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    À couteaux tirés
    note moyenne
    4,2
    2262 notes dont 258 critiques
    répartition des 258 critiques par note
    41 critiques
    132 critiques
    64 critiques
    12 critiques
    4 critiques
    5 critiques
    Votre avis sur À couteaux tirés ?

    258 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

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    4,5
    Publiée le 30 novembre 2019
    « À Couteaux Tirés », est une véritable petite friandise ou encore mieux un moelleux donuts que l’on savourera sans modération aucune ! Et oui malgré les terribles enjeux de la mort mystérieuse de Harlan, ce valeureux patriarche et écrivain, Rian Johnson après un « Star Wars » sujet à discorde, a réussi à nous concocter une délicieuse comédie policière (ou whodunit !, tiens tiens donc !) bourrée d’humour, d’astuce et de malice... Franchement, toutes les caractéristiques de ce genre de policier typique d’Agatha Christie ou de Dorothy Sayers, sont là afin que le spectateur soit le personnage et l’acteur de plus, qui aura toutes les cartes en main et donc tout le pouvoir, pour élucider l’énigme ! Sauf que, n’est pas le fameux et farfelu détective Benoît Blanc tout en fausse dilettante, qui veut (brillant et incroyable Daniel Craig) ! L’intrigue et ses tenants et aboutissants, n’est pas si simple à priori, et entre cette famille de pseudo aristocrates, sans trop d’éducation soit dit en passant, qui se tire dans les pattes, et cette jeune fille, mélange de confidente et d’infirmière, on n’est pas au bout de nos peines afin de connaître le pourquoi du comment. Tout nous est pourtant apparemment expliqué dans les moindres détails avec cependant un art de brouiller les pistes pas piqué des hannetons ! Et c’est alors que notre délicieux détective aux yeux bleus et surtout très perspicaces, va nous édifier en reconstituant le puzzle en entier, tout en plaçant pile poil l’ultime pièce manquante, ce qui va nous sembler limpide et évident par l’explication de l’imbrication des faits face à une troupe médusée ! Et justement toute cette troupe de personnages vaut assurément le détour, rien que par la trogne de chacun plutôt réussie, avec une touche d’exotisme et d’originalité pour chacun dont on s’amusera volontiers en passant ! De Toni Collette décalée au possible jusqu’à Michael Shannon, sombre et ambigu, on ne peut être que comblé sans compter la jeune Ana de Armas, qui s’en tire pas mal du tout parmi tous ces rapaces. En tous cas si le mystère plane dans cette affaire, on s’amuse également en se régalant de l’ambiance british de ce manoir avec ces décors incroyables, et de toutes ces petites histoires croustillantes qui concernent cette famille particulièrement et diversement intéressée ! Un film malin, drôle, intrigant qui devient un vrai plaisir des yeux et des oreilles, et où surtout notre esprit est trituré et mis à rude épreuve ! Alors on se le mange ce Donuts ?
    Ragnar38
    Ragnar38

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    5,0
    Publiée le 27 novembre 2019
    Un Véritable Délice. Après les prodigieux Looper et Les Derniers Jedi, Rian Johnson livre une magistrale leçon de cinéma avec ce Polar Passionnant et Jubilatoire qui est dans la pure lignée de Alfred Hitchcock et Agatha Christie. Pour Commencer la Réalisation est Élégante tout en maitriser d'une main d'orchestre avec un aspect Huit Clos parfaitement retranscrit a travers une ambiance Palpable qui s'accentue de plus en plus et qui est accompagné d'une BO très Efficace de Nathan Johnson qui s'accorde harmonieusement au récit. Ensuite le Scénario est Retors tout en étant habilement Ficeler en arrivant avec maestria a brouiller les pistes d'un sacré tour de force avec ces Rebondissements surprenants qui laisse sans voix a travers un Rythme endiablé qui ne place a aucune longueur pendant 2h11, Ajouter a cela un Humour Savoureux ponctué de Dialogues finement ciselés en passant par un Suspense Palpable qui se renforcent de manière omniprésente sans oublier quelques Morceaux de Bravoures rares mais d'une redoutable efficacité. Pour Finir Le Casting est Monumental en se prêtant aux jeux de manière trés convaincant dans cette troupe de Personnages Hauts en Couleurs avec en tête l'immense acteur Daniel Craig qui après James Bond parvient a trouver un rôle sur mesure a la hauteur de son talent en prêtant ses traits au détective Benoit Blanc qui est un enquêteur Charismatique,Séducteur,Cynique et surtout ayant un véritable sens de déduction en n'ayant rien a envier Hercule Poirot ou Sherlock Holmes, Autour de notre Détective Hors Pair on retrouve une magistrale poignée de Seconds Rôles en Or comme Christopher Plummer qui campe le rôle de Harlem Thrombey qui est au centre de l'intrigue tout en étant rejoint par Chris Evans,Michael Shannon,Jamie Lee Curtis,Ana de Armas,Toni Collette,Don Johnson,Lakeith Stanfield,Katherine Langford et Jaeden Martell qui apportent leur édifice a ce Casting Parfait. En Conclusion, A Couteaux Tirés est un formidable moment de cinéma comme on voudrait en voir plus souvent qui confirme au passage les prouesses ingénieux du cinéaste Rian Johnson qui est assurément l'un des Réalisateurs plein d'avenir du Septième Art dont ce dernier signe une Comédie Policière a la fois Irrésistible,Captivant,Jouissif et Brillant qui rentre au cercle fermé des Must Incontournables de la décennie dont les amateurs de Mystère et d’énigmes façon Cluedo seront totalement ravis par ce Polar a Énigmes dont on peut espérer retrouver le personnage de Benoit Blanc pour de nouvelles enquêtes exaltantes et mystérieuse.
    NoSerious M
    NoSerious M

