Box-office France du 5 au 12 novembre 2025
1 - T'as Pas Changé : 58 233 entrées (dont 33 615 en AVP)
2 - Predator : Badlands : 26 156 entrées
3 - L'Inconnu de la Grande Arche : 20 531 entrées (dont 11 129 en AVP)
4 - Le roi des rois : 12 275 entrées (dont 6 099 en AVP)
5 - Les Braises : 10 866 entrées (dont 5 435 en AVP)
6 - Deux Procureurs : 5 053 entrées (dont 2 156 en AVP)
7 - France, Une histoire d'amour : 2 210 entrées (dont 1 939 AVP)
8 - La Vague : 1 892 entrées (dont 759 en AVP)
9 - Rétrospective Patrice Chéreau : 81 entrées
10 - Quand Harry rencontre Sally : 70 entrées
A retenir
Cette semaine, après la satire mondaine de Thierry Klifa, La Femme la plus riche du monde avec Isabelle Huppert, c’est au tour de Jérôme Commandeur d’attirer l’attention avec sa nouvelle comédie intergénérationnelle T’as Pas Changé. Loin des intrigues des ultra-riches, ce film s’intéresse à une bande de quinquagénaires qui organisent des retrouvailles, trente ans après leur sortie du lycée.
Avec 58 233 entrées dès son premier jour, T’as Pas Changé se place dans la lignée du box-office de la semaine précédente et vise la première place. Son démarrage reste toutefois inférieur à celui d’Irréductible, précédent film de Commandeur révélé à l’Alpe d’Huez, qui avait réuni 73 704 spectateurs le jour de sa sortie. Reste à voir si cette nouvelle comédie connaîtra le même succès, sachant qu’Irréductible avait fini sa carrière à plus de 760 000 entrées.
Pari plutôt réussi pour Dan Trachtenberg, qui tente de redonner un nouveau souffle à la franchise Predator. Déjà aux commandes de Prey, sorti exclusivement sur Disney+, le réalisateur revient avec Predator : Badlands, cette fois distribué en salles. Le film a attiré 26 156 spectateurs dès son premier jour, se hissant à la deuxième place du box-office français. Bien qu’il reste loin du leader de la semaine, ce score témoigne d’un intérêt toujours présent pour la saga, loin d’être éteint.
Pour Trachtenberg, ces chiffres se rapprochent de ceux de son précédent film en salle hors franchise Predator, 10 Cloverfield Lane (2016), qui avait enregistré 29 995 entrées lors de son premier jour d’exploitation.
Après avoir été récompensé aux César pour ses deux précédents films, Stéphane Demoustier signe le deuxième meilleur démarrage de sa carrière avec L’Inconnu de la Grande Arche. Son film La Fille au bracelet (2020), César de la meilleure adaptation, avait enregistré 23 158 entrées lors de son premier jour, tandis que Borgo (2024), qui avait valu un prix à Hafsia Herzi, en totalisait 17 408.
Adapté du roman de Laurence Cossé (2016), L’Inconnu de la Grande Arche réalise donc un lancement légèrement inférieur à sa précédente adaptation, mais reste prometteur.
Le film pourrait toutefois créer la surprise et offrir de nouvelles nominations à son réalisateur. À titre de comparaison, Vingt Dieux, produit également par Muriel Meynard et sélectionné comme lui à Un Certain Regard à Cannes, avait déjoué les attentes en frôlant le million d’entrées (955 519). Un succès public que l’on souhaite également à L’Inconnu de la Grande Arche.
Cette semaine, le quatrième du box-office est Le Roi des rois, film d’animation librement inspiré de Charles Dickens. Réalisé par le Sud-Coréen Seong-ho Jang, qui signe ici son premier long-métrage, il bénéficie d’un scénario de Rob Edwards, connu pour La Princesse et la grenouille (2009). Ce succès marque le retour de l’animation dans le classement français, après son absence la semaine passée.
Les Braises, qui signe le retour à l’écran de Virginie Efira après deux ans de pause, totalise 10 866 entrées pour son premier jour. Ce troisième long-métrage de Thomas Kruithof démarre en deçà de Les Promesses (2021) et de ses 18 933 entrées, porté alors par Isabelle Huppert et Reda Kateb. Il reste également en dessous du dernier film d’Efira sorti en salle avant son absence, L’Amour et les forêts de Valérie Donzelli (30 220 entrées).
Enfin, Deux Procureurs du cinéaste ukrainien Sergei Loznitsa crée la surprise avec 5 053 entrées dès son premier jour. Un bond remarquable si l’on compare aux 62 entrées de L’Invasion (2024) ou au précédent meilleur score du réalisateur avec Donbass (2018) et ses 1 356 entrées. Loznitsa poursuit son exploration de l’histoire soviétique en abordant cette fois les purges staliniennes de 1937, dans un film profondément politique qui suscite un vif intérêt.
Chiffres : CBO - Box-Office