Dragon Ball : pourquoi les villes sont-elles toujours détruites ? La réponse est surprenante !
Aude Mackau
Aude Mackau
Passionnée de cinéma, Aude a grandi dans les salles obscures tout en tombant amoureuse des séries à côté. Jonglant entre le petit et grand écran, elle se spécialise désormais dans tout ce qui fait l'actualité, de l'anecdote du passé à la dernière info sensationnelle à relayer.
Co-écrit avec :
Thomas Imbert

Pourquoi les villes sont toujours détruites dans “Dragon Ball” ? On a la réponse ! Découvrez la surprenante raison révélée par Toriyama en personne !

Dans l’univers explosif de Dragon Ball, les affrontements titanesques sont monnaie courante — et bien souvent, ils laissent derrière eux un paysage de ruines fumantes. Que ce soit contre Vegeta, Freezer, Cell ou encore Boo, les héros comme Gokû ou Gohan causent fréquemment des ravages spectaculaires. Si la majorité de ces batailles a lieu dans des zones isolées ou désertiques (comme dans l’arène du Tournoi du Pouvoir dans Dragon Ball Super, par exemple) il n’est pas rare que des villes soient elles aussi balayées en quelques instants.

Mais cette destruction quasi-systématique n’est pas simplement un effet de mise en scène pour souligner la puissance des personnages. Comme le créateur du célèbre manga en personne, Akira Toriyama, l’a expliqué dans le guide officiel Dragon Ball Forever, publié en 2018, il existe une raison bien plus terre-à-terre à ce choix scénaristique… et elle a tout à voir avec le dessin.

Dragon Ball
Dragon Ball
Sortie : 1986-02-26
Série : Dragon Ball
Avec Masako Nozawa, Toshio Furukawa, Torû Furuya
Spectateurs
3,6
Regarder sur M6+

Éviter les détails fastidieux

Dans une confession aussi honnête que drôle, le créateur du manga – qui nous a quittés le 8 mars 2024 – a avoué qu’il préférait éliminer les décors urbains dès que possible pour ne pas avoir à les dessiner à chaque case.

En réalité, c’est parce que c’était fatigant de dessiner les arrière-plans. Les combats en ville sont durs... Tous les personnages gagnent en force, et s’ils combattent en ville, il faut qu’ils détruisent les bâtiments. Donc lorsque je dessinais des villes, c’était en prévision de les détruire plus tard. Je pouvais les dessiner car cela était une évidence que j’allais les détruire”, explique Toriyama dans le guide.

Toei Animation

Plutôt que de passer du temps à concevoir des villes complexes, Toriyama préférait donc les faire disparaître rapidement.

Si cela prenait trop de temps à mon assistant, cela impliquait que la fois suivante, je devais les dessiner moi-même (...). Central City se fait détruire en trois cases environ. C’est parce que j’avais décidé de détruire immédiatement tous les endroits avec des arrière-plans qui étaient un peu une corvée, comme les villes”, expliquait-il, illustrant bien à quel point il cherchait à se débarrasser de ces arrière-plans dès que l’occasion se présentait.

Toei Animation

Une économie de temps... et d’encre !

Cette logique de simplification se retrouve également dans d’autres choix visuels du manga. Par exemple, si les Super Saiyans ont les cheveux blonds, ce n’est pas seulement pour des raisons esthétiques : cela permettait d’économiser de l’encre noire, puisque les cheveux n’avaient plus besoin d’être remplis à chaque apparition.

Finalement, ces décisions pratiques ont contribué à façonner l’identité visuelle de Dragon Ball. Derrière les explosions et les combats épiques se cache un auteur pragmatique, qui a su transformer des contraintes de production en éléments emblématiques de son œuvre.

Retrouver l’univers de Dragon Ball sur Crunchyroll.

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