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    4,5
    Publiée le 8 décembre 2019
    Après un "Star Wars VIII" un brin oubliable mais honorable, le mal-aimé Rian Johnson met sur les rails en 2018 le projet d'un thriller à énigme, puisant son inspiration entre Ian Fleming, Agatha Christie et la comédie noire. À vue de nez, il semblait vouloir nous servir une production Kenneth Branagh-like proche du "Crime de l'Orient Express" (2017), avec pour fin de trouver un nouveau rôle à la hauteur pour Chris Evans et Daniel Craig, suite à la fin respective d'"Avengers" et de James Bond. Dans ce farfelu huis clos prenant une surprenante tournure dans sa seconde partie, nous suivons une l'enquête menée par Benoît Blanc (Daniel Craig) suite au suicide apparent de l'auteur Harlan Thrombey (Christopher Plummer), survenu le jour de son 85ème anniversaire. Linda (Jamie Lee Curtis), fille du disparu, recrute le détective à enquêter au sein de l'immense manoir familial, suivant la réunion au grand complet de la famille Thrombey pour étudier minutieusement les circonstances du décès. Après nombre d'interrogatoires alternants entre déductions et révélations, Marta (Ana de Armas), infirmière du feu écrivain, devient la principale source de soupçon. Comment Blanc réussira-t-il à dissocier l'avocat du diable de la clé vers la vérité? "A couteaux tirés" ("Knives Out" dans sa version originale) remet sur pied le genre littéraire de l'enquête à huis clos sur grand écran, enquête remarquablement montée et mise en scène par Rian Jonhson, cinéaste confirmé trouvant enfin un scénario à son aise conséquemment de l'accueil critique mitigé de "Looper" (2012) et de "SW VIII" (2017). Chaque personnage trouve sa place dans le fil de l'intrigue comme pièce dans le puzzle. Johnson n'octroie aucune délicatesse à la peinture du milieu bourgeois américain classique, et chaque comédien trouve son mot à dire dans l'enquête spoiler: (à l'exception du personnage de Jamie Lee Curtis, finalement peu exploité jusqu'à son final). Le spectateur ne sait même plus où donner de la tête face à ce jeu de famille très malin réinvestissant les codes classiques du huis clos pour les additionner à une construction scénaristique astucieuse. Effectivement, il est toujours dans le doute du bon déroulement des choses, les dires d'une séquence étant souvent contredits par celle qui suit par la venue de nouvelles pistes. De fil en aiguille, on finit par découvrir de manière ordonnée le déroulement de la soirée. Le détective Benoît Blanc, interprété par un Daniel Craig vieillissant mais toujours brillant, est une véritable hybridation entre Hercule Poirot (pour son statut de détective au nom entêtant) et un brin de Bond (rapprochement évidemment avec l'interprétation et le charisme de Craig). Sans surprise, il s'avère le personnage le plus confiant du film, archétype de l'inspecteur bienveillant... spoiler: ...ne se privant pas d'autre part quelques pitreries impromptues m'ayant fait le plus grand bien. Le travail ingénieux de Johnson réside aussi dans l'usage de certains éléments de décor et les expressions faciales (souvent par cache), nous faisant rentrer pleinement dans l'enquête au sein d'une vieille bâtisse éloignée des autres locaux, parabole d'une bourgeoisie américaine esseulée et empoisonnée de ses certitudes. Esthétiquement, dès l'affiche, le film soigne chaque plan par des éléments avant / arrière se mariant très bien aux secrets enfouis des protagonistes au point de nous demander ce qu'ils représentent pour la suite, en plus d'une bonne exploitation de la grandeur du manoir. Hormis Daniel Craig, nous retrouvons pour notre plus grand plaisir les interprètes de premier choix Jamie Lee Curtis, Chris Evans campant un personnage complexe éloigné du Captain America que nous connaissions, Don Johnson, Toni Colette et ses moues fantastiques ainsi que Christopher Plummer dans les flashbacks et la James Bond girl en puissance Ana de Armas, impeccable en jeune infirmière au récit mystérieux. "À couteaux tirés" se distingue surtout de ses prédécesseurs en nous dévoilant d'emblée l'intrigue du film... spoiler: (la gouvernante d'Harlan Thrombey le découvrant mort dans son grenier en lui apportant le petit déjeuner, une occurrence pour le spectateur de visualiser le cadre spatial de l'histoire)... ainsi qu'une surprenante tournure du huis clos dans sa seconde moitié: le réalisateur sort sa caméra et déplace ses personnages outre le manoir, décision de script favorable aux scènes plus riches en mouvements. La sensation de ne jamais tenir la vérité impatiente et captive, on est sur la faim du moindre petit détail permettant de faire avancer l'intrigue qui se clôt par une délicate mise en abîme sur l'art. Tel la mort de l'écrivain attestée au début, le cinéma doit désormais faire table rase des inspirations littéraires du huis clos et sortir de la zone du confort qu'est le séjour du manoir. En plus, l'histoire se place à l'époque contemporaine, comme en témoigne la mention des réseaux sociaux et de diverses nouvelles technologies. "À couteaux tirés" est ainsi une véritable bonne surprise de cette fin d'année (et de décennie. ^_^), à la tension équilibrée et rudement menée par jeux d'acteur et de cinéma en tout genre. Un polar classique remis au goût du jour aux enjeux bien ficelés démontrant radicalement le talent de Rian Johnson, suscitant une multitude d'interrogations et d'éclats de rire.
    Loïc Déraille -.
    Loïc Déraille -.

