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    L'Homme invisible
    note moyenne
    3,8
    403 notes dont 72 critiques
    25% (18 critiques)
    43% (31 critiques)
    19% (14 critiques)
    11% (8 critiques)
    1% (1 critique)
    0% (0 critique)
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    72 critiques spectateurs

    ChroniqueMécanique
    ChroniqueMécanique

    Suivre son activité 253 abonnés Lire ses 211 critiques

    5,0
    Ce film reste un incontournable du cinéma fantastique américain des années 30, signé par le Maître de l'époque en la matière, James Whale. Comme dans son "Frankenstein" réalisé deux ans plus tôt, le cinéaste s'inspire d'un best-seller de la littérature d'épouvante (ici un roman de H.G. Wells), pour dépeindre les terrifiantes frasques d'un démiurge totalement obsédé par une de ses inventions, quitte à sombrer dans la plus inconcevables des folies et à détruire tout ce qu'il avait et était, étant prêt à aller jusqu'à mourir pour guérir. C'est Claude Rains, alors au tout début de sa riche carrière qui le verra jouer entre autres dans "Casablanca" et "Les enchainés", qui prête ses traits à ce scientifique devenu invisible et avide de pouvoir. Enfin ses traits c'est beaucoup dire, car l'acteur n'apparait vraiment que furtivement, livrant l'essentiel de sa remarquable performance sous d'épaisses couches de bandelettes et de grosses lunettes noires. Produit il y a aujourd'hui près de 80 ans, à l'heure où le cinéma parlait depuis seulement quelques années, l'impact de ce classique reste à ce jour intact, même si celui-ci a bien entendu vieilli, de par sa folie dans la mise en scène, ses innovations techniques dans les effets spéciaux, son atmosphère troublante, et ses personnages aux mœurs ambiguës. Obligatoire pour tous les cinéphiles fans du genre. Retrouvez toutes mes critiques sur CINE IS A BLOG, ma page dédiée au cinéma : http://soldatguignol.blogs.allocine.fr/ Merci !
    Danny Wilde
    Danny Wilde

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    3,5
    L'argument du roman de H.G. Wells était un sujet en or pour le cinéma, il était donc tout désigné pour le studio Universal qui s'était spécialisé dans les films fantastiques au début du parlant avec le Dracula de Tod Browning en 1930. Réalisé en 1933 par James Whale peu après son Frankenstein, L'Homme invisible s'inscrit dans le même style, à savoir que ce cinéma des années 30 se caractérisait par ses éclairages travaillés, ses décors de carton pâte décoratifs, sa simplicité dramatique, et son pouvoir suggestif ; tout ceci sert à merveille cette histoire menée de façon très concise, puisque le film ne dure que 1h10. Un effet chasse l'autre, l'action est rapide, on ne perd pas de temps, et les Fx de John Fulton constituent une performance technique étonnante pour l'époque avec un festival de trucages stupéfiants, qui seront souvent imités par la suite, et qui sembleront datés aujourd'hui, mais voir une cigarette s'allumer toute seule, un vélo rouler sans personne dessus, un pantalon ou une chemise flotter dans l'espace, des bandelettes se dérouler sur du vide, des traces de pas dans la neige ou des acteurs feindre d'être étranglés par un agresseur invisible... représentaient une prouesse en 1933. On sourit devant ces situations et leur naïveté poétique, mais derrière ce merveilleux illusionnisme, se cache l'inquiétante montée de la folie qui habite le personnage du savant piégé par sa terrible invention responsable de son état irréversible. Le tour de force de Claude Rains consiste à faire sentir ce sentiment uniquement par la voix durant la totalité du film, puisque son visage n'apparaît que dans le tout dernier plan. Paradoxalement, c'est ce rôle qui lancera sa carrière. Voici donc un classique du fantastique qui aura forcément vieilli au regard des films modernes, mais qui garde encore une certaine magie.
    Plume231
    Plume231

