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Tunnel
note moyenne
3,7
1460 notes dont 172 critiques
8% (13 critiques)
37% (63 critiques)
40% (68 critiques)
15% (25 critiques)
1% (2 critiques)
1% (1 critique)
Votre avis sur Tunnel ?

172 critiques spectateurs

benoitG80
benoitG80

Suivre son activité 916 abonnés Lire ses 1 365 critiques

4,0
"Tunnel" sous ses airs de film catastrophe est en fait bien plus que cela... Moins prenant que l'excellent "Hard day", Kim Seong-Hoon signe cependant une très bonne réalisation dans la mesure où ce fait divers pointe plusieurs dysfonctionnements tant sur le plan humain, que matériel avec de plus une vision très intéressante de la culture asiatique... Ici, en effet à travers cette relation toujours teintée de soumission et de respect exacerbé, ce sont bien les rapports humains qui sont étudiés et égratignés comme tels, ainsi que les institutions coréennes qui en prennent aussi pour leur grade... Ce qui est frappant, c'est qu'au delà du problème de cet homme enseveli sous terre, c'est aussi toutes les incidences que cet accident va provoquer dans le pays, qui vont nous questionner... Et même si la situation de cet homme pris au piège dans cet étau de ferraille et de pierre va nous atteindre avec horreur, c'est aussi la réaction des secours, des médias et des politiques qui va nous interpeller. Le cinéaste agit donc ici avec un double levier, et c'est tout simplement une excellente idée ! Le jeu des comédiens, après un début hésitant, finit par être de plus en plus convaincant et intéressant pour que la tension se manifeste fortissimo... Au bout du compte, on finit par être happé par cette histoire incroyable qui mettra avec angoisse le moindre tunnel en vue, comme une menace éventuelle et un risque potentiel ! Vivement la sortie...
Stephenballade
Stephenballade

