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Michael R
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5,0
Publiée le 27 juin 2026
"Les sentiers de la gloire" est un pamphlet antimilitariste qui dénonce la folie de la guerre, et notamment le cynisme et la duperie des dirigeants qui envoient les hommes à l'abattoir. C'est puissant comme cette dernière scène qui vient nouer la gorge. Kirk Douglas est magnifique.
Avec Les Sentiers de la gloire, Stanley Kubrick signe un film de guerre d’une rigueur morale implacable, où l’absurdité du conflit se révèle dans toute sa cruauté. La mise en scène, d’une précision chirurgicale, alterne entre la boue des tranchées et la froideur des salons militaires, soulignant le fossé entre ceux qui décident et ceux qui meurent. Kubrick refuse toute héroïsation, préférant exposer la logique bureaucratique et cynique qui broie les individus. Kirk Douglas incarne un officier intègre, figure de résistance face à l’injustice institutionnalisée. Un film puissant et toujours actuel, qui dénonce avec une lucidité glaçante les dérives de l’autorité militaire.
Le film de Kubrick n'est pas tant un témoignage sur les massacres de la guerre de 14-18 qu'une charge contre l'armée française et ses officiers généraux. Pour autant, le cinéaste commence par constituer un décor réaliste de tranchées, de soldats épuisés et de terrains ravagés par les obus. C'est dans ces conditions que l'état-major commande au colonel Dax (Kirk Douglas) de prendre une colline aux allemands...sans lésiner sur les pertes humaines. Mais face à l'hécatombe prévisible, la compagnie bat en retraite et des soldats sont choisies pour être exécutés au motif de lâcheté. On sait que la France a censuré le film en son temps. Elle n'a pas supporté l'image de généraux irresponsables et indifférents, ordonnant entre deux réceptions mondaines sous les lambris d'un château, des sacrifices inutiles. Un de ces galonnés planqués commandera même spoiler: de tirer sur la troupe . Il y aura aussi cette parodie de procès (on connait le bon mot de Clémenceau sur la justice militaire). Film concis et abrupt, anti-romanesque, à la dramaturgie très (trop?) élémentaire, "Les sentiers de la gloire" fustigent une aristocratie militaire, un cénacle dépassé aux principes inhumains et révoltants, peut-être communs à toutes les armées du monde mais peut-être pas...Le dénouement nous ramène, d'une certaine façon, au constat de "La grande illusion" de Renoir, à propos de la distance entre la troupe et ses chefs.
Très bon film, on se sent immergé, coincé et emprisonné dans cette tranchée par ce système trop conventionnel et hiérarchisé. Dans la guerre, il n'y a ni rationalité ni justice ; chacun tente seulement de sauver sa peau, ce que Kubrick illustre avec précision. Par la mise en scène et les nombreux gros plans qui mettent en valeur le regard des soldats, on en devient empathique envers leur sort qui ne nous concerne pourtant en rien. Il est interpellant (peut-être aussi révélateur) que ce film ait été longtemps interdit et ait subi des tentatives de censure de la part de la France.
Stanley Kubrick, nous plonge dans l'absurdité des officiers pendant la première guerre mondiale. Histoire méconnue de l’armée française. Où des soldats injustement mis sur le banc des accusés. Accusés de « lâcheté devant l'ennemi ».
Kirk Douglas qui incarne un officier juste, qui veut défendre ses soldats. Il était excellent. Ainsi que le reste du casting.
Avant « Spartacus » le réalisateur Stanley Kubrick dirigeait déjà Kirk Douglas dans ce drame se déroulant en pleine Première Guerre Mondiale au sein des tranchées. Déjà que le sujet est rare, mais le cinéaste livre un puissant pamphlet à l’encontre des hauts-gradés va-t’en guerre n’hésitant pas à sacrifier les soldats au profit de leur propre ambition. D’une réalisation éclatante tout en étant d’une sobriété appréciable « Les sentiers de la gloire » est un brulot anti-guerre subtil sur le mépris de la condition humaine par la hiérarchie militaire qui est interprété très solidement.
Les Sentiers de la gloire est un film qui prend aux tripes. Kubrick filme la guerre avec une intensité froide et réaliste, sans jamais en faire trop. Kirk Douglas est d’une justesse impressionnante, sobre et marquant. On ressort bouleversé, partagé entre tristesse et colère. C’est un film qui reste, parce qu’il dénonce avec force sans perdre en humanité.