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    5,0
    Dire que James Whale était de très loin le meilleur réalisateur de films d'horreur Universal est un euphémisme, dire qu'il était le meilleur réalisateur de film de ce genre de l'Âge d'or hollywoodien est la vérité. Non content d'avoir fait de "Frankenstein" un chef d'oeuvre gothique de poésie et avant de préfigurer le film d'horreur parodique avec "La Fiancée de Frankenstein", le cinéaste se permet un autre petit bijou avec "L'Homme invisible" pour en faire aussi une oeuvre bien personnelle. Alors on y va à fond dans le cynisme. Comme pour les deux "Frankenstein", Whale montre une fois de plus qu'il n'aime pas la foule. Comment voulez-vous compatir aux sorts des victimes quand elles sont composées d'êtres lâches, stupides, traîtres et plus prompts à condamner son concitoyen lorsqu'il est différent qu'à le protéger ? Raison pour laquelle on suit de bon coeur notre cher Homme Invisible dans sa folie meurtrière et pour lequel on ne peut s'empêcher d'avoir de la sympathie. D'ailleurs Claude Rains réussit prodigieusement l'exploit par sa seule voix de montrer l'instabilité mentale de son personnage (à ses côtés, on remarquera la très séduisante Gloria Stuart, pas très cinéphilique comme remarque mais elle n'en est pas moins vraie!!!). James Whale étant décidément un réalisateur de génie, il capte en plus parfaitement l'ère du temps à travers le délire mégalomaniaque et meurtrier du personnage (1933 c'est pas aussi l'année de l'accession au pouvoir d'Adolf Hitler et la dernière année de la collectivisation forcée par Joseph Staline, eh oui les monstres sont lâchés mais ils n'ont pas besoin d'être invisibles pour ordonner des atrocités!!!). Ajoutons à ce film totalement jouissif, un rythme parfait et surtout des effets spéciaux bluffants de modernité et qui n'ont pas pris une seule ride. Dites-moi ce ne serait pas un chef d'oeuvre par hasard...???
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    3,5
    Franchement je ne trouve pas le film particulièrement génial, si ce n'est techniquement parlant (les effets spéciaux sont très réussis), un peu court et sans trop d'enjeux scénaristiques pour créer des péripéties, mais le personnage de l'homme invisible est quant à lui juste énorme, très audacieux de mettre en avant un type qui n'a rien d'un héros, mégalo et odieux au possible, pour finalement le rendre sympathique, relatif à ce pouvoir qui révèle ce qu'il y a de plus vicieux chez l'homme, je défie quiconque de vouloir l'utiliser à des fins vertueuses. Et même si le film décuple le négativisme de son comportement vers la fin où c'est l'escalade perso il m'a fait délirer, on s'intéresse vraiment à sa folie qui n'a un moment plus aucunes limites, même l'amour de sa femme, en fait il est là le réel enjeu, celui de savoir qui peut l'arrêter. Et le dernier plan, bien qu'un brin conventionnel dans le discours, a sa signification dans le gadget visuel, jusqu'au bout de l'idée de la forme au service du fond. Un bon film.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Les trucages de "The Invisible Man" de James Whale n'ont jamais ètè dèpassès et l'on n'oubliera pas de sitôt la tête de Griffin enroulèe de bandelettes qui, dèfaites, ne laissaient voir que le vide! Son visage ètait en fait recouvert d'un bandage et ses yeux ètaient cachès par des lunettes foncèes! L'homme ressentait le besoin de disparaître! Les mains gantèes dèfirent lentement le bandage! Mais rien n'apparut! Ou plutôt si, le mur blanc devant lequel le personnage, (inoubliable Claude Rains), se tenait! Un trucage parfait! Probablement le meilleur jamais rèalisè par John P.Fulton et qui, avec la complicitè de l'èquipe de l'Universal chargèe de rèaliser le film "The Invisible Man", sera longtemps secret! Inspirè de Wells, ce film est devenu depuis un classique du genre...
    Estonius
    Estonius

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    5,0
    C'est vraiment très bon et très agréable à regarder d'autant que l'humour ne manque pas (ah, les vociférations hystériques de la patronne de l'hôtel) et que le réalisateur s'amuse des possibilités du scénario. La seconde partie (la traque) est menée tambour battant, la police en prenant pour son grade. Je n'ai pas eu l'impression que le réalisateur ait voulu nous faire un film inquiétant agrémenté de réflexions philosophiques sur les dangers de la science, il s'agit juste d'un divertissement fort efficace.
    dougray
    dougray