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    5,0
    Publiée le 27 novembre 2019
    Ce fût une surprise et une agréable surprise ! J'ai pris un énorme plaisir devant ce film, il est digne d'un récit d'Agatha Christie et de Sherlock Holmes. Je pense sincèrement que c'est le film que je préfère en cette année 2019. La réal, la mise en scène, le casting, le scenar.. Tout est maîtrisé du début jusqu'à la fin. On est tenu en haleine, on est emporter dans cette enquête juste folle et qui, mine de rien, sort des sentiers battues contrairement à d'autre films de ce genre. Bref un régal !
    alice025
    alice025

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    3,5
    Publiée le 2 décembre 2019
    Une enquête à la sauce Cluedo assez efficace et plaisante à suivre. Le film est dôté d'un casting 5 étoiles où chacun a son rôle à jouer. Daniel Craig interprète le détective qui va mener son enquête. Entre pistes diverses, trahison et coups bas, l'histoire instaure plusieurs rebondissements sur un ton vaudevilien, incluant également de beaux décors. On pourrait lui reprocher un rythme un peu inégal par moment, mais on arrive vite à se remettre dans le bain. Polar sympathique et amusant. Http://cinephile-critique,over-blog,com
    Cédrick L
    Cédrick L

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    4,5
    Publiée le 1 décembre 2019
    Voilà un excellent policier servi par une bonne réalisation et porté par d'excellents acteurs et actrices aux talents indéniables. j'en suis ressorti le sourire aux lèvres, c'était jubilatoires ! ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un aussi bon policier au cinéma et j'en redemande ^^
    Frederic S
    Frederic S

