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    Mister Babadook
    note moyenne
    2,8
    2819 notes dont 469 critiques
    répartition des 469 critiques par note
    31 critiques
    104 critiques
    130 critiques
    89 critiques
    55 critiques
    60 critiques
    Votre avis sur Mister Babadook ?

    469 critiques spectateurs

    Flaw 70
    Flaw 70

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    4,0
    Publiée le 5 août 2014
    Premier film de Jennifer Kent, The Babadook est un film d'épouvante maîtrisé et ingénieux qui préfère distillé une ambiance oppressante et une atmosphère anxiogène plutôt que de tomber dans les facilités du genre. Tout d'abord le scénario écrit par Kent sera plus un drame familial sur fond de thriller psychologiques plutôt qu'un film d'horreur traditionnel ( un peu comme le Shining de Kubrick et le Sixième Sens de Shyamalan ) même si il y empreinte les codes cinématographiques. Le film se passera donc en quasi huit clos avec pour seuls protagonistes principaux une mère dépressif et son fils instable qui ont tous deux un lourd passif suite au décès du père survenu le jour de la naissance de son fils. Le scénario joue habilement avec les nerfs du spectateur en retardant un maximum l'apparition de son monstre, le fantastique ne sera jamais vraiment expliqué nous laissant dans l’expectative en nous demandant si tous cela est réelle ou juste un délire psychotique partagé entre la mère et le fils. D'ailleurs l'aspect fantastique n'est même pas le moteur du film ayant presque un rôle secondaire dans l'histoire car il m'est du temps à apparaître dans le récit, et la véritable horreur sera tout autre, celle du ressenti et de la haine envers son enfant qu'on tient pour responsable de tous nos malheurs. Car ici on adopte le point de vue de la mère, et elle voit son enfant comme un véritable monstre ( les scènes en voiture ou celui-ci enchaîne crise d'hystérie sur crise d'hystérie ), elle lui en veut pour la mort de son mari même si elle sait bien qu'il ni est pour rien, elle a l'impression d’être envahie et étouffer par son propre enfant. Tandis que lui se sent rejeté par tous surtout que c'est un enfant turbulent à l'imagination débordante et qu'il cherche désespérément à attirer l'attention. L'horreur initiale du film se trouvera là avec la haine perpétuelle et le rejet, ce sentiment de solitude qui fait peur à chacun mais finalement cela va subtilement évolué vers les peurs enfantine qui nous poursuivent pour le reste de nos vies. D'ailleurs on à presque l'impression que Kent veut exorciser ses démons et elle utilise avec intelligence la peur et les réflexes d'enfants spoiler: ( Le faite de se cacher sous les draps lorsque l'on a l'impression d’être observé comme si cela nous protégeais, d'ailleurs la démystification de cette illusion fait froid dans le dos ) . En cela l'idée de faire apparaître sa créature dans un livre d'enfants est plutôt bien trouvé surtout que les moments ou le livre et la créature apparaissent sont de pures moments de noirceur et de poésie. Car ici pas de démon ou de sorcière pour parler de possession spoiler: ( même si il en sera question mais dans une moindre mesure ) ou de malédiction, c'est un croque mitaine qui naît de la psyché des personnages, il se nourrit des peurs et est étroitement lié à cette famille. D'habitude dans ce genre de film, la famille emménage au mauvais endroit car la maison est hanté suite à de tragique événements, ici c'est la famille qui est hanté, non pas par un monstre mais par elle même. Si le Babadook existe c'est parce qu'ils croient en lui, et plus précisément parce que la mère l'a créer par sa haine et son désespoir. En ça la créature sera plus intéressante car elle à un passif et une histoire, on retrouve une fascination du monstre et une sens de la poésie macabre qu’affectionne tant Guillermo del Toro. Surtout qu'ici elle sert admirablement le propos du film spoiler: ( le Babadook est la représentation de la mort du père avec tout ce qui l'entoure soit la peur, la tristesse, les rancunes et la haine de la mère ) et en cela la fin est non seulement inattendu mais intelligente malgré un aspect un peu poussif spoiler: ( ils décident d'adopter le monstre comme si chacun décidait de pardonner à l'autre et comme si la mère pouvait enfin faire son deuil et apprendre à aimer son fils ) . Le monstre est donc clairement un moyen d'explorer la psyché des personnages ce qui le rend bien plus authentique et terrifiant que la plupart des autres créatures de films d'horreurs qui mise avant tous sur leurs aspects horrifiques mais qui n'ont aucune personnalité. Pour ce qui est des acteurs les seconds rôles sont bons mais pas envahissent dans le récit tandis que le jeune Noah Wiseman est excellent en arrivant à être tous aussi agaçant que attachant alors que Essie Davis est bluffante dans son interprétation habité et schizophrénique ou elle brode un palette d'émotions hallucinantes et tout le temps juste. Pour ce qui est de la réalisation le travail sonore est impressionnant, nous entraînant dans cette ambiance glauque ou nos oreilles sont à l’affût de chaque grincements, c'est donc très immersif tandis que le design du monstre est simpliste mais efficace jouant plus sur son aspect distorsionner que sur le visuel de son visage qui d'ailleurs aura le mérite d’être montrer que furtivement pour accentuer le mystère qui l'entoure. Sinon la mise en scène est très inspiré, faisant directement révérence à l’expressionnisme allemand ( dont des extraits de films seront d'ailleurs placé dans ce film ) par ces jeux d'ombres et de lumières. Elle a aussi la bonne idée de ne pas tomber dans la facilité du film d'horreur traditionnel à savoir le jumpscare qui aurait pu enlever toute tension au film. Et les procédés que Kent utilise pour éviter de trop dévoiler sa créature sont astucieux et entretiennent l'angoisse et le mystère du film. En conclusion The Babadook est un très bon film d'épouvante, une oeuvre singulière qui est une véritable bouffé d'air frais face à ces productions qui cède à la facilité et qui préfère jouer sur l'effet de surprise que sur l'effroi. Ce genre de proposition de cinéma d'horreur ce fait trop rare pourtant c'est là que l'on touche vraiment à l'essence du genre soit dans l'horreur psychologique, celui qui nous retourne et nous pose des questions, celui qui nous poursuit même après la fin de la projection. En tout cas il est clair que Jennifer Kent est une cinéaste à suivre de près et que si elle poursuit dans cette voix elle pourrait aisément devenir la maîtresse du genre en arrivant là ou James Wan à échouer ( il joue selon moi beaucoup trop sur les effets de manche que sur la psychologie ) et en inscrivant son cinéma dans la ligné de celui de John Carpenter à savoir l'âge d'or du cinéma d'épouvante.
    Requiemovies
    Requiemovies

