DarkKnight74
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3 - Pas mal
Parmi les films du types « grande fresque de la nature », il y en a qui sont des merveilles (Le secret de Brockelade Mountain, Into the Wild) et on compte même des chef d'œuvres (Danse avec les loups). Celui là est modeste, humble, et simple. Il en est d'autant plus agréable à regarder. Le cœur du film repose (presque que) sur le jeux des acteurs qui incarnent les 2 frères. C'est eux qui font vivre le film et qui lui donnent sa grandeur simple et belle. D'un côté Craig Sheffer qui assure son rôle avec aplomb, créant un personnage drôle et touchant, mais malgré sa prestation de qualité cela n'est rien à côté de Brad Pitt. Son meilleur rôle ? Je n'ai pas vu assez de films où il est présent pour pouvoir l'affirmer, mais il est bien meilleur que dans Inglorious Basterds et un poil au dessus que The Tree of Life. Lors de la dernière pêche il se transcende complétement. Tout s'efface devant lui, on le sent réellement impliqué dans ce rôle, et le résultat au sein du film est formidable. Les autres (Jessie, les parents des deux frères, l'indienne) sont tous bien joués. Ce qui forme un ensemble cohérent et efficace. L'histoire en elle même n'a rien d'original, mais elle se suit très bien, proposant des moments très drôles côtoyant des instants plus dur où la réalité des choses devient crue et où le doux rêve s'évapore.. Tout y est classique, des petites introductions présentant chaque étape de la vie de Norman sous forme d'une succession d'images en noir et blanc à la narration qui se fait par l'intermédiaire de Norman lui-même plus âgé, en passant par la construction très connue composée de l'enfance, l'aventure initiatique (très réussie), l'avenir post-scolaire, la première amourette, les problèmes sous-jacents de l'âge adulte et enfin la mort prématurée pour Paul, la vieillesse pour Norman. Ce qui en revanche est réalisé avec habileté et est déjà moins commun, c'est le fait que ce schéma s'applique à 2 personnages en parallèle, tout en les mettant en relation. Bien entendu Paul rafle tout grâce à Brad Pitt, mais malgré tout Norman réussit à maintenir maintes fois l'intérêt du spectateur. Les paysages du Missouri sont magnifiques, et si Belford n'a pas une virtuosité des grands maîtres du cinéma comme Costner ou Lean, on sent perler sont amour pour cette région et la passion avec laquelle il la filme. De même pour les séquences de pêches à la mouche, on ne peut plus belle, ou Belford réussit un tour de force en faisant surgir à nos yeux l'art qui existe dans cette activité. Cependant il ne faut pas se méprendre. Au milieu coule une rivière n'est pas un prétendant très vorace au titre de « grande fresque sur l'homme et la nature ». Il est décidément bien trop correct dans sa forme qu'il n'invente rien de nouveau, qu'il n'utilise que des procédés classiques, pour prétendre se caser dans la caste des grands films. Mais il a du charme, et cela ne doit pas être négligé.
Ajoutée le 02 janv. 2012 à 22h32
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