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    4,0
    Publiée le 27 novembre 2019
    Pauvre Rian Johnson ! S'il ne s'était pas aventuré dans une galaxie très lointaine, le réalisateur de "Brick", "Looper" ou d'excellents épisodes de "Breaking Bad" ("La Mouche", c'était lui !) serait encore sur un petit nuage hollywoodien nourri par les applaudissements des spectateurs. Hélas, tout le reste de sa filmographie semble avoir depuis été balayé par ce fameux épisode VIII de "Star Wars" qui a tant divisé les fans de la saga. On ne reviendra pas dessus mais il est clair que Rian Johnson est devenu le bouc émissaire idéal des réfractaires à cette nouvelle trilogie et il suffit de voir le déferlement de haine suscité par la simple évocation de son nom sur les réseaux sociaux pour comprendre à quel point la réputation du réalisateur est désormais associée à ces "Derniers Jedis" tant clivants. L'après-sabre lasers était une étape forcément attendue au tournant afin de réhabiliter Johnson dans les esprits, ce sera donc à cette partie de Cluedo grandeur nature de s'en charger. Et, bon sang, quelle partie pleine de surprises ! Bien loin de la lourdeur académique (et un brin égocentrique) du "Crime de l'Orient Express" de Kenneth Branagh ou de la récréation très oubliable "Murder Mystery" avec Adam Sandler, "À Couteaux Tirés" redonne enfin ses lettres de noblesse au genre du "whodunnit" rétro et a de très fortes chances de devenir la référence en la matière de ces dernières années ! Tout commence bien évidemment par un meurtre, celui de Harlem Thrombey (Christopher Plummer), auteur richissime et célèbre de romans policiers. Alors que la mort du vieil homme laisse penser à un suicide, le non moins renommé détective privé Benoit Blanc (Daniel Craig) s'associe aux enquêteurs de l'affaire dans le but d'interroger les membres de la famille du défunt à la veille de la lecture de son testament... Manoir isolé dans la brume, un héritage faramineux, une liste de potentiels suspects qui ne cesse de s'allonger, un détective malin comme un "Poirot" de compétition... N'en jetez plus, Agatha Christie ferait un triple axel de bonheur devant une telle proposition ! D'autant plus que "À Couteaux Tirés" repose sur un scénario 100% original de Johnson qui va à la fois offrir une intrigue savamment élaborée de ses prémices à son dénouement et prendre un malin plaisir à déjouer les attentes des spectateurs les plus rompus à ce genre d'histoire. En effet, citons juste pour exemple sa série d'interrogatoires introductive (dont il émane déjà un ton grinçant qui ne faiblira pour ainsi dire jamais) : en toute logique, le film aurait dû d'abord nous mettre dans la peau du détective pour nous laisser juges de la véracité des témoignages, mais non, à la place, nous voilà immédiatement dans la tête des différents suspects à découvrir leurs plus viles faces cachées pouvant conduire à la culpabilité de chacun. Ce ne sera que le hors-d'oeuvre de la malice constante d'un long-métrage s'amusant à nous balader entre la vérité et les faux-semblants avec une dextérité absolument irrésistible. Bien entendu, la galerie de personnalités hautes en couleur s'entredéchirant sur la dépouille de leur aïeul et la distribution impressionnante d'acteurs pour les mettre en valeur ne seront pas étrangères à sa réussite (mention spéciale à la jolie Ana de Armas à la hauteur de ce qui est probablement son meilleur rôle). Et, comme emporté par une sorte d'assurance justifiée par la qualité de l'ensemble, Rian Johnson se permettra même au passage de dresser un portrait au vitriol très pertinent du milieu bourgeois américain où, à travers l'égoïsme opportuniste de chacun, se fera sentir les visions irréconciliables de toute une société. Peut-être que "À couteaux tirés" aurait gagné à être raboté de quelques longueurs, notamment sur son final un brin trop démonstratif en explications (le film n'est jamais meilleur que lorsqu'il fait appel à la mémoire du spectateur, comme son joli dernier mini-twist), mais ce n'est bien là que le seul point noir à relever dans une oeuvre parfaitement maîtresse de ses multiples rebondissements et dans son habilité à les agencer pour maximiser l'effet de surprise. Gageons qu'une proposition aussi solide et aboutie réhabilitera Rian Johnson auprès des plus déçus de son fait d'armes précédent, le bonhomme a incontestablement du talent et "À couteaux tirés" en est la meilleure preuve.
    Guillaume C.
    Guillaume C.