Suivre son activité 163 abonnés Lire ses 1 157 critiques

4,5
La bande-annonce m’avait donné très envie de voir ce film, me rappelant au passage "Daylight". Et quand on sait que le cinéma sud-coréen est un cinéma à part du fait de son style atypique, eh bien il faut s’attendre soit à une pépite (on en a eu), soit à une grosse désillusion (on en a eu aussi). Là je considère que c’est du tout bon. D’abord il faut savoir que "Tunnel" est à la fois un film catastrophe et un drame. Rien de réellement novateur, en somme. Jusque-là, je pense que tout le monde est d’accord. Seulement "Tunnel" se démarque en offrant un point de vue différent. En effet, le cinéma occidental se place généralement sur le point de vue des sauveteurs et sur celui des victimes, il parvient à mettre du rythme sans que la dramaturgie ne prenne jamais le dessus de façon outrancière. Sauf que là, "Tunnel" propose une narration tout à fait différente. L’entrée en matière se fait de façon anodine : durant le générique de début, on voit une infiltration d’eau dans une cavité ronde… Et quand viennent les vraies premières images, la caméra s’attarde sur celui qui va être le héros malheureux, en saisissant un instant de vie des plus banals. La capture de cet instant de vie est saisissante de crédibilité, et le positionnement de la caméra sur la voiture offre un plan qui ressemble presque à de la 3D quand le véhicule quitte la station-service. Pour cet homme qui s’apprête à rejoindre sa famille en réglant quelques menus détails, rien n’annonce la mésaventure qui va s’abattre sur lui. C’est là que tout s’accélère, par le biais de puissants bruits étranges amenant une incrédulité doublée d’une vive inquiétude chez cet agent commercial pour le compte du constructeur automobile Kia. Trop tard, le piège s’est refermé et la catastrophe peut avoir lieu, mise en scène par des effets spéciaux époustouflants de réalisme. Dès lors, l’histoire va davantage se focaliser sur l’enseveli. Ainsi le spectateur pourra ressentir les effets d’un confinement claustrophobique, avec l'inévitable longue période d’attente durant laquelle espoir et désespoir vont immanquablement se succéder. Le spectateur prendra aussi connaissance des paroles réconfortantes, des paroles empreintes de conviction prononcées par un sauveteur qui n’a d’autre code d’honneur que de sauver, quel que soit le coût et les moyens. Le réalisateur Kim Seong-hun incorpore avec maîtrise les scènes extérieures à la litanie de ce père de famille. Certes on aurait aimé voir davantage les moyens considérables mis en œuvre pour un sauvetage qui s’annonçait aussi compliqué que périlleux. Cela aurait permis de mesurer l’adhésion de tout un peuple sur les premiers jours, et la solidarité des différents corps de métier réquisitionnés. Au lieu de ça, l’accent a davantage été mis sur des sujets plus universels, comme le sensationnalisme des journalistes plus prompts à gonfler leur audience que de se préoccuper réellement du sort de la victime, ou comme le fait que les politiques soignent leur image en faisant croire qu’ils sont proches de leur population en se déplaçant sur place et en se faisant prendre en photo avec la femme de l’homme enseveli. Evidemment, devant les délais importants et les dépenses colossales consenties pour parvenir à un dénouement heureux incertain, la sempiternelle question de savoir ce que vaut la vie d’un homme se pose, surtout lorsqu’il n’y a plus aucun contact entre le naufragé et l’air libre. Il me semble que dans n’importe quel pays, la question finirait par se poser un jour ou l'autre dans un tel cas, notamment lorsqu’il n’y a qu’une seule vie à sauver, à supposer qu’elle existe encore. En revanche, là où résident les propos les plus accusateurs selon moi, et je m’étonne de ne voir personne en parler dans les différents commentaires, c’est dans les économies de bouts de chandelles faites par des entreprises dans des constructions telles que des tunnelsspoiler: , avec pour conséquence des plans pas réactualisés. Ben oui, ça fait désordre, puisque c’est illégal. Un sujet finalement assez peu évoqué au cinéma et pourtant, partout dans le monde, nous avons tous entendu parler de cas de malfaçons dans les constructions (immeubles, maisons individuelles…) avec entre autres des diamètres de ferraillages insuffisants et du même coup insuffisants et en deçà de ce qui avait été préconisé au montage du projet. Et je ne parle même pas des matériaux de qualité moindre. Et puis l'air de rien, le réalisateur a argumenté cette petite dénonciation en montrant un ferraillage que l'homme enseveli essaie de replier. Franchement, la ferraille ne vous parait pas trop fine pour une tel ouvrage d'art ? La stupeur est donc de mise chez le spectateur lorsque les aspects financiers emportent tout sur leur passagespoiler: , relançant du même coup la construction d’un deuxième tunnel à proximité du lieu de la catastrophe. Un événement qui va amener la scène la plus forte émotionnellement, lorsque la femme en passe de devenir veuve tente de s’adresser une dernière fois à son mari sans même savoir si son message aboutira. Doona Bae est tout simplement bouleversante. Non seulement la réalisation est maîtrisée, mais en plus l’interprétation des trois acteurs principaux est excellente. Ha Jung-Woo fait parfaitement ressentir les différents états d’âme par lesquels passe son personnage, se raccrochant comme il peut à sa famille tout en cherchant à la protéger en la rassurant sans arrêt. Donna Bae, je viens d’en parler. Quant à Dal-Su Oh, il rend son personnage empathique par une compassion, une solidarité et une détermination de tous les instants. Donc oui, j’ai trouvé l’approche de cette adaptation du roman de So Jae-won intéressante de tous les points de vue et relativement inédite. De plus, le fait de basculer entre un milieu de désolation et l’extérieur permet d’aérer le récit tout en balançant quelques petites choses scandaleuses, avec un humour succinct mais toujours bien placé ce qui le rend parfois corrosif. Ces changements d’atmosphères permettent de ne pas insister lourdement sur toutes ces petites dénonciations mais bien réelles, tout en leur donnant un discours politiquement correct. "Tunnel" est donc une surprenante réussite, portée par une superbe partition de Young-jin Mok qui accompagne merveilleusement chaque moment important du film.
MaxLaMenace89
MaxLaMenace89