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    3,0
    Publiée le 28 juillet 2014
    Financé principalement par un site de crowdfunding «Mister Babadook» se lance à l’assaut des salles françaises avec l’étiquette que le film a pu acquérir lors de nombreux festivals. Celle d’un digne héritier des films de Polanski, au plus proche de «Rosemary’s baby» et du «Le Locataire». Si la barre semblait haute et difficilement franchissable, on peut admettre que Jennifer Kent s’en sort plutôt avec les honneurs sans pour autant dépasser les succès précités de son ainé. La faute à quelques erreurs, ici et là, sans doute liée à un manque de budget plus qu’a un manque de savoir faire. L’efficacité du film se joue principalement sur une tension permanente là ou d’autres films, plus conventionnels, nous assènent de jumpscare ou de séquences gore tape à l’œil. C’est bien là tout le pouvoir de « Mister Babadook » savoir distillé une atmosphère oppressante, toujours ancrée dans une folie que la réalisatrice ne tente jamais de définir. (...) «Mister Babadook», ne réinvente ni ne change le genre, par contre, armé de belles intentions le film s’aventure dans une belle proposition. Jennifer Kent tente de nous faire rentrer dans cette folie et prend soin dans un dernier acte de nous faire encore plus douter sur ce qu’on a pu voir pendant 1h30 ; effet à demi réussit. Si dans un premier temps l’ensemble fonctionne vraiment il reste hélas quelques doutes sur la teneur du récit et une facilité de ne pas choisir une proposition claire à offrir au spectateur. A défaut, et cela reste intéressant, un jeu s’installe autour du film, bien mise en scène mais qui ne prend malheureusement pas assez d’ampleur dans sa globalité.
    AMANO JAKU
    AMANO JAKU

