Un fermier devenu chasseur de primes est à la poursuite du meurtrier présumé Ben Vandergroat. Sur sa route, il s'allie avec un chercheur d'or malchanceux et un soldat déchu et parvient à mettre la main sur le truand, qui est accompagné d'une jeune femme. Mais Vandergroat a plus d'un tour dans son sac et va les monter les uns contre les autres...
Le début de la fin du cowboy justicier
MGM
Diffusé ce soir sur Arte, L'Appât marque la troisième des huit collaborations de James Stewart avec le réalisateur Anthony Mann et leur troisième western. Il se démarque du genre par sa violence sèche, le talent pour la manipulation dont fait preuve le truand incarné par Robert Ryan, et la roublardise de l'ensemble de ses protagonistes.
Ces personnages à la moralité douteuse tout au long du film n'étaient pas monnaie courant à l'époque, et ont participé à redonner au western ses lettres de noblesse au cinéma à une époque où, en ce début des années 50, le public regardait ses séries de cowboy à la télévision, délaissant le genre sur grand écran.
Pari gagnant pour James Stewart
MGM
L'Appât participe ainsi à changer l'image de James Stewart, acteur souvent habitué à jouer les types sympathiques comme il l'avait précédemment fait dans La Vie est belle, Harvey, La Flèche brisée ou Le Voyage fantastique.
De 1950 à 1955, le duo Mann-Stewart proposera certains des westerns les plus intéressants du genre avec Winchester 73, Je suis un aventurier, L'Homme de la plaine et Les Affameurs. On leur doit aussi The Glenn Miller Story (Romance inachevée en français), la biographie du musicien de jazz Glenn Miller et de son big band à succès.
Ce soir sur Arte à 21 heures