Suivre son activité 45 abonnés Lire ses 282 critiques

3,5
Plus gros succès de l'année en Corée du Sud aux côtés de Dernier Train pour Busan, Tunnel est le prototype réussi du blockbuster à la coréenne, un film catastrophe qui s'échappe des codes à l'hollywoodienne pour mieux se concentrer sur l'humain. L'Homme est ici derrière le désastre qui nourrit le récit, mais aussi la victime qui subit et se voit contaminée par ce fléau. Ce qui n'empêche pas le film d'offrir en premier lieu un spectacle assez ahurissant : l'éboulement du tunnel survient dès les premières minutes du film, avant même que l'exposition des personnages prenne vraiment forme, histoire de mettre dans le bain le spectateur de manière aussi sèche qu'ébouriffante. La scène se déroule entièrement du point de vue du conducteur, dans sa voiture, à travers un plan virtuose où la caméra suit la fissure explosant le plafond du souterrain, passant de l'arrière à l'avant du véhicule dans un brillant pano-travelling qui ferait pâlir Steven Spielberg. La suite de Tunnel est tout aussi concise : le récit engage un certain dynamisme où la survie oppressante du personnage sous les gravats s'oppose au travail de l'extérieur - les douleurs de sa compagne, les sauveteurs qui s'évertuent à trouver une solution, la ministre qui s'accapare l'affaire, les grandes entreprises qui voient le désastre d'un mauvais œil, et enfin les médias qui déforme les faits pour le sensationnalisme. Ainsi, au-delà du film catastrophe, le film interroge (certes sans grande subtilité) les maux de la société sud-coréenne, et la société contemporaine en générale, capitalisme où l'enjeu humain se voit dévalorisé, piétiné, dénaturé... En plus du poids des gravats, le personnage subit aussi le poids de son pays. Le symbole est évident : l'habitant coréen écrasé par une organisation d'état absurde et incompétente, poussant le citoyen même à être le porteur d'espoir. Aussi bien film catastrophe que drame de mœurs, le film est surtout dans la parfaite lignée du cinéma sud-coréen en agençant un grisant mélange des genres. Car il offre aussi beaucoup d'humour, plus ou moins délicat, témoignant toujours de ce talent de nous faire passer en deux secondes d'un sourire en coin à la gorge serrée. Ce petit décalage jamais envahissant est d'autant plus une astuce qui nourrit gracieusement le processus d'identification aux personnages. Ceci dit, les scènes sous les gravats engagent surtout un survival aussi asphyxiant que prenant, moments tellement efficaces qu'il se suffisaient à eux-mêmes pour un film entier. On ressent avec force ce sentiment de claustrophobie, d'autant que les péripéties sont légion sous les pierres, plusieurs rebondissements faisant perpétuellement évoluer le huis-clos. L'attitude du personnage, loin d'être enclin à la panique, se veut aussi très crédible : là où le héros en ferait des caisses dans un film américain, ici l'identification est totale avec lui, face auquel on se dit "j'aurais fait comme lui" à chaque geste d'attente et de survie. Ha Jung-Woo est d'autant plus aidé par la mise en scène de Kim Seong-Hun, qui a voulu cacher sa caméra derrière les gravats pour enfermer l'acteur dans la solitude de sa performance. Dommage que plus Tunnel avance, plus il s'enferme dans le conventionnel. Il y a moins de surprises alors que l'espoir de survie se dilue, enfermant le spectateur dans une attente insupportable et un ennui poli. Conséquence : l'épilogue se retrouve un peu bâclé, perdant un peu dans l'émotion demandée. Ce qui renvoi directement au majeur défaut du film : le film est trop long, surtout dans sa seconde moitié, et aurait gagné à se délester d'un petit quart d'heure. Sans démesures mais pas non plus sans défauts, Tunnel perpétue efficacement cette verve sud-coréenne du cinéma de divertissement, alliant le spectacle renversant à un caractère sociétal solide, constat tremblant d'un monde au bord de l'éboulement. Prenant et intelligent, cette galerie brisée mérite que vous vous y engouffriez, histoire de voir s'il y a de la lumière au bout du tunnel.
AMANO JAKU
AMANO JAKU

