Quatre jeunes filles à quatre époques différentes en Allemagne du nord. C'est le point de départ des Echos du passé. Des années séparent les 4 personnages, mais leurs vies semblent se répondre.
Un film à l'esthétique remarquable avec des images comme sorties tout droit d'un tableau. Une oeuvre qui était ll'une des annonces surprises de la compétition cannoise 2025. On la doit à cette cinéaste allemande totalement inconnue en France, Mascha Schillinski. Les Échos du passé est le premier de sa filmographie à nous parvenir en France. Il entre donc par la grande porte avec une mise en lumière cannoise.
Au Festival de Cannes, AlloCiné a pu s'entretenir avec la cinéaste Mascha Schillinski, au sujet de la genèse et du propos du film.
Un lieu inspirant
"On a passé tout un été dans cette ancienne ferme, qui est devenue ensuite le lieu de tournage. On écrivait chacune de notre côté, avec Louise Peter. Et puis, le soir en prenant un verre de vin, en procrastinant un tout petit peu, on s'est dit que c'est quand même un endroit incroyable.
C'est une maison où rien n'avait bougé depuis 50 ans. On voyait encore quasiment l'assiette, les couverts du fermier qui avait dû manger là et qui avait dû mourir il y a 50 ans. Ça nous a énormément touchées."
Une photo d'époque comme un déclencheur
"Nous sommes tombées sur cette photo de 1900 de ces femmes qui nous regardaient. Nous étions exactement positionnées à l'endroit où elles étaient lorsque la photo d'elle avait été faite à cette époque-là. Ca a été un facteur déclenchant pour ainsi dire, d'être là sur le lieu où la photo avait été prise. Avec ces femmes qui ne sont plus et qui pour nous incarnent aussi cette mélancolie, que finalement, nous avons tous en nous, de savoir que nous ne sommes pas éternels."
Fuir un carcan
"Chaque fille vit des événements traumatisants qui marquent vraiment leur esprit et leur chair et qui hantent aussi cette ferme. Un lieu peut être hanté et peut répercuter des traumatismes de génération en génération. C'était effectivement ce qu'on voulait faire ressortir. L'idée est aussi de dire que l'on est soumis à son époque, à son temps.
Ce qui entre aussi dans le dénominateur commun entre toutes les protagonistes, c'est cette aspiration à fuir et de de remettre en question ce carcan, ce mode de vie qu'on leur imposait. Elles aspirent à une forme de liberté pour pouvoir vivre, pour elles. Il y a cette nostalgie très forte aussi qui s'exprime dans ce sens."
Propos recueillis au Festival de Cannes 2025 par Mégane Choquet
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