En 1972, Charles Bronson tourne trois films. Un film de mafia avec Lino Ventura, un thriller à la scène d'ouverture incroyable et un western. Et ce dernier, actuellement hébergé sur Prime Video, vaut la redécouverte pour tout amateur du genre ou de l'acteur. Son titre ? Les Collines de la terreur.
Bronson en vengeur silencieux
United Artists
Charles Bronson incarne Pardon Chato, un Apache qui descend un shérif qui le harcelait. L'homme se retrouve traqué par une bande menée par Quincey Whitmore (Jack Palance), un ancien confédéré ravi de pouvoir chasser l'Apache. Cette milice tombe sur le repaire de l'Indien et s'en prend violemment à son frère et à sa femme. Dès lors, pour Chato, l'heure de la vengeance a sonné.
Chato's Land, Les Collines de la terreur en français, est un western à la fois complètement classique (une énième histoire de vengeance) et en même temps très différent. A l'instar du héros du Grand silence qui était muet, ou du mutique Harmonica d'Il était une fois dans l'Ouest (déjà joué par Bronson), Chato ne décroche pas trois répliques de tout le film.
Sa vengeance est impitoyable, violente et sans concession, mais Bronson n'a que son impassible visage et son corps (qu'il expose volontiers) pour transmettre à la fois sa détermination et le danger qu'il représente. Cette performance s'allie à une certaine lenteur du déroulé des événements et pourra perturber le plaisir de certains spectateurs, et ravir les autres.
Préfigurant le premier volet de Rambo, Les Collines de la terreur présente lui aussi un homme malmené par un shérif et se retrouvant à jouer le chasseur d'une troupe qui le traque. Et comme Rambo, il aborde (métaphoriquement, lui) la guerre du Vietnam. Lorsqu'on vient chercher un autochtone sur son territoire et qu'on s'en prend à ce qu'il a de plus cher, il faut être prêt à ce qu'il se défende bec et ongles. D'autant qu'il connaît le terrain comme personne.
Une rencontre capitale pour l'acteur
United Artists
Avec Les Collines de la terreur, Bronson signe sa première collaboration avec le réalisateur Michael Winner, avec qui il tournera la même année Le Flingueur, puis Le Cercle noir (1973), le célèbre Justicier dans la ville (1974) et sa suite (1982), ainsi que Le Justicier de New York (1985).
A noter enfin la présence au casting de Victor French, qui deviendra deux ans plus tard un visage connu de la télévision grâce à son rôle d'Isaiah Edwards, le meilleur ami de Charles Ingalls, dans La Petite maison dans la prairie.
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