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4,0
Ah, le cinéma coréen : depuis plusieurs années, je me délecte des bobines provenant du pays du matin calme qui m’ont réservé de formidables surprises ("Sympathy For Mr Vengeance", "The Murderer", "My Sassy Girl", "The Host", "Old Boy", "Le Bon, La Brute et le Cinglé", "The Chaser","J’ai Rencontré le Diable", "Hard Day", "The Insider", "Sea Fog", "Dernier Train Pour Busan"). Alors, lorsque mon cinéma a la bonne idée de mettre à l’affiche la dernière pellicule provenant de ce nouvel El Dorado cinématographique, je ne peux que répondre présent à l’appel. Alors, "Tunnel", de quoi c’est-y que ça parle ? En rentrant chez lui, un homme (Lee) se retrouve enseveli dans sa voiture après que le tunnel qu’il venait d’emprunter se soit effondré…pitch un peu trop simple pensez-vous ? Il est vrai que l’on est à des années-lumière des films catastrophes typiques d’Hollywood qui sont à la recherche incessante du spectaculaire en passant par une course effrénée à la grandiloquence soutenue par un renfort massif d’effets spéciaux. Ici, la fameuse « catastrophe » arrive rapidement dès le début du film qui, par la suite, adopte une construction sur deux espaces : d’un côté un homme, réfugié dans la carcasse de sa voiture, qui devra survivre plusieurs jours avec un minimum de rations et le risque omniprésent d’un autre effondrement ; et de l’autre, l’avancée laborieuse du sauvetage mis en place par les secours qui se voient « dérangés » par la présence des médias et des autorités politiques. Pourtant les coréens s’étaient déjà aventurés sur le domaine du catastrophe spectaculaire (l’hallucinant et très sympathique "The Tower"), mais ici, c’est surtout l’humain qui prime : tout d’abord à travers la question de la survie du protagoniste principal qui permet de tisser du début à la fin du métrage un fil directeur rempli de tension permanente. Ensuite, par le biais des sauveteurs qui sont conscients de l’enjeu et dont l’envie de réussir peut les amener à commettre quelques maladresses malvenues en pareilles circonstances (spoiler: comme le fait de déchirer accidentellement les plans du tunnel !). Leur volonté héroïque est représentée par leur chef (interprété par le très bon Oh Dal-Su que l’on a pu voir dans "Veteran", "Old Boy" et "Assassination"), un sauveteur qui veut rester optimiste et ne rien lâcher face à une situation de plus en plus désespérée : après tout, c’est la vie d’un homme qui est en jeu ! Puis nous avons les politiciens qui n’hésitent pas à faire du populisme avec de la récupération médiatique mais qui doivent aussi faire face à des conflits d’intérêts par le biais des enjeux financiers d’un chantier en suspend à cause du sauvetage ; ce qui nous amène donc à se poser la question de la « valeur » d’un homme. Continuons avec la presse qui s’assoie littéralement sur l’éthique dans l’unique but d’avoir un scoop, n’hésitant pas par exemplespoiler: à appeler la pauvre victime directement sur son portable, lui faisant alors perdre de sa précieuse batterie alors qu’il n’a que cela pour communiquer avec les secours ! Et pour finir, il y a la très touchante femme de Lee, incarnée par l’excellente Bae Doona ("A Girl at My Door", "The Host", "Cloud Atlas"), qui amènera les séquences les plus poignantes comme lorsqu’elle souhaite aider à son tour les sauveteurs en leur préparant à manger, ou encore cette incroyable scène de l’émission radio dont la puissance émotionnelle vous submergera. Le pauvre Lee se retrouve donc au centre d’un drame humain qui dépasse l’entendement. Avec "Tunnel", le cinéma coréen revisite avec succès un genre aujourd’hui trop stéréotypé : refusant le spectaculaire et de faire de son héros un surhomme, privilégiant l’humain et l’émotion, il constitue un joli pied de nez à Hollywood et sa course du grandiose. Après son très efficace "Hard Day", Kim Seong-Hun nous propose un second métrage avec deux visions opposées d’un même accident dont l’antagonisme parvient justement à tenir en haleine: un survival claustrophobique qui prône l’espoir d’une part et un conflit social dramatique qui bascule dans le désespoir de l’autre. Soutenu par un casting exemplaire qui joue d’une rare justesse, Kim Seong-Hun nous livre un beau drame satirique à hauteur d’homme qui n’est ni plus ni moins que l’un des meilleurs films de cette année 2017. N’hésitez surtout pas à aller le voir, surtout si vous aimez le cinéma avec un grand « C ».
Lari Starque
Lari Starque

