Après Thierry Lhermitte, qui évoquait un "tournage difficile" pour Le Dîner de cons en 1998, c'est au tour d'Alexandra Vandernoot d'évoquer son expérience sur la comédie culte de Francis Veber.
Considéré comme un sommet de la comédie française, Le Dîner de cons a rassemblé 9,2 millions de spectateurs il y a 27 ans. Depuis, l'oeuvre est devenue un grand classique, au même titre que Les Visiteurs ou La Grande Vadrouille.
Pourtant, son tournage n'a pas été de tout repos, comme en témoigne Alexandra Vandernoot au micro de Télématin (repéré par nos confrères de Télé Loisirs). Invitée du programme de France 2 le 22 juin, elle a évoqué le sujet avec franchise et honnêteté.
Pour rappel, la comédienne incarnait Christine Brochant, la femme de Pierre Brochant (joué par Thierry Lhermitte). Son personnage est au coeur de l’intrigue puisque son départ précipité du domicile déclenche une série de quiproquos et de catastrophes, amplifiées par la présence de François Pignon (Jacques Villeret).
Un tournage très caliente
"On a tourné à Épinay-sur-Seine, dans les studios où ils avaient constitué tout cet appartement parisien avec la Tour Eiffel en fond", indique d'abord l'actrice, désormais âgée de 59 ans. "C’était un décor absolument incroyable, et il faisait un cagnard", poursuit l'artiste, évoquant une climatisation défectueuse.
La première chose dont je me souviens c’est de la chaleur et des maquilleuses qui devaient nous éponger en permanence. A part ça, c’était un super tournage.
"Donc la première chose dont je me souviens c’est de la chaleur et des maquilleuses qui devaient nous éponger en permanence. A part ça, c’était un super tournage", a conclu Alexandra Vandernoot. Contrairement à Thierry Lhermitte, la comédienne ne parle pas du caractère perfectionniste du réalisateur Francis Veber.
Gaumont
Un cinéaste très exigeant
"Le Dîner de cons, c'était un tournage difficile parce que Francis Veber est très exigeant, il entend entendre ce qu'il avait dans la tête quand il écrivait et pas autre chose", avait-il indiqué au micro de C à Vous en 2023, pour les 25 ans du film.
"C'est comme un auteur qui veut entendre sa composition, sa partition comme il l'a écrite, et pas interprétée autrement. Mais il avait raison... presque tout le temps. J’ai beaucoup souffert, mais j’ai beaucoup appris", avait-il admis.
Mais il avait raison... presque tout le temps. J’ai beaucoup souffert, mais j’ai beaucoup appris.
Le perfectionnisme de Francis Veber s'avèrera finalement payant, le film réunissant plus de 9 millions de curieux en 1998. Il remportera également 3 Césars en 1999 : Meilleur acteur pour Jacques Villeret, Meilleur second rôle pour Daniel Prévost et Meilleur scénario original ou adaptation pour Francis Veber.