0Très bien
Publiée le 12/04/2015

Tourné sur douze années consécutives, avec les mêmes acteurs (père, mère, fils et fille), Richard Linklater nous permet de vivre le quotidien d’une famille américaine moyenne, d’assister à leurs conflits, leurs instants de bonheur et de voir grandir leurs enfants. Plus qu’un simple exercice de style, "Boyhood" est au demeurant une œuvre unique dans le panorama du cinéma indépendant US. Bizarrement, Patricia Arquette, Ethan Hawke, et les jeunes acteurs Ellar Coltrane et Lorelei Linklater font désormais partie de notre vie.

Poca H

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1,5Mauvais
Publiée le 16/08/2014

le concept de filmer sur 12 ans et voir l'évolution des comédiens est top. L'histoire l'est moins.

Gildaninio

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 24/08/2014

Ce film n'est ni plus ni moins qu'une des plus belles odes à la vie que j'aie jamais vue! Voir Mason apprendre la vie est une expérience absolument fascinante, qui renvoie forcément à sa propre existence. On a vécu les mêmes choses que lui, on s'est posé les mêmes questions que lui! Et les réponses qui sont apportées par ce film sont pleines d'optimisme et de justesse.On comprend, en voyant Boyhood, que ce ne sont pas les grands événements de la vie qui font de nous les adultes que nous sommes. Ce sont les petits moments du quotidiens mis bout à bout pendant notre enfance et notre adolescence. Des moments retranscrits avec fraîcheur, tendresse et non sans humour.Voilà pour le fond. Pour la forme, le travail de Richard Linklater est tout bonnement incroyable. Il nous montre dans les moindres détails, non seulement l'évolution d'une famille, mais aussi les époques qu'elle traverse. On voit évoluer les personnages, mais aussi la technologie, la musique, les moeurs... La mise en scène est très subtile mais elle n'est jamais prétentieuse! Quand au jeu des comédiens, il est tout simplement impeccable! Et quel courage pour Patricia Arquette et Ethan Hawke d'accepter de se voir vieillir! L'expérience a dû être éprouvante pour eux.Quand le film s'achève on s'est tellement attaché à cette famille et au petit Mason qu'on est triste de ne pas les suivre encore 12 ans de plus.Jamais je n'ai vécu une expérience cinématographique aussi juste, intelligente et enthousiasmante!Un chef d’œuvre!

brunetol

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4,5Excellent
Publiée le 23/08/2014

Ce que j'aime le plus dans le cinéma, c'est quand il montre ce que seul le cinéma peut montrer. Tarkovski l'avait qualifié de "temps scellé", et quand des cinéastes travaillent sur le temps, comme Tarkovski lui-même ("Le miroir"), Ron Fricke avec "Baraka", Godfrey Reggio avec "Koyaanisqatsi" ou encore Gaspar Noé avec "Irréversible", je reste souvent en état de pure sidération. Le cinéma permet d'appréhender le temps dans une dimension où les constantes naturelles, sans être abolies, peuvent être malaxées en liberté comme dans un pur univers mental. Avec "Boyhood", Linklater s'est lancé bravement dans l'une de ces pures expériences de temps, et le résultat est miraculeux : on voit simplement grandir le héros, de séquence en séquence, sans coutures narratives épaisses, résultat d'un tournage échelonné sur plus d'une décennie et dont l'écriture s'est élaborée chemin faisant. Plutôt que d'appuyer ses effets, d'alourdir son récit, Linklater fait confiance au cinéma, art du temps, et propose une simple chronique familiale comme écrin à son prodige. D'aucun peut y voir un motif de déception. Moi j'ai trouvé ça extrêmement touchant, parfois bouleversant. On voit non seulement la métamorphose d'Ellar Coltrane : on voit Patricia Arquette et Ethan Hawke vieillir, eux aussi. Et derrière la banalité apparente du destin de leurs personnages, le vertige du temps qui défile, des petits rêves brisés, des illusions perdues chez les uns qui renaissent chez les autres, ceux qui suivent. Généreux, entêtant, "Boyhood" n'est peut-être pas un chef d'œuvre totalement abouti, mais dans toute son ambitieuse modestie, c'est un film qui fera date.