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    2,5
    Publiée le 13 décembre 2014
    Voilà un film qui, malgré de bonnes intentions, n’a pas réussi à me captiver plus que ça. Pourtant, "Mr Babadook" n’a rien de véritablement dérangeant dans sa forme comme dans son déroulement : introduction, présentation des personnages, scènes de la vie quotidienne, problèmes exposant le contexte...bref tout est très classique mais cela permet de crédibiliser les protagonistes…mais voilà le problème principal du film : à force de faire trop réaliste, on a réellement l’impression d’assister à une histoire dramatique à laquelle on a juste balancé des éléments fantastiques pour la rendre moins chiante qu’un quelconque drame social français (le fait que Jennifer Kent, la réalisatrice, soit une ex comédienne et professeur d'art dramatique doit y être pour beaucoup dans la donne !). Et c’est assez dommage car, quand on quitte enfin le domaine de la crise existentielle et que l’on rentre enfin dans le fantastique, le film s’en sort plutôt bien avec une très bonne ambiance ainsi qu’un monstre assez réussi : ses rares apparitions à l’écran ainsi que les sons qu’il exprime (qui rappelleront à certains la créature de "The Grudge") sont plus qu’angoissants. Pourtant, vouloir associer drame et peur était une bonne idée, et d’ailleurs cela m’a rappelé un film irlandais qui avait déjà tenté l’expérience ("Citadel") ; mais contrairement au film de Ciaran Foy, "Mr Babadook" n’arrive pas à transcender ce postulat à l’écran. Heureusement pour nous, le film n’est pas entièrement à jeter et nous propose entre autre une fin aussi inattendue qu’intéressante, ainsi qu’une prestation remarquable de la part d’Essie Davis qui est bouleversante en femme accablée par le destin. Non, le pire, c’est son maudit gamin : il est totalement insupportable (et la VF n’arrange rien aux choses !) à un tel point que j’en ai souhaité qu’il finisse par se faire trucider par le monstre !! J’en ai encore les oreilles qui saignent….Bref, tout en étant bourrée de bonnes intentions et en nous livrant sa maîtrise de la caméra et ses connaissances du genre (la télé d’Amélia passe des extraits de films de Méliès et du "Les Trois visages de la Peur" de Mario Bava), Jennifer Kent rate le coche de peu : peut-être qu’avec un peu plus de budget, elle aurait pu pondre une très bonne série B (comme "Citadel" justement) ; mais compte tenu qu’on parle d’un premier film australien à petit budget, je pense qu’il va falloir suivre avec attention la carrière de la dame.
    Terreurvision
    Terreurvision

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    4,0
    Publiée le 3 juillet 2014
    Mister Babadook étonne par sa maîtrise formelle et thématique, sa violence psychologique et son climat lourd. La réalisatrice Jennifer Kent parvient à développer un personnage, si consistant et effrayant, qu'il pourrait très bien marquer l’inconscient collectif... Notre critique est en ligne sur le site Terreurvision.
    François G.
    François G.

