"C'était le seul film que mes parents m'autorisaient à voir quand j'étais petit" : pour Heath Ledger, ce long métrage était le meilleur de tous les temps
Olivier Pallaruelo
Olivier Pallaruelo
-Journaliste cinéma / Responsable éditorial Jeux vidéo
Biberonné par la VHS et les films de genres, il délaisse volontiers la fiction pour se plonger dans le réel avec les documentaires et les sujets d'actualité. Amoureux transi du support physique, il passe aussi beaucoup de temps devant les jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance.

Même s'il avait grandi dans un environnement assez strict et peu porté sur le cinéma, le regretté Heath Ledger hissait au sommet de son panthéon un chef-d'oeuvre absolu sorti il y a 86 ans.

Tragiquement disparu en janvier 2008 à l'âge de 28 ans alors qu'il était en plein tournage du film L'Imaginarium du Docteur Parnassus de Terry Gilliam, Heath Ledger a laissé un grand vide dans le cinéma.

Dans une carrière hélas courte, l'acteur australien a réussi à accomplir un travail incroyable en peu de temps. En dix ans d'apparition à l'écran, ses talents l'ont amené à travailler avec des réalisateurs de renom tels que Ang Lee, Todd Haynes, et bien entendu Christopher Nolan pour The Dark Knight, grâce auquel il remportera à titre posthume un Oscar pour son extraordinaire composition en Joker.

Heath Ledger n'a, a contrario, pas vraiment grandi dans un environnement familial très adepte du cinéma. En fait, il expliquera même que sa passion pour le cinéma n'était pas cultivée à la maison; ses parents ne lui permettaient de regarder que très peu de films.

"J'aime sa magie"

Dans un entretien avec la journaliste Cindy Pearlman du Chicago Sun Times, pour son livre You Gotta See This : More Than 100 of Hollywood's Best Reveal and Discuss Their Favourite Films, Ledger a cité un classique absolu comme étant son film préféré de tous les temps. "Je dois dire Le Magicien d'Oz, je l'ai vu une dizaine de fois quand j'étais petit. C'était le seul film que mes parents m'autorisaient à voir quand j'étais petit. J'aime sa magie".

Adapté d’un roman signé L. Frank Baum, Le Magicien d’Oz raconte le périple de Dorothy (Judy Garland) et de son petit chien Toto, dont la maison a été emportée par une tempête jusqu’au formidable Royaume d’Oz, au-delà de l’arc-en-ciel. Le début et la fin du film sont en noir et blanc, mais les passages qui se déroulent dans ce monde féérique sont en Technicolor, faisant du Magicien d’Oz un des premiers longs métrages de l’histoire du cinéma à avoir démocratisé l’usage de la couleur sur grand écran.

Entré au panthéon de l'Histoire du cinéma, le film est gorgé de fameuses séquences et répliques cultes. La grande méchante du film, la sorcière campée par une inoubliable Margaret Hamilton (qui a au passage bien failli périr sur le tournage...) était encore classée en 2024 par l'AFI à la quatrième place des plus grands méchant(e)s de l'Histoire du cinéma américain. Juste en-dessous d'un certain Dark Vador, et au-dessus de Miss Ratched, l'infirmière sadique de Vol au-dessus d'un nid de coucou.

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