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3,5
Un bon film genre catastrophe qui a le mérite d’analyser ce qui se passe autour avec justesse. 7/10. La critique complète sur mon blog --> Critique du dimanche
PsychoHead
PsychoHead

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4,0
Encore un très bon film Sud-coréen. Un film catastrophe qui prend aux tripes et cette sensation de claustrophobie est là durant tout le film. Les acteurs sont très bons notamment notre pauvre héros pris au piège sous ce tas de décombres. Éprouvant, emouvant et réaliste. Un petit plaisir aussi cette critique des médias et des journalistes. A voir vraiment.
alice025
alice025

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4,0
Comme d'habitude, les films coréens sont géniaux et « Tunnel » ne déroge pas à la règle. L'histoire ne traine pas et l'effondrement du tunnel surgit dès le début du film, catastrophe rapide et choc à la fois. La trame principale va donc suivre la survie de cet homme pendant un certain temps sous ces décombres, mais aussi la mobilisation des secours au dessus. Ce film n'est pas qu'un simple film catastrophe, il pose également un problème humanitaire, financier et matériel suite à cette opération sauvetage. La vie d'un seul humain vaut-elle le coup de déplacer vents et marées ? On découvre une face noire de tous ces politiciens qui sont près de leur argent et de tous ces médias qui prônent le scoop avant l'humain. Le scénario nous tient en haleine tout le long, on ressent une sensation de claustrophobie en voyant ce pauvre homme se démener autant qu'il peut pour survivre. C'est un film éprouvant et émouvant du début à la fin, parsemée également de petites touches d'humour qui détendent un petit peu cette atmosphère intense. Un très bon film, qui fait réfléchir. cinephile-critique.over-blog.com
Ashitaka3
Ashitaka3

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4,0
Un film qui ne tarde pas à nous mettre dans l'ambiance. Contrairement au film Daylight, on se concentre ici sur une trois-quatres personnages en gros et on ne les lâche du début à la fin. SI certaines choses pouvaient être prévisibles, je me suis régalé des rares scènes d'action, trop peu nombreuses à mon goût car elles sont toutes superbes. La tension est crescendo mais il y a quelques longueurs au milieu du film qui amoindrissent l'impact et la chute qui se voulait plus remarquable, alors qu'elle reste plus ou moins réaliste. L'humour est très présent et bien placé la plupart du temps. C'est donc, après Hard day que j'avais beaucoup aimé du même réalisateur, une seconde surprise et une vraie pépite de tension et stress. A revoir pour la séquence d'intro dans le tunnel, splendide!
Emmanuel D.
Emmanuel D.

