Petite séquence flashback. Dans un entretien accordé à Vanity Fair et publié en décembre dernier, Guy Pearce évoquait le fait qu'en dépit du succès du film Memento, il avait été empêché de retravailler avec Christopher Nolan. La faute à un Executive de Warner qui s'y était fermement opposé racontait-il.
"Il m'a parlé [NDR : Nolan] de rôles à plusieurs reprises au fil des ans. Le premier Batman et Le Prestige. Mais il y avait un executive chez Warner Bros, qui a ouvertement dit à mon agent : "Je ne comprends pas Guy Pearce. Je ne comprendrai jamais Guy Pearce. Je n’engagerai jamais Guy Pearce". Donc, d’une certaine manière, c'était bon à savoir. OK ! Pourquoi pas après tout, il y a des acteurs avec lesquels j'ai du mal moi aussi. Mais cela signifiait par la même occasion que je ne pourrais plus jamais travailler avec Chris du coup. Je crois qu'il ne croyait pas du tout en moi comme acteur".
"Je me trouve merdique"
L'acteur semble décidément être en pleine période d'introspection, puisqu'il en remet une couche dans les colonnes du Times cette fois-ci (via Variety). "Je déteste ce que j'ai fait, je me trouve merdique" lâche-t-il, après avoir récemment revu Memento. Bigre.
"J'ai une crise existentielle. J'ai regardé Memento l'autre jour, et je suis toujours déprimé. Je suis merdique dans ce film. Je n'avais jamais pensé cela auparavant, mais j'ai fait une session de Q&A autour du film un peu plus tôt ce mois-ci, et j'ai donc décidé de le revoir. Mais pendant la diffusion, j'ai réalisé que je détestais ce que j'avais fait.
Et donc toutes ces histoires à propos d’un cadre de chez Warner qui expliquent pourquoi je n’ai plus travaillé avec Chris ? Tout ça s'est effondré. Je sais pourquoi je n'ai plus travaillé avec Chris – c'est parce que je ne suis pas bon dans "Memento".
Guy Pearce a parfaitement le droit de penser cela de sa prestation dans le film de Nolan. Cela dit, on n'est pas non plus obligé de souscrire à cette vision un peu déprimante de son travail. On espère au passage qu'il ne pense pas la même chose de sa composition dans le génial Vorace...