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    3,0
    Publiée le 4 décembre 2019
    Entre un scénario complexe et fouillé et un scénario alambiqué la ligne est fine. Et à « couteaux tirés » est plus que borderline sur ce sujet. En nous révélant rapidement beaucoup d’indices, Rian Johnson s’oblige afin de conserver le suspense à des circonvolutions inutiles. Il le fait plutôt bien, mais à la fin cela devient fatiguant. Au lieu de jouer avec le spectateur et l’incité à élaborer des théories (ce qui est, à mon avis, l’essence même de genre de film), il déverse un flot d’informations et de fausses pistes qui finissent par mettre le spectateur non plus dans la position d’un enquêteur, mais justement dans celle d’un spectateur, qui attend tranquillement que les choses se passent et viennent à lui. C’est d’autant plus dommage que Johnson reboucle parfaitement le tout à la fin du film. La galerie de personnages est aussi à l’image du film, un gros casting, des personnages réussis, mais en trop grand nombre, un bon tiers d'entre eux est pour ainsi dire inutile. Là encore la complexité vient plus nous embrouiller qu’autre chose. On a l’impression que Johnson multiplie les protagonistes pour brouiller les pistes, ce qui laisse une impression de complexité assez artificielle, ce qui n’est pas très agréable. De plus le film met un peu de temps à se lancer, heureusement le rythme s’accélère à mesure que le ce-dernier avance. Malgré une ambiance réussie, un côté pince sans rire, une famille et des protagonistes réussis (si l’on retire du lot les inutiles) et une fin franchement agréable « A couteaux tirés » reste pour moi une déception, loin d’être mauvais, à force de vouloir trop nous mener en bateau il finit par lasser et c’est bien dommage.
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

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    4,5
    Publiée le 15 octobre 2019
    Le projet pouvait faire sourciller. Une affiche, une intrigue assez proches du Crime de l’Orient Express récemment meurtri par Kenneth Branagh. Même ribambelle d’acteurs tous plus prestigieux les uns que les autres, même récit à tiroirs où les réalités s’emboîtent et se superposent jusqu’à aboutir, à terme, à la résolution. C’était sans compter sur le double savoir-faire du réalisateur Rian Johnson : mener à bien des enchâssements tant temporels que focaux – Looper à l’appui –, construire une galerie de personnages secondaires suffisamment profonds pour intriguer le spectateur – son Jedi le prouvait assez bien. Car Knives Out est une réussite flamboyante, véritable opéra du mystère qui, du premier plan ralenti sur la demeure saisie dans la brume à l’image de fin, érige un kaléidoscope de scènes qui se réverbèrent les unes dans les autres de sorte à augmenter sans cesse la complexité, à densifier une intrigue qui, à l’instar d’une balle, rebondit encore et encore. Le spectateur, lui, ne perd jamais le fil ; là réside l’une des grandes, très grandes qualités de Johnson. Son montage sec et dynamique favorise des effets d’échos et joue constamment sur la focalisation d’une même scène à partir de différentes prises de vue. La répétition a du comique – la figure de la grand-mère, d’abord élément burlesque, puis peu à peu créature sphinxiale dont nous ne pouvons garantir la véracité –, la répétition a ce sens du pédagogique qui pose un cadre topographique et jette à l’intérieur ses personnages qui, tels des rongeurs soumis à une expérience, s’agitent dans tous les sens. La partition composée par le frère du réalisateur, Nathan Johnson, épouse la vétusté baroque de son cadre et des résidents qui l’occupent : la musique est envahissante et inattendue, elle écrase les scènes pour mieux en démonter les rouages superficiels néanmoins porteurs de spectaculaire. Car Knives Out est un grand spectacle. En ce sens, il affirme son indépendance par rapport aux œuvres d’Agatha Christie et par rapport à leurs adaptations cinématographiques : il s’agit ici de pousser la machine toujours plus loin dans la vitesse, de peindre une famille de prime abord hypocrite se transformer en entité monstrueuse et inhumaine dont la seule motivation est pécuniaire. Jeu de massacre des plus jubilatoires, le film fait également l’excellent choix de se saisir de notre James Bond 2019 pour le métamorphoser en enquêteur aussi perspicace que bouffon, capable de débusquer des traces là où personne n’en voit, ou de chantonner dans la voiture. Mise en abyme ironique d’une icône qui le définit et de laquelle il aimerait s’affranchir, Daniel Craig crève l’écran. On ne peut pas en dire autant des deux jeunes acteurs respectueusement découverts dans la série 13 Reasons Why et Ça : Katherine Langford et Jaeden Lieberher brillent par leur absence, entrent et sortent comme des ombres dans ce vaste théâtre de la famille de fortune. Pas de quoi ternir une œuvre jouissive et menée de main de maître par un Rian Johnson qui livre ici son meilleur film. Rarement l’énigme aura été si savoureuse.
    ffred
    ffred