Ce film sur la Première Guerre mondiale met en lumière la brutalité de ce conflit et ses conséquences dévastatrices. Il souligne de manière poignante le sort des soldats, réduits à de simples pions sacrificiels dont la vie semble compter pour peu. À travers des scènes puissantes, le film dépeint les comportements absurdes engendrés par la dureté de l'environnement et l'orgueil des dirigeants. Les combats, d'un réalisme saisissant, contribuent à faire de cette œuvre une réussite cinématographique remarquable.
Film de guerre coécrit et réalisé par Stanley Kubrick, Les Sentiers De La Gloire est un film marquant. L'histoire se déroule en 1916, lors de la Première Guerre mondiale, en France, et nous fait suivre le sort de trois soldats jugés pour s'être repliés alors qu'ils essuyaient de lourdes pertes en tentant de prendre le dessus sur les positions allemandes situées au sommet du versant abrupte d'une colline. Ce scénario, adapté du roman éponyme de l'auteur Humphrey Cobb, paru vingt-deux ans plus tôt, s'avère prenant à visionner pendant toute sa durée d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue nous plongeant au cœur des tranchées et qui, au fil des minutes, va se poursuivre au sein d'enceintes ou seront pris des décisions douloureuses. L'action n'est pas très présente et ne tente pas de choquer en montrant les horreurs physiques de la guerre. Non, ici, le récit antimilitariste préfère se concentrer à nous montrer l'absurdité qu'il peut en résulter, en assassinant des soldats de son propre camp, à défaut d'ennemis. Tout le sel de la narration découle des confrontations verbales à la fois solennelles et viriles se jouant entre les généraux mués en juges et les soldats soutenus par leur colonel, donnant ainsi lieu à des scènes mémorables lorsque les uns jouent leur promotion, tandis que les autres jouent leur vie. Le ton se veut lui profondément dramatique. L'ensemble est porté par des personnages dotés d'une grande droiture. Des rôles très bien interprétés par une distribution comprenant Kirk Douglas, George Macready, Ralph Meeker, Timothy Carey, Joe Turkel, Adolphe Menjou, Wayne Morris, Peter Capell, Richard Anderson ou encore Emile Meyer. Tous ces individus entretiennent des rapports hiérarchiques fermes, entre humanisme et absence de compassion. Des échanges soutenus par des dialogues très bien écrits et déclamés avec charisme. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère qualitative. Sa mise en scène soignée est avant tout là pour servir son propos. Celle-ci évolue dans des environnements changeants entre les tranchées et des bâtiments fermés. Ce visuel guerrier est accompagné par une bande originale dotée de compositions militaires raccord avec le sujet. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à cette œuvre cruelle. En conclusion, Les Sentiers De La Gloire est un film méritant d'être découvert afin de se rendre compte des horreurs de la guerre qui, même sans faire couler le sang, fait couler les larmes.
Bon film en N&B qui nous montre l'absurdité de la guerre et qui nous sert un mini procès qui en dit long. Il ne dure pas trop longtemps et n'a guère de temps morts inutiles. Il a aussi le mérite de ne pas avoir vieilli. Quel plaisir de revoir Kirk Douglas.
On pardonne le cliché du noir et blanc parce qu'on était toujours à l'époque où la couleur était trop chère. Kubrick adapte un roman lui-même adopté de faits réels assez troublants : des hommes refusant de sortir des tranchées, où la mort les attend, sont condamnés à mort pour lâcheté. Film de procès donc plus que film de guerre, Les sentiers de la gloire est brillant de par sa critique subtile des abus de pouvoirs issus des différentes hiérarchies de l'armée. Ici les méchants ne sont pour une fois pas les allemands mais bel et bien des responsables cruels qui déclarent depuis leurs bureaux ne pas aimer être assis. Sagement mais brillamment filmé, Kubrick étant déjà Kubrick, le film possède une durée adaptée à ce qu'il propose, pas de blabla inutile mais l'essentiel dans des dialogues aussi bien écrits qu'interprétés, en particulier le “Pourquoi n'êtes vous pas allés prendre la position à deux ?” du très bon Kirk Douglas. Un excellent film qui interroge sur le pouvoir, la cruauté et la dignité.
Un grand film sur cette infâme boucherie qu’a été la guerre de 14-18. Sans doute un peu manichéen lorsqu’il oppose le colonel Dax/Douglas qui garde tout son courage et son humanité face à des supérieurs seulement soucieux de leur carrière et qui n’hésitent pas à donner l’ordre de tirer sur « leurs » hommes, à fusiller « pour l’exemple », même un blessé qu’il faut attacher sur une planche pour cela. Chef d’œuvre indispensable pour nous faire puissamment désirer la paix.