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    4,0
    Cette adaptation du classique de H.G. Wells (un des grands précurseurs du roman fantastique) est, sans doute, l’une des meilleures productions horrifiques des Studios Universal avec "Frankenstein". On ne s’étonnera pas que les deux films aient été mis en scène par le même réalisateur, l’excellent James Whale qui démontre, une fois de plus, ses talents de visionnaire. Car, outre un rythme intéressant pour un vieux film et une excellente BO, on retiendra avant tout de "L’Homme invisible" ses effets spéciaux avant-gardistes. Les spectateurs des années 30 ont dû être littéralement scotchés sur leur fauteuil en voyant cette scène hallucinante où le héros retire ses bandages pour dévoiler sa nature à ses assaillants. Mais ses effets spéciaux n’auraient sans doute pas été aussi marquants sans la prestation extraordinaire de Claude Rains qui, pour ses débuts sur grand écran, frappe un très grand coup alors qu’il n’apparaît quasiment pas. Privé de son image, l’acteur ne peut compter que sur sa voix et éblouit par sa diction si particulière (avec des accents hitlériens dans l’autoritarisme et la mégalomanie de ses monologues) et son rire diabolique. Le personnage est d’ailleurs d’une complexité épatante pour l’époque puisque le réalisateur ne tente jamais de le rendre sympathique (son attitude à l’auberge, sa considération pour ses semblables, ses projets de conquête du monde…) mais n’oublie pas pour autant de le rendre humain, notamment à travers sa relation avec sa fiancée (Gloria Stuart, un peu cruche et totalement soumise) et sa terreur de ne jamais pouvoir trouver d’antidote à son invisibilité. La force de l’intrigue réside, d’ailleurs, dans les questions qu’elle soulève puisque les aspirations de l’Homme Invisible quant à l’utilisation de son pouvoir paraissent terriblement réalistes (difficile de ne pas être tenté par le voyeurisme ou encore la criminalité lorsqu’on est un esprit fragile et qu’on s’imagine pouvoir agir en tout impunité). Ce questionnement est brillamment mis en exergue à travers le costume terriblement effrayant du héros (son arrivée à l’auberge, avec ses bandages, son long manteau et ses énormes lunettes, est glaçante), ce qui rend le film gentiment angoissant aujourd’hui encore. Comme à son habitude, Whale n’oublie pas de faire la part belle à l’humour noir, à travers les dialogues plein de cynisme de l’Homme invisible et des réactions qu’il provoque (le pantalon qui court tout seul résume parfaitement cet état d’esprit)… même si le réalisateur impose, une fois encore, la monstrueusement cabotine Una O’Connor qui en fait des tonnes en aubergiste hystérique. Le reste du casting est plus discret (et moins marquant) à l’exception de William Harrigan en collègue traqué. On pourra toujours reprocher au film de s’achever comme tous les autres films de monstres Universal (avec la mort du monstre immédiatement suivi du panneau "fin"), mais c’est bien insuffisant pour priver le film de son statut de formidable réussite et d’œuvre fondatrice de tout un pan de la science-fiction au cinéma.
    Léa H.
    Léa H.

    Suivre son activité 18 abonnés Lire ses 220 critiques

    4,5
    Parangon du film fantastique, « l’homme invisible » n’a rien perdu de son pouvoir de fascination : magnifiques décors expressionnistes, effets spéciaux toujours aussi impressionnants (et bien plus poétiques que les effets numériques d’aujourd’hui), noirceur du propos (libéré du vernis social, l’homme est submergé par ses pulsions), voix inoubliable de Claude Rains, mise en scène au cordeau : rien à jeter dans ce grand film de James Whale, aussi sec dans sa forme (1h08 !) que dans son geste : ici pas de happy end. « L’homme invisible » ou l’invention de l’anti-héros…
    Moorhuhn
    Moorhuhn

