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    Iran : le réalisateur Jafar Panahi libéré de prison
    Maximilien Pierrette
    Journaliste cinéma - Tombé dans le cinéma quand il était petit, et devenu accro aux séries, fait ses propres cascades et navigue entre époques et genres, de la SF à la comédie (musicale ou non) en passant par le fantastique et l’animation. Il décortique aussi l’actu geek et héroïque dans FanZone.

    Incarcéré depuis le mois de juillet 2022, le réalisateur iranien Jafar Panahi a été libéré de prison sous caution alors qu'il venait d'entamer une grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention.

    Arrêté le 11 juillet dernier en Iran, en marge d'une manifestation pour réclamer la libération de ses confrères et compatriotes Mohammad Rasoulof et Mostafa Al-Ahmad, le réalisateur Jafar Panahi a été libéré, sous caution, ce vendredi 3 février. Et ce alors qu'il venait d'entamer une grève de la faim pour dénoncer les conditions de son incarcération.

    "Même si je me réjouis de la libération de M. Panahi, celle-ci aurait dû intervenir il y a trois mois, lorsque notre objection concernant sa précédente condamnation avait été retenue", déclare son avocat Saleh Nikbakht dans un communiqué, alors que le fils du réalisateur a posté une photo de ce dernier, libre, dans une story sur Instagram.

    UNE PEINE DE SIX ANS DE PRISON

    Accusé de propagande contre le régime alors en place, et notamment son soutien envers le mouvement de protestation contre la réélection de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la République islamique en 2009, Jafar Panahi avait été condamné à six ans de prison et vingt années d'interdiction de réaliser ou écrire des films, quitter le pays ou s'exprimer dans les médias.

    Mais il n'avait pas été incarcéré et continuait de tourner clandestinement, avec des caméras numériques et un iPhone, et ses films étaient présentés dans les plus gros festivals. Notamment Cannes et Venise, où son dernier opus en date, Aucun ours, avait reçu un Prix Spécial du Jury en septembre dernier, alors qu'il était en prison et censé purger cette peine.

    Au mois d'octobre, son avocat avait pointé du doigt le dépassement du délai de prescription iranien qui est de dix ans, pour dénoncer le fait que la peine en question ne pouvait plus être purgée. Et cette libération survient trois semaines après celle de Mohammad Rasoulof, libéré à titre provisoire pour des raisons de santé.

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