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    3,5
    Publiée le 15 août 2015
    "The Babadook" est malsain, dérangeant et troublant. Cet exercice de style s'inspirant des plus grands tel que Polanski, et de l'impressionnisme Allemand se rapproche cependant plus d'un drame familial ou d'un thriller psychologique que d'un film d'horreur pur et simple. Ce film d'ambiance réalisé par l'Australienne Jennifer Kent ("Monsters"), et un véritable coup de maître dans le genre. L'histoire macabre et perturbante est d'une rare qualité d'écriture, et nous présente des personnages torturés. Des personnages brillamment incarnés par Essie Davis et le petit Noah Wiseman. Ces deux acteurs nous livrent des performances terrifiantes tout le long du dénouement, tout comme le reste du casting. L'horreur mise en scène par la réalisatrice est vraiment effrayante et glauque, particulièrement à cause des thématiques abordées : la peur de ne pas être aimé, la folie après le deuil, la vraie solitude, etc... De nombreuses questions sans réponses seront d'ailleurs à prévoir, tant la suggestion est présente. Ce 'Babadook' que l'on cherche à connaître, à identifier et à comprendre sera transposé à travers différents degrés de lecture de ce drame. Est-ce le Diable ? Une réincarnation du père ? Une pure invention ? Cette horreur psychologique efficace et magnifiquement retranscrite à l'écran. La réalisation nous plonge quant à elle directement dans l'ambiance à travers des plans lents et sombres dans des décors froids et graphiques. L'esthétique de "The Babadook" est très recherché, ce qui fait monter l'adrénaline. L'ambiance cauchemardesque est d'une réelle intensité et la musique bien que peu marquante accentue cet effet. Lourd, poignant et profond, le scénario est intelligent et nous traine de séquences angoissantes en séquences émotionnelles avec une grande habileté. Cette horreur pure nous terrifie tout le long, sans pour autant nous faire sursauter, les jump scares n'étant pas utilisés. C'est donc face à un film d'ambiance particulier et subtile qu'on fait affaire, qui est digne des meilleurs films horrifiques de ces dix dernières années.
    scarface666
    scarface666

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    5,0
    Publiée le 1 décembre 2014
    Si vous cherchez un film d’épouvante très psychologique, c'est fait pour vous ! Quelques plans foutent une trouille de tout les diables ! Et en plus de ça, le scenario est intelligent et ne tombe pas dans les pièges du genre. Un film d'horreur où il faut réfléchir un peu ? Et ouais mon pote, Mister Babadook !
    darkvash
    darkvash

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    0,5
    Publiée le 6 janvier 2015
    Décidemment je ne comprends rien au cinéma. 3,5 en critique presse? Ce film est du vent, complètement du vent. Partant déjà mal avec un gamin totalement insupportable et une mère avec 2 de tension, le film tourne pas mal avec l'apparition du livre et à savoir si tout est inventé ou si le Babadook existe vraiment. Et... voila. Le néant s'en suit, néant scénaristique avec aucune explication plausible et une fin incompréhensible. Des scènes très longues et ne servant à rien sont sûrement là pour combler ce puits sans fond. Même curieux, évitez vous ce supplice.
    ChroniqueMécanique
    ChroniqueMécanique

