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Jacques Rouffio

État civil

Nationalité Français
Naissance 14 août 1928 (Marseille, Bouches-du-Rhône - France)
Décès 8 juillet 2016 à l'age de 87 ans (Paris - France)

Biographie

Jacques Rouffio démarre sa carrière dans le cinéma comme assistant-réalisateur sur nombre de films de Jean Delannoy (La Route Napoléon, Obsession), Bernard Borderie (Ces dames préfèrent le mambo, Le Gorille vous salue bien...) et de Jean-Pierre Mocky (Les Dragueurs, Les Vierges). Son passage à la réalisation de longs métrages s'effectue en 1966 avec L'Horizon, l'histoire d'un jeune soldat blessé que sa compagne tente de convaincre de ne pas repartir au front. Interprété par Jacques Perrin et Macha Méril, ce drame sentimental sera un véritable échec commercial, et Jacques Rouffio devra attendra 1975 pour mettre en scène son deuxième film, le sombre et glacial Sept morts sur ordonnance. La critique se fait cette fois-ci plus élogieuse et permet au cinéaste de décrocher une nomination au César du Meilleur film en 1976.

Enchanté par cette première collaboration avec Gérard Depardieu et Michel Piccoli, Jacques Rouffio fera de nouveau appel à eux pour donner la réplique à Jean Carmet dans Le Sucre (1978), comédie acerbe sur la spéculation boursière. Là encore, l'accueil de la presse et du public sera des plus chaleureux. Moins populaire aura été son précédent film, Violette et François (1977), où comment un jeune couple formé par Jacques Dutronc et Isabelle Adjani tente d'assurer sa subsistance en vivant en marge de la société.

Au début des années 80, Jacques Rouffio est le dernier metteur en scène à faire tourner Romy Schneider. Sous sa direction, elle devient l'émouvante Passante du Sans-Souci. Le tournage de cette adaptation du roman homonyme de Joseph Kessel ne se fera pas dans la facilité, la comédienne connaissant quelques problèmes de santé et devant surmonter le décès de son fils survenu quelques mois auparavant. Les talents de virtuose de Jacques Rouffio ainsi que sa direction d'acteur sont une fois de plus salués par la critique. Malheureusement, ses films suivants s'avèrent beaucoup plus mineurs. Malgré leur casting de première classe, Mon beau-frère a tué ma soeur (1985) et L'Etat de grâce (1986) ne parviennent pas à séduire, et c'est en 1989 qu'il signe son dernier long métrage pour le cinéma, L'Orchestre rouge, récit d'espionnage interprété par Claude Brasseur et Daniel Olbrychski.

A partir des années 90, Jacques Rouffio tourne essentiellement pour le petit écran. Dans la collection Scoop, il commet Le Stagiaire (1991) avec Roland Blanche et Bernard Fresson, puis il imagine Thierry Fortineau sous les traits de Jules Ferry (1993) et enfin Didier Bezace sous ceux de Charles Pathé (1995), l'un des pionniers du Septième Art. Dernier fait d'arme du réalisateur, avoir signé l'un des épisodes de la première saison de la saga télévisée Chez Maupassant en 2007.

G.M.

Ses premiers pas à l'écran

Secrets d'alcôve
Secrets d'alcôve
1953
Obsession
Obsession
1954
Des gens sans importance
Des gens sans importance
1955
La Route Napoléon
La Route Napoléon
1956

Ses meilleurs films et séries

La Passante du Sans-Souci
La Passante du Sans-Souci
1982
Sept morts sur ordonnance
Sept morts sur ordonnance
1975
Le Sucre
Le Sucre
1978
Violette et François
Violette et François
1977

Sa carrière en chiffres

54
Années de carrière
0
Récompense
37
Films
1
Série
4
Nominations
31,1 M
Entrées ciné

Genres de prédilection

Drame : 35 %
Comédie : 27 %
Comédie dramatique : 19 %
Policier : 19 %

Ses stats sur AlloCiné

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Commentaires
  • Plume231
    Le Sucre (1978) de Jacques Rouffio [img]http://www.bemovi.com/template...[/img] Synopsis : Un ancien inspecteur des impôts tombe sous le charme de financiers sans scrupules qui l'invitent à investir dans l'industrie du sucre... [img]http://gonzai.com/wp-content/u...[/img] Critique : Les mises en scène de Jacques Rouffio ne sont pas réputées pour leur rigueur et leur finesse. Ce film n'est pas l'exception qui confirme la règle. Les dialogues manquent de piquant, Roger Hanin en fait des mégatonnes (mais bon avec lui c'est une habitude!) et il y a quelques moments de flottement. Mais la complicité très apparente entre Jean Carmet et Gérard Depardieu emporte tout sur son passage et on peut se plaire à souligner la pertinence prophétique du scénario. Par exemple, après une catastrophe boursière les banques sont bizarrement épargnées et ce sont les petits spéculateurs qui prennent tout sur la gueule. Toute ressemblance entre ce scénario fictif et des événements récents sont... Note : 12/20 (***) [img]http://filmsdefrance.com/img/L...[/img]
  • Plume231
    L'Orchestre rouge (1989) de Jacques Rouffio [img]http://www.cinemovies.fr/image...[/img] Synopsis : Moscou, 1937. Alors que les purges staliniennes déciment les rangs du parti communiste, Berzine, le chef des renseignements de l'armée Rouge, demande à Léopold Trepper, juif et militant révolutionnaire, d'installer un réseau d'espionnage à Bruxelles, Paris et Berlin afin de lutter contre le danger nazi. Quatre ans plus tard, Trepper prévient l'ambassadeur soviétique à Vichy qu'une offensive allemande contre l'URSS va débuter très prochainement. Staline refuse de le croire. Les renseignements fournis par Trepper se révèlent pourtant hautement précieux. Himmler charge un commando d'éliminer le réseau. Trepper est arrêté... [img]http://www.premiere.fr/var/pre...[/img] Critique : D'un type qui s'est loupé avec une histoire aussi puissante que celle de "La Passante du Sous-Souci", qui plus est avec une actrice formidable, pour qui le mots "rigueur" et "subtilité" ne veulent absolument rien dire, on pouvait craindre le pire avec un sujet aussi a-priori passionnant que celui du réseau de résistance le plus efficace de la Seconde Guerre Mondiale, et on a raison. On ne sait pas si on doit rire ou pleurer de voir des nazis qui ont plus l'air d'être sortis d'une opérette que des horreurs de l'Histoire parler sans cesse la langue de Molière même devant Hitler ou avec le Reichsführer Himmler, de voir s'agiter en vain des personnages dénués de toute substance à l'exception peut-être un peu de celui joué par Claude Brasseur, et encore uniquement grâce au talent du comédien et pas du tout grâce à un scénario confus et sans profondeur ou à une mise en scène incroyablement médiocre, et de l'absence totale de suspense, de tension et d'émotion pour une oeuvre qui avait tout pour en avoir énormément. Sous la direction d'un très grand réalisateur, ça aurait pu donner un très grand film et ça fait mal au coeur de voir un tel gâchis. "L'Orchestre rouge" et les hommes et femmes courageux qui en ont fait partie méritent beaucoup beaucoup mieux. Un autre film avec cette fois un cinéaste talentueux est à faire d'urgence. Note : 5,5/20 (*) [img]http://www.voirunfilm.com/incl...[/img]
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