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    3,5
    Publiée le 3 décembre 2019
    Changement de genre pour Rian Johnson, réalisateur de Star Wars Les derniers Jedi ou Looper. Voilà une intrigue qu'Agatha Christie n'aurait pas reniée. Meurtre, héritage, chantage, secrets de famille, tous les ingrédients sont réunis pour un thriller bien sympathique. Et réussi. Le tout est fait classiquement mais solidement ficelé. Suspens et humour se marient agréablement. Pas de surprise sur le déroulé du récit et sur le dénouement, on sait ce que l'on vient voir et on l'a. Le casting est quatre étoiles. Chacun cabotine allègrement mais on ne gâchera pas notre plaisir de voir réunis Daniel Craig, Jamie Lee Curtis, Michael Shannon, Christopher Plummer, Chis Evans et Don Johnson, sans oublier la toujours impeccable Toni Collette. On ne s'ennuie donc pas devant cette partie de Cluedo grandeur nature. Pas le film de l'année mais un bon moment.
    MaCultureGeek
    MaCultureGeek

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    3,5
    Publiée le 12 décembre 2019
    Rian Johnson a réussi avec A couteaux tirés ce qu'il avait raté, surement à cause de Disney, avec Star Wars : The Last Jedi : construire puis détruire pour mieux retranscrire. Il n'y avait, dans son premier film, que les deux premières étapes : elles conduisirent au final à un retour à statut-quo initial en proposant la même avancée dans la mythologie des Sith et des Jedi; surement que ses dirigeants et producteurs, désireux de pondre quelques films supplémentaires sur les deux factions, n'acceptèrent pas la direction sous-entendue de nuancer le propos en proposant des Jedi gris, des entre-deux. Revenu à la charge avec un casting démentiel (Daniel Craig, Christopher Plummer, Jammie Lee Curtis, Don Johnson, Chris Evans, Michael Shannon, Toni Collette et Arna de Armas pour les plus connus), Johnson prouve ici à quel point il est en maîtrise totale de sa cinématographie, des codes des genres auxquels il s'attaque au point même d'être trop à l'aise et de s'attaquer à d'autres registres en leur faisant des références parodiques savoureuses (la première apparition de Daniel Craig n'est pas sans rappeler, par exemple, une représentation trop détendue de son James Bond). Les quarante premières minutes sont à ce sujet les plus désarçonnantes et, de fait, les plus jouissives : en nous démontrant par a + b qui a fait le crime et comment, il détruit complètement toutes les attentes de ses spectateurs en les plaçant de façon géniale dans une posture d'incertitude absolument inconfortable, dépaysante, réjouissante. C'est là qu'interviennent les blagues les plus réussies : hilarantes et bien anglaises, elles parodient le genre en détruisant tout sérieux de la meilleure manière. On se demande devant quoi l'on a pu tomber : est-ce une vaste farce, où l'on connaît déjà la fin du film une heure et demi avant le tirage du rideau? Bien sûr que non. Johnson, tout malin qu'il est, ajoute peu à peu des éléments supplémentaires pour partir sur une intrigue à plus grande échelle, bien que toujours intimiste et personnelle : de cette satyre sociale où l'on voudrait que chaque membre de cette famille vénale soit le coupable, il évite surtout tous les pièges qu'il était possible de prédire, notamment de placer tous ses personnages insupportables en meurtriers. Je n'ose pas imaginer le gâchis qu'il aurait représenté s'il avait décidé de faire de sa famille une dynastie de meurtriers. Trop fin pour cela, Johnson se sert surtout d'eux pour étoffer sa palette de personnalités géniales et délirantes, qu'il développe toujours avec grand soin, avec ce sens du détail qu'on voit rarement; le décalage comique entre la réalité et le discours, astucieusement montré par un sens du montage irrégulier mais majoritairement efficace, sert encore plus la personnalité de ses protagonistes que l'impression de détente qui règne tout du long. Mais c'est aussi là qu'il pèche : si la comédie est savoureuse, le manque d'enjeux se fait cruellement ressentir au bout d'une heure d'un film, alors qu'on ne s'inquiète finalement qu'à l'atteinte au charme irrésistible d'Ana de Armas, géniale infirmière représentant superbement la profession au cinéma (on est loin des railleries habituelles des comédies lourdingues du loufoque Ben Stiller). Daniel Craig lui-même, pourtant délirant et superbe interprète, écope d'un personnage charismatique, comique, intéressant mais dont on ne connaît finalement rien; cela n'aurait pas été gênant s'il avait été amené un peu de mystère sur lui. On se retrouve juste en présence d'un genre de parodie de Sherlock Holmes réussie sur sa forme mais vide dans le fond; n'importe quel autre acteur aurait pu l'interpréter que cela n'aurait pas été gênant, puisqu'il n'a ni personnalité ni traits propres, et que c'est en tant que personnage passe-partout qu'il sert l'intrigue. Craig incarne plus l'avancée du scénario que son point d'encrage : Plummer en est la base, Craig le constructeur. Cette fonction, logique dans le registre, conduit cependant le film à employer nombre de fusils de chekov qui, s'ils manquent de finesse, sont surtout horriblement visibles : une phrase sur des couteaux particuliers, une autre sur une cachette atypique suffiront, une seconde seulement avant les révélations à surprise escomptée, à faire comprendre au spectateur ce qui va arriver ensuite. Malheureusement trop prévisible (c'est le comble pour un film à la vision d'auteur à ce point inhabituelle), A couteaux tirés, si c'est un très bon divertissement, n'arrive pas à la hauteur de ses espérances et nous dévoile une intrigue certes très bien ficelée et irréprochable, à la construction intéressante et dépaysante, mais trop prévisible et construite trop visiblement pour qu'on puisse se retrouver sur les fesses à la fin de la projection, heureux d'avoir enfin pris la claque attendue prévue par ce chamboulement des codes. Elle n'arrivera pas. Reste le plaisir non dissimulé de suivre Rian Johnson en roue libre totale et à la liberté absolue, qui s'amuse comme un petit gosse avec ses caricatures jouissives de personnages de la haute, à inverser aussi, tant qu'on y est, les biens sociaux des souches sociales. Le pauvre irrégulier face aux riches représentants du pays, un bonheur de comédie sociale intelligemment proposé en filigrane. Un plaisir jouissif !
    Redzing
    Redzing