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    3,0
    Publiée le 30 juillet 2014
    Un gosse pas comme les autres, une mère seule et dépassée par les événements, un traumatisme à affronter, un monstre dont on ne sait pas si il est vrai ou si ceux qui le voient sont en train de sombrer dans la folie pure et simple... Les poncifs inhérents au genre ont tout l'air de s’enchaîner à une vitesse à faire fuir les amateurs, las de se voir continuellement servir la même soupe. Évidemment, cela fait peur (bon c'est la principe premier d'un film d'épouvante, me direz-vous), mais peut-être pas dans le bon sens du terme. Pourtant, et devant ce monticule de codes propres au genre qui à la don de faire craindre un film peu personnel, la cinéaste novice Jennifer Kent réussit à accoucher d'un film bien plus original qu'il en a l'air et digère, avec un certain brio il faut l'avouer, les influences qui l'ont contaminé pour faire naître son bébé. Pêle-mêle, on sent le "Shining" du maître Kubrick, la trilogie de l'appartement de Polanski ("Le locataire", "Répulsion", "Rosemary's baby"), en passant par tout un tas de titres du cinéma expressionniste allemand ("Le cabinet du Dr. Caligari" de Robert Wiene, "Nosferatu" de Murnau...), voire Jacques Tourneur ("La féline"). Son esthétique, tout comme l'atmosphère qu'elle crée, fleure bon le vénéneux parfum de ces chefs-d’œuvre de l'angoisse. Consciemment ou non, habilement ou non (comme par exemple lorsqu'elle diffuse, un peu maladroitement comme pour les surligner, ses références à la TV lors de certaines séquences), son premier long-métrage transpire d'un véritable amour pour le genre. Des clairs-obscurs, un jeu avec les ombres, des décors dans des tons effroyablement sombres comme si ils avaient été crayonnés à la pastel, une ambiance aux teintes gothiques, tout ça rappelle le cinéma expressionniste allemand. Un quasi huis-clos dans une maison qui semble elle-même nous étouffer, la paranoïa et la folie qui guette à chaque coin de porte, tout ça rappelle les thèmes polanskiens et kubrickiens. Kent parvient avec un certain savoir-faire à créer du suspense et une matière oppressante même si elle n'invente absolument rien. Et la photographie grisâtre et infiniment sombre de son chef-opérateur est à saluer. Son univers visuel est audacieux, référencé, stylisé, et tente de créer un véritable langage visuel propres aux expressionnistes, où la psychologie et l'émotion des personnages rejaillissent sur les décors. Et puis au fond, "Mister Babadook" n'est pas véritablement un film d'horreur. Si il est traité dans le registre de l'épouvante, on pourrait finalement avoir à faire à un thriller psychologique. En effet, le Babadook qui vient hanter mère et fils ne semble être qu'une parabole, un prétexte aux démons qui dévorent cette petite famille sur le point d'imploser. Tuer ce monstre imaginaire, c'est affronter les problèmes indicibles qui nous rongent et que l'on refusent de voir, que l'on réprime jusqu'à ce qu'ils en deviennent abominablement gigantesques. En cela, "Mister Babadook" fait preuve d'une véritable originalité dans son traitement de la relation mère/enfant, thème sensible et difficile à aborder. Contrairement à beaucoup d'idées reçus, on aime pas toujours automatiquement ses enfants et ce quoiqu'ils font. On doit aussi apprendre, dans certains cas de figure difficiles, à les aimer, surtout lorsque l'on pense qu'ils sont la cause de nos maux et douleurs. Et par conséquent, il faut affronter le monstre que l'on pense être. Car mettre en doute l'amour maternel fait naître le pire des horreurs. Si il paraît donc souvent n'être qu'un banal film d'horreur de plus, "Mister Babadook" est en fait plus complexe et plus subtile que cela, traitant par le prisme du cinéma d'angoisse un sujet profond et délicat dont un drame aurait très bien pu se saisir. Vous l'aurez compris, ce thriller horrifique séduit, mais agace par la même occasion. Au moins, il ne laisse pas de insensible et c'est une bonne chose. Si on aime son atmosphère et sa mise en scène, la folie et la noirceur qui s'en dégage, sa façon de prendre à contre-pied les codes du genre, et aussi son jeu d'acteurs (la mère, Essie Davis, est formidable, mais c'est surtout l'enfant tête-à-claques et hyper-attachant joué à merveille par le tout jeune Noah Wiseman, débutant mais déjà plein de promesses, qui remporte tous les suffrages), on peut lui reprocher certaines maladresses. Il y a ce trop-plein de déjà-vus qui en fait partie, même si l'on se rend compte après coup que cela était nécessaire et plutôt finement joué ; mais surtout le fait de ne pas trop savoir comment utiliser le Babadook a bon escient. C'est dans les moments où le monstre apparaît que le film perd beaucoup de sa superbe, et même parfois de sa crédibilité. Car plus l'intrigue s'approche de son dénouement, plus l'on voit à l'écran cet ogre jusqu'ici tapi dans l'ombre, et plus on sent une certaine approximation, un manque de maîtrise et de justesse dans son utilisation, et c'est bien dommage. La scène de l'affrontement final, complètement bancale, voire ratée, en témoigne. Mais "Mister Babadook" devrait ravir les amateurs du genre, car il parvient à créer plusieurs moments de frissons bien sentis. Surtout, il respire le cinéma, l'amour pour les films d'horreur, et l'on pense à lui encore plusieurs jours après visionnage. Il confirme au passage le renouveau du septième art australien dont on aime voir la nouvelle vague venir s'écraser jusque sur nos côtes, chevauchée par les brillants nouveaux cinéastes d'un continent océanien souvent oublié au cinéma, et révèle une réalisatrice à surveiller durant les prochaines années. Transformera t-elle cet essai ? A suivre... Retrouvez toutes mes critiques, analyses et avis sur ma page Facebook et mon blog, Chronique Mécanique. Merci !
    Marvelll
    Marvelll

