Tout pour la Lumière s'achève bientôt sur TF1 ! Mais avant de conclure cette saison pleine de rebondissements, le personnage de Maddie a dû faire face à une véritable épreuve dans les derniers épisodes de la série.
Manipulée par Mevil (Nicolas Van Beveren), la jeune femme a fini par céder à son chantage, en couchant avec lui pour que Nils (Vike) puisse rester au Studio. Une arche pour le moins difficile à porter ! Interrogée par nos soins, Charlie Loiselier s'est confiée sur cette intrigue délicate et sur le tournage de ces épisodes intenses.
AlloCiné : Comment on se prépare à aborder des thématiques aussi fortes ?
Charlie Loiselier : Ça n'a pas été facile, sachant qu'en plus, on sait à peu près toutes les arches qu'on va tourner, mais on n'a pas forcément les dialogues. Je l'ai eue rapidement après le début du tournage et j'étais vachement stressée par rapport au sujet, mais j'étais surtout stressée par rapport au fait de bien le faire.
C'est-à-dire que je voulais vraiment retransmettre exactement les bonnes émotions. Je n'avais pas envie que ce soit toujours la même chose, je voulais apporter beaucoup de nuances à cette arche-là, ce qui n'était quand même pas facile parce que j'avais quand même beaucoup de scènes qui étaient compliquées à tourner.
Comment s’est passée votre collaboration avec Nicolas Van Beveren qui joue Melvin, un rôle particulièrement difficile ?
J'ai eu beaucoup de chance. Je suis tombée sur un comédien qui est incroyable et avec qui ça s'est super bien passé. Il y avait beaucoup de confiance et on parlait beaucoup. On s'est aidés mutuellement, et franchement, j'étais super contente de tomber sur un comédien comme lui parce que c'était plus facile, parce qu'on se parlait beaucoup.
C'est vraiment un gentil. On répétait beaucoup nos scènes. Dès que je l'ai rencontré, on a tout de suite discuté des séquences, de comment on voyait les choses. Il y a eu beaucoup de dialogue entre nous et je pense que c'est ça aussi qui a rendu cette arche aussi forte.
Melvil est un personnage affreusement manipulateur qui joue sans cesse sur les mots en répétant qu’il n’a rien forcé. C’est important de montrer que les agressions sexuelles peuvent également se passer ainsi et d’autant plus dans le milieu artistique ?
Bien sûr. De toute façon, c'est quand même des choses qui sont beaucoup trop présentes dans le milieu artistique. Pour moi, porter ce message, c'était hyper important, et surtout de cette manière-là, parce que c'est vrai qu'en fait Maddie, elle met beaucoup de temps à se rendre compte que c'est une victime.
Dans sa tête, c'est elle qui a dit oui, c'est elle qui a amené le truc, parce qu'elle a accepté d'aller boire un verre avec lui, alors qu'en fait, c'est juste un manipulateur qui lui a retourné le cerveau, et ça reste un viol. Et elle met du temps à s'en rendre compte, et c'est grâce à Julian qu'elle va vraiment se dire : "Okay, non, en fait, là, ce que je viens de vivre, c'est un viol."
Le viol n'est pas forcément évident pour tout le monde, quand cela se sait d'ailleurs...
C'est sûr, il n'est pas évident parce que d'un côté, elle accepte, mais en même temps, elle accepte sous la contrainte, parce qu'en fait, elle veut simplement que son amoureux reste. C'est quand même très complexe et moi, j'étais super contente qu'ils abordent ce sujet de cette manière. C'est rare de le voir sous cet angle-là.
Maddie fait tout ça par amour. Son amour pour Nils est plus fort que tout, finalement ?
Ils ont une relation qui est quand même vachement forte et passionnelle tout au long de la saison. Il y a des hauts et des bas tout le temps. Ils s'aiment, puis en fait, ils se séparent, puis ils se remettent ensemble, puis Nils doit partir.
Je pense que Maddie est juste folle amoureuse de Nils. Elle se perd dans cet amour au final, parce qu'elle ne sait plus quoi faire pour le retenir. Elle ne sait plus quoi faire pour qu'il puisse rester. La seule chose qu'elle veut, c'est être avec lui.
Comment avez-vous travaillé la scène dans laquelle il ne la soutient pas du tout en apprenant la vérité ?
Avec Vike, on était très proches, on répétait beaucoup nos séquences et on en parlait beaucoup avant. Après, c'est vrai que dans toute cette saison, on a quand même beaucoup joué ce truc de s'aimer et de vraiment être heureux et puis le lendemain de se détester. Là, elle a été relativement naturelle.
Et je sais que Vike a bien aimé cette arche parce que ça apportait aussi une autre dimension à son personnage. Ce n'est pas qu'il ne me croit pas, mais il m'en veut, et au final, ça représente juste le fait qu'il est aussi amoureux d'elle et qu'en fait, il n'arrive pas à gérer cette émotion-là. Il n'arrive pas à accepter cet amour qui est vraiment hyper fort.
Et je sais que cette arche-là a été importante pour nous parce que c'était un peu le Graal de cette relation qu'il se passe tout ça. On a beaucoup aimé, mais ça n'a pas été facile. On n'avait pas des scènes faciles du tout.
En parlant de scènes difficiles, pouvez-vous m'en dire plus sur la séquence dans laquelle Maddie révèle tout à Florence (Isabel Otéro) ?
Cette séquence, c'est celle qui m'a le plus marquée dans toute cette arche. On n'a pas fait beaucoup de prises, parce que j'avais beaucoup discuté avec le réalisateur de cette session-là. Je lui avais dit : "Je vais faire trois prises et je pense que je vais devoir m'arrêter parce que je n'arriverai pas à faire plus que ça."
Et en fait, on a fait une première prise où j'étais dedans, mais j'avais mis un peu de temps à arriver. On a fait une deuxième prise, elle était très bien. Et en fait, on a fait une troisième prise, et je ne sais pas ce qui s'est passé, je me suis laissée submerger par les émotions, mais genre vraiment submergée, quoi. Et puis avec Isabel, on avait quand même un peu improvisé à la fin. Franchement, c'était hyper intense, cette séquence-là.
Comment s'est passé le tournage de ces épisodes ?
On était sur la fin du tournage, donc on était quand même fatigué. Et c'est vrai que c'était intense. Et en même temps, quand je vois le résultat, je me dis que je suis tellement contente que ça se soit bien passé et que le résultat soit comme ça, parce que c'est une arche qui me tenait vraiment à cœur.