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    3,5
    Publiée le 10 décembre 2019
    Une demeure isolée, une famille déchirée, un patriarche plein aux as qui décède mystérieusement, un détective d'élite chargé d'enquêter... "Knives Out" fait du pied à Agatha Christie et aux classiques du whodunnit, pour mieux les réinventer ! En effet, passés la mise en place conventionnelle mais très efficace et quelques références, Rian Johnson s'amuse à prendre le spectateur à contre pied, pour une intrigue amusante et à suspense. S'il on excepte un petit passage à vide après le premier tiers (le prix d'un choix narratif étonnant pour le genre), "Knives Out" divertit sans mal, grâce à ses dialogues relevés et ses acteurs au top : Daniel Craig en détective roublard et gentleman, Ana de Armas en infirmière à bon fond mais totalement dépassée, et tout un panel de stars incarnant une famille aux dents longues et aux nombreux vices, portrait au vitriol de la bourgeoise américaine. Le tout embarqué dans un montage fluide et élégant (malgré le panel de personnages), et devant une caméra maîtrisée. Rafraîchissant !
    nicothrash60
    nicothrash60

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    4,0
    Publiée le 10 décembre 2019
    Changement de ton pour Rian Johnson avec cette comédie dramatique vaudevillesque qui sent bon l'écriture à l'ancienne ! Digne d'Agatha Christie ou encore Hitchcock, le scénario aux petits oignons se déguste paisiblement avec rebondissements et faux semblants à la clé, une intrigue à tiroirs qui délivre très rapidement sa clé principale mais le trousseau est assez costaud et on est loin d'être au bout de ses surprises. Alors certes, c'est assez téléphoné dans l'ensemble mais le travail d'écriture reste remarquable au même titre que les différentes interprétations d'un casting béton. La mise en scène est au top et la photographie n'est pas en reste, c'est un vrai petit régal à regarder et l'intérêt ne retombe jamais, un vrai bon moment de cinéma avec humour et rebondissements entremêlés, une réussite !
    Cinememories
    Cinememories