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    3,5
    Publiée le 11 juillet 2014
    Mister Babadook est une véritable bouffée d’air frais. Au lieu de nous livrer une simple bobine gore, Jennifer Kent préfère s’attacher à iconiser sa créature et à lui construire un véritable mythe tout en soignant ses personnages. Voilà, ce qui explique pourquoi on se souviendra longtemps du Babadook. Lisez la critique complète sur le blog de Marvelll.
    Lyon W.
    Lyon W.

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    3,5
    Publiée le 30 juillet 2014
    Le stress s'installe tranquillement et l'on se laisse embarquer dans cette intrusion de Babadook. Le style est réfléchi, la narration suit une certaine logique. Tout n'est pas parfait mais le film remplit ses engagements et nous sert de bonnes scènes d'angoisse avec très peu de moyens. L'enfant et la mère sont très bons.
    Chatterer
    Chatterer

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    5,0
    Publiée le 4 juillet 2014
    En rédigeant ma critique sur le film « Mister Babadook », je me sens assez frustré. Je réalise qu’il me sera difficile de parler du métrage. En effet, pour éviter de gâcher votre plaisir, je suis obligé de rester superficiel. Et pourtant il y aurait des millions de choses à dire. J’aurais envie de décortiquer le film, de vous donner mes vraies impressions et de parler du film tel qu’il est…De la psychologie des personnages et du drame en tant que tel. Je commencerai par évoquer les mensonges annoncés sur l’affiche. Pourquoi cette comparaison avec « The conjuring » et « Insidious » ? « Mister Babadook » n’a absolument rien à voir avec ces films (que j’adore). La bande annonce qui surenchérie en présentant un métrage d’horreur alors qu’il n’en est rien. Ou en tout cas, pas de cette manière. Depuis la mort de son mari, Amélia tente de vivre du mieux qu’elle peut avec son fils Samuel. Un deuil difficile à mener, Amélia semble écraser par le poids d’un quotidien qu’elle ne supporte plus. Son fils en subira les lourdes conséquences et montre une instabilité qui inquiète tout l’entourage. Les choses ne feront qu’empirer le jour où l’enfant sort de son étagère un étrange livre ultra effrayant « Mister Babadook ». Amélia et Samuel réveillent alors une horrible créature malveillante et violente qui leur promet une mort certaine. Alors que Samuel comprend la menace qui plane, sa mère n’entend pas les avertissements de son fils. Progressivement, elle sent une menace planer autour. Elle a laissé entrer la créature dans sa maison et réalise alors que ce babadook ne partira jamais…. Autant le dire, ce métrage est un véritable ovni. Etonnant par sa forme et sa thématique. Jennifer Kent propose un film d’une rare violence psychologique (je n’ai pas trouvé d’autres termes) et effraye par son intensité. Un climat lourd et dérangeant. Des métaphores maitrisées. Je suis conquis par l’œuvre ! C’est dans le cadre de l'avant-première à Lillle, en présence de la réalisatrice que j’ai pu voir le film. Après visionnage, on aurait des tonnes de questions à poser. Ma collègue, Psychologue, qui nous accompagnait a été fortement touché par le film et s’est jeté sur le micro pour lui demander si elle a puisé son inspiration dans les livres de psychologie et autres sources en lien avec ce qui est proposé dans le film, estimant que le sujet est incroyablement maitrisé. Elle répond alors qu’elle a commencé par l’écriture de son histoire. C’est un an après qu’elle a commencé à se documenter. Elle dit avoir été surprise que son inspiration soit aussi proche de la réalité. Preuve que Jennifer Kent croit en son histoire, l’a créé avec beaucoup de sincérité et y a mis toutes ses tripes. Les questions dans la salle tournent aussi beaucoup autour de ses références cinématographiques. Effectivement la cinéaste aime le cinéma de genre, c’est une évidence. Des références comme « Halloween » qu’elle décrit comme un film ayant une vraie âme, « Le cabinet du Dr Caligari », les films de Méliès, mais aussi les films d’horreurs des années 70… Elle explique aussi qu’elle voulait mettre en images son histoire qu’elle déclare être très visuelle. Impossible de choisir un autre support. Un livre n’aurait jamais eu un tel impact. « Mister Babadook » puise également sa force dans son casting parfait. Essie Davis incarne le rôle d’Amelia prodigieusement. Je pense que personne n’aurait pu être meilleur ! Jennifer Kent a parlé aussi de Noah Wiseman qui interprète Samuel. Elle avait conscience de la difficulté de travailler avec un enfant sur ce type de film. Elle a choisi alors de passer énormément de temps avec lui avant de tourner pour lui expliquer le film. Elle voulait que l’enfant comprenne parfaitement le film et son rôle. Et cette étape lui semblait cruciale pour qu’il puisse vraiment entrer dans la peau de son personnage. Et en effet, ce gamin est impressionnant. Elle a su le diriger et lui permettre d’être totalement crédible. Elle a su puiser en eux la force dramatique nécessaire au bon fonctionnement de son histoire. Enfin, je finirais ces quelques notes en insistant sur le fait que « Mister Babadook » est un film exceptionnel qui m’a scotché et glacé le sang. Je le recommande à tous en précisant qu’il ne faut pas s’attendre à un nouveau Freddy ou Jason, ni même à un Conjuring ou Insidious. Il ne s’agit pas d’un film d’horreur comme nous avons l’habitude de voir mais plutôt un film d’auteur honnête et sincère qui ne peut laisser indifférent.
    Rainfall_Shadow
    Rainfall_Shadow