Julien D

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4,0Très bien
Publiée le 27/07/2014

Célèbre, avant même sa sortie, pour son processus de tournage sans précédent, celui de filmer une douzaine de minutes par an les mêmes personnages, Boyhood est une œuvre d’une originalité formelle qui lui donne sa place parmi les plus belles preuves de créativité artistique de ces dernières années. En réunissant annuellement, entre 2002 et 2013, le même casting, composé essentiellement de la jeune révélation Ellar Coltrane, de sa propre fille Lorelei Linklater, de son acteur fétiche Ethan Hawke et de Patricia Arquette, Richard Linklater signe en effet une étude minutieuse de l’évolution d’une famille moyenne du Texas alors qu’avancent les années. C’est justement parce que cette fresque familiale est ancrée dans une réalité culturelle, politique et technologique changeante que les spectateurs se retrouvent dans chacune des étapes de ce récit d'initiation. Car si l’arche dramatique de Mason, le personnage principal de l’histoire, est quelque peu ordinaire et que certains passages de son passage à l’âge adulte provoquent des baissent d’intensité émotionnelle, le fait de participer pleinement à la transformation physique du jeune acteur entre ses six et ses dix-huit ans apporte à ce film singulier un charme ensorcelant qui laisse à penser, qu’entre les mains d’un réalisateur d’un réalisateur plus inspiré, ce procédé de fabrication à long-terme aurait engendré un irrésistible chef d’œuvre.

JimBo Lebowski

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2,5Moyen
Publiée le 07/01/2015

Ce film constituait une certaine attente chez moi compte tenu de son concept, celui de le tourner en 12 ans, sur le papier c’est plus qu’audacieux car décuplant le réalisme de l’évolution narrative des personnages dans le temps et l’espace socio-culturel américain, et au final le résultat est assez déconcertant, voir même indigne d’intérêt. En fait je vois ce film comme un encéphalogramme plat de la vie chiante d’un type chiant qu’on voit grandir, le scénario est inexistant et je crois même qu’il ne cherche même pas à exister, on va d’un point A à un point B sans encombre, c’est gentillet, on ne nous bouscule pas. Mason c’est l’ado typique, le gamin idéal sans excès que tous les parents rêveraient avoir, celui qui se fond dans la masse, même si on essaye de nous faire croire qu’il est unique, forcément sinon pourquoi braquer sa caméra sur lui ? Le réalisateur veut le mettre en valeur avec sincérité, ça je n’en doute pas, mais rien de particulier n’émane de toutes situations en 3h, seuls les pères de substitution entretiennent l’espoir de voir pointer des bouleversements mais les impacts sont minimes et n’ont pas de réelle ambivalence sur la psychologie de l’adolescent, et pourtant ça aurait pu être intéressant de voir un destin voué au bonheur qui est détruit pour pourquoi pas le voir se reconstruire pour créer des enjeux narratifs et un minimum de boulot scénaristique, que là non, sa vie se déroule comme celle de n’importe quel gosse de milieu modeste voir aisé sans histoire, donc quel est l’intérêt ? Et bien je ne vois pas vraiment, Linklater propose un long métrage vide qui est censé jouer son rôle introspectif et nostalgique chez son spectateur, c’est à nous de le combler en quelque sorte, mais ça n’aura pas marché une seconde chez moi, cette vision du cinéma ne me parle pas, quand je regarde un film je veux m’évader et qu’on me donne des éléments, qu’on me fasse ressentir des trucs, dans ce registre qu’on me bouleverse, mais rien n’est bouleversant ou sujet à l’émotion, on reste un observateur vierge et on ressort de "Boyhood" sans ne retenir aucun véritable message. Et pourtant bizarrement je ne me suis pas ennuyé durant ces 160 minutes, elles sont même passées assez vite, ça n’est pas forcément le problème, mais je n’ai cessé d’espérer qu’il se passe enfin quelque chose, je ne sais pas que Mason pète un plomb à cause à cause d’une rupture amoureuse ou d'un affrontement quelconque, qu’il se renferme sur lui même à cause d’une addiction à la drogue, tout cela pouvant créer une crise interne familiale et/ou avec ses proches, mais strictement rien n’arrive jusqu’au générique final, apparemment ça n’est pas le but du long métrage, bon … Cependant j’ai aimé la relation père-fils où j’ai trouvé Ethan Hawke très impliqué dans son rôle, on ressent vraiment une complicité, ça marche également avec Patricia Arquette, même de manière générale l’arborescence est plutôt cohérente, le tout servie par une réalisation minimaliste qui fonctionne avec le registre, on ne s’attarde pas sur des artifices esthétiques (à part la séquence finale du couché de soleil), juste dommage que le reste ne suive pas, même la BO est décevante, pourtant l’intro avec "Yellow" de Coldplay laissait envisager une bande son superbe, frustrant, en plus certains morceaux sont placés de manière presque aléatoire. Ce que j’ai aussi apprécié ce sont les petits détails socio-culturels des États-Unis au fil des années comme la politique Bush et la guerre en Irak et en plus sans en faire des caisses, et ça c'est bien joué. Enfin ça reste tout de même le long métrage typique pour plaire aux américains, comme une fresque à la "Forrest Gump", nul doute qu’il sera le favori aux Oscars, c’est écrit d’avance, décidément cette académie n’en finira plus de me décevoir d’année en année, le cinéma hollywoodien qui se regarde dans le miroir ça devient irritant. Bref "Boyhood" m’aura déçu, j’attendais autre chose, le film n’est pas non plus mauvais, mais reste à mes yeux dépourvu d’une réelle sensibilité et d’un côté bouleversant qui aurait pu m’interpeler, tout ce travail durant 12 longues années pour accoucher d’un résultat si peu intéressant dans le fond de son histoire, c’est vraiment dommage. D’ailleurs je pense qu’il n’y aura jamais de second visionnage car je n’ai strictement aucune envie de revoir ce film.