    Suivre son activité 78 abonnés Lire ses 462 critiques

    3,0
    Cela fait maintenant plusieurs semaines que je me rends compte que j’ai vu très peu de classiques de l’horreur en fin de compte. Au niveau des Universal Monsters je n’avais vu que Dracula et La Momie par exemple. Des films qui ne m’ont pas fait grimper au plafond mais que je trouve sympathiques. Et c’est malheureusement le cas aussi de L’Homme Invisible. Pourtant j’étais optimiste sur celui-ci avant de le visionner. J’ai cependant pas mal d’éloges à faire mais ils seront plus d’ordre technique qu’autre chose. Tout d’abord quelle photo mes amis, quelle photo ! Le Noir et Blanc est absolument somptueux et le travail fait sur l’éclairage vraiment admirable. A partir de là, tu sais que visuellement au moins tu prendras ton pied. Et à côté de ça, je pense qu’il n’est pas inutile de souligner l’incroyable qualité des trucages. Le film a plus de 80 ans aujourd’hui, une éternité quand même si on prend en compte le fait que le cinéma a environ 120 ans. Et ces trucages restent encore très efficaces même aujourd’hui, mêlant à la fois des superpositions de plans et du bricolage artisanal. C’est vraiment brillant pour le coup, j’imagine la terreur que pouvaient ressentir les spectateurs de l’époque. Mais pour autant je n’ai pas trouvé le film très effrayant, la faute à un climat paranoïaque pas forcément très convaincant à mon goût. En fait la présence du « monstre » ne se ressent pas par la mise en scène. Whale va juste expliciter la possibilité de sa présence par des dialogues, ce qui ne rend pas l’atmosphère aussi tendue que je l’aurais souhaité. Sans compter que le jeu plutôt sommaire des acteurs secondaires ne vient pas accentuer ça. A contrario si le cinéaste privilégiait davantage le son pour faire ressentir la présence de l’homme invisible, ça aurait pu être vraiment traumatisant. Imaginons une scène où un personnage bien visible est seul dans son salon et entende des bruits de pas ou vois des objets bouger sans crier gare. Brrrrrh…. Après il faut bien sûr remettre les choses dans leur contexte, c’est l’aube du cinéma parlant, les moyens techniques n’étaient pas les mêmes, la caméra difficilement amovible. Et il en va de même pour l’interprétation. Autant j’ai aimé la voix de l’homme invisible qui était inquiétante, autant le reste ne m’a pas convaincu du tout. Mention spéciale à la femme de l’aubergiste que j’ai insulté à plusieurs reprises en menaçant de l’égorger. Bordel ce surjeu atroce… Elle ouvre grand les yeux, elle hurle, elle ne sert à rien… Et le pire c’est qu’on la voit suffisamment à l’écran pour bien se briser les tympans. Insupportable. Après le film est vraiment bien foutu et divertissant dans son ensemble car la progression du personnage invisible est captivante, on se demande jusqu’où il peut aller dans sa folie. Mais le film ne dure qu’1h10, ce qui est un réel handicap car Whale aborde des thèmes assez complexes qui auraient mérité approfondissement et réflexions. A la fois sur la folie d’un homme qui invente un pouvoir qui l’envahit mais aussi sur la menace invisible, comme celle qui se tramait en 1933. En ça L’Homme Invisible est un film intelligent, ça m’a d’ailleurs beaucoup fait penser à l’Invasion des Profanateurs de Sépulture. Sauf que le Siegel était plus développé que ça, avec une double-lecture intéressante, le rythme était plus posé et l’ambiance très travaillée. 20 minutes de plus n’auraient pas été de trop, avec davantage d’intensité et l’aspect métaphorique du contexte de l’époque plus développé. Enfin dans l’ensemble on a quand même là un film bien sympathique et assez marquant grâce à un « monstre » à la personnalité bien définie. Une bonne découverte tout de même, je m’attarderai volontiers sur les deux Frankenstein en plus des films de la Hammer.
    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Si les effets spéciaux étaient bons à l'époque, ce n'est plus le cas de nos jours, et l'histoire n'est pas assez travaillée pour que ce film soit intéressant.
    Yoloyouraz
    Yoloyouraz

    Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 566 critiques

    2,5
    Plutôt surprenant techniquement, le classique de J.Whale ravit tant son approche est drôle, sympathique. L'ensemble se regarde avec plaisir.
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

    Suivre son activité 145 abonnés Lire ses 1 023 critiques

    2,5
    Dans la mouvance des films d'épouvante de la Universal, «The Invisible Man» (USA, 1933) de James Whale ouvre une porte à l'épouvante d'élégance, à la mise en place d'une mythologie de l'horreur, basée sur les frayeurs communes à une époque et à un milieu géo-politique. Sur la traces de la crise financière de 1929, l'homme invisible détient d'ores et déjà toute les caractéristiques qui habitent le cinéma américain des années 2000. Ouverture totale des zones de craintes, effacement des frontières, mise en branle des flux, le cinéma US du début XXème peut trouver ses origines dans la seule personne, nécessairement abstraite, de l'homme invisible. Après une malencontreuse opération chimique, un docteur devient invisible et se livre à la folie. Dans une violence incontenue, où des corps sont projetés à bas des escaliers, des meubles lancés en pleine face, le personnage de l'homme invisible, caché derrière d'étranges bandelettes blafardes et portant une paire de lunettes noires, se verra sauver par l'amour. En respectant les codes usuels du film d'aventure, Whale ajoute en support de nouvelles donnes, celle d'un cinéma de l'horreur, qui effraie le spectateur par des artifices de maquillage (comme dans «Frankenstein») ou, comme dans ce cas, par des effets spéciaux aujourd'hui encore efficaces. Lorsque, pourvu d'une seule chemise, le monstrueux docteur se lance à la poursuite de ses assiégeants, seul un vêtement flotte dans les airs, épousant les formes d'un torse et dressant le poing comme le ferait un corps en action. Par là, Whale évoque directement l'imagerie médiévale, et donc européenne, du fantôme. Il peut-être plaisant de répertorier ainsi tous les faits qui rapprochent le film de la culture européenne, nécessairement ralliée à celle des Etats-Unis. La relative courte durée du film en fait une brève expérience sur la condition de l'anonymat dans un pays grandissant dont le risque, aujourd'hui avéré, est de perdre l'individu dans une masse englobante et aliénante.
    max6m
    max6m