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    5,0
    Publiée le 7 décembre 2014
    Étonnamment, ce film Australien est d'une effroyable réussite. Profond, il invite, sur fond de peurs terrifiantes, à une tendre réflexion sur la mort, la tristesse, le manque et finalement la gestion de nos peurs, l'apprentissage que nous devons faire avec. Ce film est une invitation profonde à la réflexion, notamment à la réflexion sur soi. On n'en ressort pas indemne, mais quel film ! quel film !
    Stephane P.
    Stephane P.

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    4,0
    Publiée le 5 juillet 2014
    The Babadook n'est pas le film de terreur annoncé ! Nous avons ici un film d'auteur au propos rare qui fascine et intrigue plus qu'il n'effraie. Il est tout de suite important de souligner la réalisation de Jennifer Kent. Elle nous offre un film sombre, presque en huit clos mais avec des angles de caméra tarabiscotés. Sa réalisation est typique d'un cinéma australien d'antan, et les amateurs ne s'y tromperont pas. Le film tourne à une vitesse proche de la somnolence et nous offre une descente progressive vers la folie qui aboutira par une spoiler: résilience inattendue. Mais la réalisatrice va bien au delà... Elle va au bout de son sujet avec un absolue maîtrise et assume son propos dérangeant. Est-il possible qu'une mère soit mise à l'épreuve par son enfant ? Quelles seront les armes que celui-ci utilisera pour qu'elle lui donne l'amour tant attendu ? Nous sommes dans une approche fantasmagorique du propos et de sa matérialisation par le biais d'un conte pour enfant qui se transforme en cauchemar absolu. Babadook est donc une projection haineuse qui ne disparaitra jamais totalement... car comme le dit très bien l'accroche "Le Babadook jamais ne partira" ! ... elle est précisément là l'horreur véritable !
    Kiwi98
    Kiwi98