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3,5
Film coréen réalisé par Kim Seong-Hun (à qui l’on doit déjà le superbe Hard Day), Tunnel est un thriller dramatique dans lequel Jung-soo, un père de famille interprété par Ho Jung-Woo (déjà vu dans Mademoiselle), est sur la route pour retrouver sa femme et sa fille pour son anniversaire alors qu’il se retrouve piégé sous un long tunnel, qui s’effondre au-dessus de lui sans prévenir. Son téléphone ayant encore pas mal de batterie, il trouve une zone qui capte dans le peu d’espace qu’il lui reste dans son véhicule pour appeler les secours. Vu l’étendue des dégâts, une opération de sauvetage d’envergure nationale se met en place et l’homme comprend vite qu’il va devoir survivre pendant plusieurs jours, avec seulement deux petites bouteilles d’eau et le gâteau d’anniversaire de sa fille. Sa femme, rapidement prévenue, est de plus en plus présente sur les lieux du sauvetage, et la détermination du dirigeant de l’opération, incarné par Dal-Su Oh (Old Boy, Le bon, la brute et le cinglé), est mise à l’épreuve aussi bien par l’intéressé qu’il a régulièrement au téléphone que par les médias qui ne pensent qu’à faire la une en posant des questions décalées sur les impressions de Jung-soo, ou encore sur le record de l’homme ayant survécu le plus longtemps dans une telle situation. Le film alterne les séquences sur le quotidien de l’équipe de sauvetage avec la survie de Jung-soo, d’abord coincé dans sa voiture puis qui arrive petit à petit à se créer un chemin sur une petite partie du tunnel. Il trouve même une survivante dans un véhicule juste derrière lui, qui l’oblige à passer dans un étroit conduit de ventilateur afin de la rejoindre. Si la jeune femme lui offre une compagnie assez émouvante, il est dommage spoiler: qu’elle cesse de vivre si tôt et surtout que ça arrive sans que la scène soit touchante, une plus grande complicité entre les deux personnages aurait été plus appréciable. Le chien qu’elle avait avec elle devient alors spoiler: la seule compagnie du personnage principal, avec qui il va bientôt partager des croquettes, le film comportant quelques passages humoristiques. Il reste assez dommageable que le huis clos ne soit pas si étouffant que ça, l’homme semblant survivre sans trop de mal malgré une impatience croissante, et les minutes du film commencent à peser à partir du moment où ils tentent de spoiler: creuser un deuxième puits. Très réussi dans son ensemble, Tunnel aurait cependant mérité un scénario plus sombre et dramatique sur la durée, la happy end rendant également le tout plus formaté.
circusstar
circusstar

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4,0
Encore un très bon film qui nous vient de Corée, angoissant juste ce qu'il faut. Le personnage principal est remarquable dans son rôle qui n'est pas simple. Les vautours de la presse sont bien dépeints. C'est même toute la société qui est excessivement bien dépeinte. Un film à ne pas manquer donc.
dagrey1
dagrey1

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4,0
Un employé de chez Kia Motors rentre chez lui et emprunte un tunnel qui s'effondre et l'ensevelit. Il parvient à alerter les secours qui s'organisent. "Tunnel" est un film coréen de Kim Seong-hun, réalisateur de l'excellent thriller "Hard day". L'intérêt de ce film catastrophe est d'être assez original et plutôt bien vu. Tout d'abord, sur le plan des effets spéciaux, le film reposant sur l'effondrement du tunnel, seul fait spectaculaire , est assez minimaliste. L'originalité du film repose sur son sens de l'humour (comme dans "Hard day") et son aspect critique. Le film ne se contente effectivement pas de filmer le principal protagoniste du film sous terre. S'il nous fait partager les doutes et les espoirs du héros (comme dans "Buried" en beaucoup moins claustrophobique), le film fait souvent preuve d'humour (Le carlin, compagnon d'infortune, est très mignon et très marrant) et il ne se résume pas à un "huis clos". Dehors, les secours se sont organisés (si on peut dire...) et le métrage se livre à une critique des industriels (les travaux publics sont souvent défectueux en Corée) et du pouvoir politique coréen, apte comme tous les gouvernements, à faire de la "récupération". Le film n'épargne pas non plus les média toujours avides d'images, à n'importe quel prix. Face à sa situation critique, le héros du film fait preuve d'une remarquable capacité d'adaptation mais également de dépassement de soi et d'empathie. Des thématiques plutôt bien vues sont abordées comme "le prix de la vie d'un homme" comparé à celui du progrès. De même , le sauvetage d'un être humain justifie t-il de tout tenter pour le sauver au risque de mettre d'autres vies en danger. Ha Jung Woo est convaincant dans le rôle principal ainsi que Bae Donna (Sympathy for Mr vengeance, Air doll, A girl at my door...) dans le rôle de son épouse. "Tunnel" apporte, une fois de plus, la preuve de l'excellente santé du cinéma coréen.
julien P
julien P