    Suivre son activité 52 abonnés Lire ses 180 critiques

    1,0
    Une précision pour comprendre mon point de vue sur le film de Whale: les effets spéciaux au cinéma ne m'intéressent pas. Ils ne sont qu'un artifice à n'utiliser que lorsque cela est indispensable et qui doit se faire le plus discret possible. S'ils sont mauvais, cela peut nuire au film et s'ils sont omniprésents, tendant à la démonstration technique, le film n'a pas sa place dans un cinéma mais au Futuroscope... Je reste cependant un adepte des effets spéciaux "manuels" (a-t'on fait mieux que l'odyssée spatiale de Kubrick?)qui témoigne souvent d'une grande imagination et ont un potentiel suggestif et poétique bien plus vaste que le numérique. Les effets spéciaux ne peuvent pas, pour moi, être un critère de jugement d'un film, comme c'est souvent le cas avec "L'homme invisible" de Whale, d'autant plus qu'ils ont ici pris un sacré coup de vieux... L'invisibilité est une thématique qui pourrait permettre une approche cinématographique de la différence, de la vie en société et du pouvoir, intéressante. Bien qu'il soit ici avisé que le film traite de l'invisibilité comme d'une tare et d'une maladie plutôt que comme d'un super pouvoir, Whale ne fait qu'effleurer le sujet par quelques rares répliques des villageois. Quant au traitement psychologique de Griffin, le personnage nous est antipathique dès le début du film et manque de mystère et d'intelligence. Whale rate ici l'occasion de nous montrer l'évolution de son personnage en fonction de la découverte des possibilités que lui offre son nouveau pouvoir. Enfin, reste le côté burlesque du film qui en est son principal atout, en grande partie grâce à l'interprétation de Una O'Connor, les rires de Griffin étant parfois un peu de trop... "L'homme invisible" est un film de science-fiction honnête, surtout pour l'époque, mais qui n'a pas, à mon sens, les nombreuses qualités qu'on lui prête aujourd'hui.
    jean-michelsalgon
    jean-michelsalgon

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    2,5
    L'homme invisible est un film moyen.Le scénario est très mince et sans relief.Le principal point fort du film ce sont les effets spéciaux novateurs pour l'époque et qui restent toujours aussi étonnants aujourd'hui.La mise en scène est minimaliste et impersonnellle.Le film possède des cadrages influencé par l'expressionisme allemand et des plans très varié avec quelques beaux plans d'emsenbles(la scène d'ouverture)et de nombreux gros plans,à noter aussi quelques mouvements de caméra très fluides.Presque tous les personnages du film sont caricaturaux ou simpliostes.L'interprétation de Claude Rains est mitigé entre expressivité convenue et charisme impressionnant.Les autres acteurs surjouent nottament au niveau des cris.La photographie est soigné et les décors sont bien travaillés.Le film a globalement mal vieilli et est dénué de toute poésie avec en plus un humour navrant et une fin prévisible.
    dragon_ryu
    dragon_ryu

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    2,5
    Même constat que pour les autres classiques de la Universal des 30's. Un film traversé par plusieurs fulgurances de mise en scène, ici la scène d'introduction et les SFX très impressionnants pour l'époque, mais qui a quand même vieilli. En souffre le jeu des acteurs très théâtral, des dialogues longuets et un tempo d'une autre époque. Mais ça reste un film voir, ne serait-ce que pour constater à quel point le remake de Vehroeven est intelligent et se rapproprie les bases du film pour tendre vers une œuvre à la modernité flamboyante qui revisite le mythe de manière très adulte et ambigu.
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