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    3,5
    Publiée le 31 juillet 2014
    On se souvient tous d'un certain Sixième Sens, premier film majeur des années 2000 réalisé et écrit par M. Night Shyamalan ou le jeune Cole Sear présente de nombreux troubles mentaux au grand damne de sa mère qui va devoir apprendre à l'aimer. Mais d'ou vient cette comparaison ? Et bien il se trouve que dans Mister Babadook - premier long métrage écrit et réalisé par l'australienne Jennifer Kent - et bien c'est exactement la même chose à part le fait que le jeune garçon ne voit pas des fantômes mais est frappé par des visions épouvantables et s'imagine qu'un monstre à prit possession de sa maison et de sa mère à travers un livre pour enfant drôlement glauque, des hallucinations qui vont bien évidement se révéler vraies. Finalement Mister Babadook n'est pas réellement le film d'horreur à maison hantée attendu mais plus un film dramatique sur une mère qui va devoir apprendre à aimer son garnement. Le film repose tout de même sur une énigme : qu'est ce que le Babadook ? La réincarnation du papa décédé ? Un esprit maléfique et vagabond ? Une invention de la mère ? Du fils ? Le Diable ? Des questions auxquelles le film ne répond pas mais chaque hypothèse est pourtant cohérente par rapport à l'intrigue. Mister Babadook rend également un hommage surprenant au cinéma de George Méliès, tout d'abord le monstre pourrait à lui seul sortir d'un des films du grand pionniers du cinéma contemporain (au prix d’être vraiment effrayant) avec son design enfantin, d'ailleurs Jennifer Kent s'amuse pas mal à l'inclure dans les films de Méliès quand nos deux protagonistes les regardent à la télé. Mais voilà finalement que retenir de ce film ambitieux mais au final assez bancal dans son écriture ? Et bien pas grand chose car Mister Babadook est aussi original qu'il est déjà vu sur tout les plans entre le gamin tête à claque et la maman possédée, si bien que l'issue finale est bien sure connue d'avance, final d'ailleurs très frustrant et sans aucun sens particulier. Il faudra en revanche noter la révélation Essie Davis, aperçue dans quelque films américains (Matrix Realoaded, Matrix Revolution, La Jeune Fille à Perle) elle incarne à merveille la mère veuve Amélia, un personnage facile à identifier qui déclenche immédiatement l'attachement, attachement un peu plus dure pour le fiston Samuel interprété par Noah Wiseman qui du haut de ses 6 ans se montre convaincant mais est atrocement filmé. Bilan : Aussi convaincant que bancal Mister Babadook est dans tout les cas un film dont il faut saluer l'audace car pour un premier film Jennifer Kent réussi globalement son paris.
    Joe D.
    Joe D.

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    3,5
    Publiée le 2 août 2014
    Pétard mouillé ce Mister Babadook ?? Eh bien clairement non, ici, pas ou peu de gores, beaucoup de subjectivité sur le mythe du Babadook tout au long du film. C'est clairement un bon film trhiller psychologique. spoiler: Amelia complètement démolie depuis la mort de son mari, 7 ans auparavant, le jour de la naissance de son fils Samuel, ne reprend pas le cap, et son fils Samuel le ressent. Les enfants sont les meilleurs capteurs de notre sensibilité après tout. Du coup, tout au long du film on se demande si le Babadook existe ou non ?? Je dirai peu importe, il est la représentation de la part de deuil refoulée et surtout refusée d'Amelia. Ses pétages de plomb, de même que ceux de Samuel, qui paraît au départ turbulent sont très justifiés. Ils n'ont jamais franchi la barrîère d'en parler, là où l'évidence crève les yeux. Un autre facteur compte aussi énormément dans la dramaturgie de ce film sur la progression psychotique d'Amelia qui prend le contre pied de celui de Samuel, qui est assagi, car ne reconnaît plus sa mère. Le manque d'estime de soi qu'Amelia porte en elle, et ce sentiment qu'elle ressent dans ces entrailles d'être rejeté, cloitré dans ses murs, la font devenir insomniaque. Le manque de sommeil, ici aussi est un facteur très important mis habillement en évidence. Ce film me fait beaucoup écho à Shining où Jack Torrance sombre dans la folie aussi, mais lui, non par manque de sommeil, mais par l'alcoolisme et aussi l'isolement de l'Overlook Hôtel. C'est là toute la force de ce film. L'isolement et les dérives psychiques qui peuvent en découdre. Un film osé, même si tous les codes du genre ne sont pas maîtrisés, peu de jumpscares et à la rigueur tant mieux. Je recommande vraiment ce film, chacun s'y fera son interprétation mais le mythe de Babadook est soigneusement travaillé dans une ambiance glauque et malsaine.
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