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    3,5
    Publiée le 5 décembre 2019
    Il adore jouer avec l’esprit du spectateur, ludiquement avec « Brick » et « Looper », ou à ses dépens avec « Les Derniers Jedi », Rian Johnson nous invite à présent dans un cluedo à taille humaine. Il nous malmène donc de bout en bout, le temps qu’on se raccroche à une idée et cette confusion qu’est l’enquête d’un homicide. Il aura beau partir d’un simple postulat, il dote son œuvre d’une aura rendant hommage au genre et aux récits épiques d’Agatha Christie Sous influence de la romancière et bien fidèle à sa démarche d’innover, il se permet ainsi de recontextualiser le cœur des enquêtes policières en mariant le ludique à la comédie. Et nous sommes forcés de constater que l’ensemble fonctionne, aussi bien dans la mécanique que dans l’écriture d’une intrigue qui sait évoluer et se détacher des clichés que l’on ne regrette absolument pas. Le meurtre a toujours été une justification symbolique, notamment pour décortiquer ce que les personnes pensent et ressentent au fond d’eux-mêmes. Le réalisateur prend tout de même soin de brosser les caricatures qu’il place judicieusement à l’entrée, avant de les retrouver à un moment opportun. Ceux-ci reflètent la structure d’une société qui se déchire de l’intérieur. Il suffit de poser une grande famille riche, avec un héritage à la clé pour comprendre rapidement où les enjeux vont nous mener. Mais avec une mise en scène aussi pointu et qui ne laisse pas beaucoup de marge au spectateur, pas le temps de cogiter, l’heure à l’appréciation et la sensibilisation. En jonglant entre le glauque et le politiquement correct, le récit trouve sa voie sans vraiment se répéter. Mais l’intrigue aurait certainement mérité d’être écourté, car l’illusion peut se dissiper, si nos cerveaux s’habituent rapidement à la manœuvre du metteur en scène. Incisif sur les moments clés, le film piétine parfois sur son casting un peu lourd à gérer. Personne ne peut refuser une telle communauté de célébrités derrière ces masques politiques, à l’image de l’Amérique d’aujourd’hui, mais on comprend que la plupart est mis de côté pour avoir une meilleure vision de l’enquête. Il ne s’agit pas d’un travail d’équipe, car les films communiquent toujours avec un spectateur à la fois, d’où cette relation intime qui s’installe et qui concrétise le sentiment de satisfaction. On se place du point de vue d’un suspect, à défaut du détective qui a tout de Hercule Poirot ou de Columbo, avec une british touch. On se délecte de cette dynamique, mais un regret revient toujours nous hanter, quelque part entre la virtuosité de la mise en scène et sa redondance dans l’instant du récit. « A Couteaux Tirés » (Knives Out) est donc une bonne comédie noire, laissant transparaitre le malaise d’une Amérique divisée et rebelle. Les héros qui se révèlent témoignent de l’hypocrisie d’une nation qui aspire au pouvoir, sans partage et sans modération. Le sujet est plutôt frontal, mais aura le mérite d’être clair, tout en nous offrant une intrigue alléchante, mais qui ne nous laisse pas maître du sort des personnages. Nous sommes ce énième personnage, écrit dans le sous-texte d’une intrigue huilée et pragmatique. On recolle ainsi avec un genre qui surfe plus sur une tendance, malgré l’intérêt de Johnson. Les propos sont plutôt lourds à digérer et les coups de poignards narratifs ne frappe pas encore là où il faut, ce qui en fait un bon divertissement, mais oubliable.
    ninilechat
    ninilechat

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    3,5
    Publiée le 27 novembre 2019
    C'est exactement le genre de film exquis à voir par temps de pluie, quand on est grognon, une délicieuse agathachristerie. Ben non, notre archéologue préférée n'a rien à y voir, même si le détective privé (Daniel Craig) qui fait marcher à fond ses petites cellules grises et porte un nom outrageusement francophone (Benoit Blanc!) est manifestement un décalque d'Hercule Poirot, et si l'ambiance de petits meurtres en famille dans une belle propriété à l'écart du monde vient tout droit de chez notre chère Agatha. Ce n'est pas complètement non plus un whodunit, puisque nous assistons dès le début à la scène de la mort du malheureux Harlan (Christopher Plummer), célèbre auteur de romans policier affligé d'une famille de parasites. D'ailleurs, la fin n'est pas vraiment surprenante -on s'y attendait, mais on s'est laissé bercer, au fil des révélations, par une troupe d'acteurs épatante menée par Jamie Lee Curtis, qui a pris du soutien gorge depuis le temps où elle pêchait un poisson nommé Wanda...., avec Chris Evans, Michael Shannon, Don Johnson, Toni Collette qui a elle aussi, bien mûri depuis Muriel... Bref, le film de Rian Johnson devrait devrait être remboursé par la sécurité sociale!
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