Jola10

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2,5Moyen
Publiée le 17/08/2014

De mon point de vue le seul intérêt de ce film est l'idée de la réaliser sur la durée et avec les mêmes acteurs. Ensuite très clairement je me suis ennuyée c'est tellement banal... la vie de vous de moi de monsieur et madame tout le monde qui est du déjà vu et revu puisque la vie c'est notre quotidien. Quant aux messages donc certains parlent dans les critiques, oui bon... rien de véritablement profond. J'ai préféré les premières années ou le rôle des personnages étaient distribués de façon équitable. Plus tard ca se concentre sur le garçon mais ça devient vite répétitif sur un ton plutôt monocorde. un bon ptit gars. des bons parents avec leurs erreurs, leur défaut..; bon le temps qui passe sans que rien d'important n'arrive sauf des choses banales. moi ca m'a ennuyer alors que c'est ce que d'autres ont aimé....

nathaliewell

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1,5Mauvais
Publiée le 10/08/2014

Le réalisateur a filmé chaque année durant 12 ans les mêmes comédiens pour faire un film unique sur la famille et le temps qui passe. Idée originale qui donne immédiatement envie d’aller voir ce film. Si cette originale façon de réaliser son film est indéniable, à part cette originalité, il ne se passe pas grand-chose. Le film qui fait 2h45, m’a semblé durer 12 ans ! C’était long, et je n'ai pas réussi à ressentir une émotion quelconques. C’est banal, c’est plat. 12 ans à faire son film okay, mais encore faut-il qu’à l’écran on ressente une émotion, une adéquation, hors il n’en est rien. C’est ennuyeux à en mourir. Je n’ai pas quitté la salle parce qu’il est important pour moi de voir une œuvre jusqu’au bout pour me faire un avis, mais je me suis terriblement ennuyé. Film pathétique tant il n’en ressort qu’un immense vide. Le réalisateur a peut-être passé 12 ans de sa vie à faire ce mauvais long métrage, moi j’ai perdu 2h45 de mon temps.

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