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4,0
Comme d'habitude le cinéma coréen a un talent fou pour le thriller. Ici nous avons à faire à un huit clos qui nous fait ressentir l'enfermement d'un homme dans un tunnel effondré. Le film arrive à repeindre cette ambiance angoissante et claustrophobe. Cependant, il se différencie sur le traitement des médias, des secours et du manque d'empathie d'une population (on est entre soutient et incompréhension des enjeux). Il y a certains défauts mineurs au film qui lui donne pas plus de 4 étoiles mais ne gêne en rien la fluidité du film. Je le conseil
PLR
PLR

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4,0
Franchement, ne m'étant pas documenté avant sur ce film, j'ai cru pendant la projection qu'il s'agissait d'une histoire vraie ! C'est dire si c'est particulièrement réaliste. Éprouvant aussi, jusqu'à ne plus être vraiment sûr de pouvoir dorénavant s'engager sereinement et en toute quiétude dans un tunnel routier. "Vous entrez dans un tunnel. Attention, ça va couper", telle est l'affiche du film (avec l'image d'un véhicule sous les gravats). Humour au second-degré coréen. On n'est pas vraiment dans le registre du film catastrophe en raison du nombre de victimes... insuffisant. Davantage dans le registre du fait divers relaté au travers d'une situation désespérée avec la longue attente des secours comme "127 heures" (une histoire vraie celle-là). Et comme c'est coréen, avec un style narratif assez particulier (enfin auquel on n'est pas trop habitué). Comme un téléfilm côté action, mais cette fois avec une débauche de moyens de mise en scène pour illustrer le propos. Le plaisir du cinéphile est total. La découverte aussi. Avec en marge de la situation dramatique ces petites dénonciations, à fleuret moucheté, des travers de la société coréenne (du Sud, on n'imagine pas ce que ce serait au Nord !).
Laurent C.
Laurent C.

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4,0
Kim Seong-Hoon est un réalisateur cynique. Dans la lignée des auteurs coréens, le cinéma de Kim Seong-Hoon évolue entre humour noir, épouvante, et critique sociale. Le monstre est hybride dans ce "Tunnel". C'est d'abord le tunnel lui-même qui s'écroule sur un ambitieux vendeur de voitures et le laisse au milieu des débris, de l'angoisse et de l'imminence de la mort. Le monstre est surtout social. Le réalisateur tacle une bureaucratie coréenne qui n'a pas peur des contradictions et des provocations. Les journalistes, avides de sensations, règnent autour de cet univers administratif plus chaotique que constructif où chacun se renvoie la balle. Le réalisateur introduit dans son œuvre quelques pépites d'humanité dans la peau de ce vieillard discriminé qui sert de l'essence, de ce pompier intègre et engagé, ou de cette femme dévouée et pure. Tous ces éléments permettent au film de ne jamais sombrer dans le stéréotype ou la facilité. On ressent évidemment l'ironie en permanence qui hante les personnages et le récit, mais le réalisateur se plaît à fabriquer du spectacle. Car "Tunnel est un véritable spectacle de cinéma. L'effondrement est très bien tourné, et surtout, le réalisateur permet de donner chair à un huis-clos envoutant et effrayant. On pense au récent "Buried" qui faute de tunnel effondré se passait dans une tombe ou encore à "127 heures" où le spectateur tremblait pour un jeune aventurier coincé dans un rocher. En bref, "Tunnel" est une œuvre intense, prenante et tristement comique.
Marie-Noëlle L.
Marie-Noëlle L.

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4,5
Vu en avant-première au BIFFF de Bruxelles. Fait un peu penser au film avec Stallone : Daylight, mais en plus flippant et à la coréenne. Ce film est bourré d'humour, ce qui est rare dans les films asiatiques : on passe des frissons au rire sans arrêt....la salle était transportée et a adoré le film (Standing ovation)
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