Noté 4,4 sur 5, ce film culte fait pleurer les spectateurs depuis 30 ans... Et aujourd'hui, il fait son grand retour au cinéma !
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À l'occasion de la ressortie en salles du "Tombeau des lucioles", découvrez pourquoi ce chef-d'œuvre de l'animation japonaise fait partie de ces films que l'on ne regarde qu'une seule fois.

Réalisé par Isao Takahata, Le Tombeau des lucioles a marqué les esprits dès sa sortie en 1988 avant de devenir l'un des films les plus emblématiques du Studio Ghibli.

Plus de 35 ans après sa première apparition sur les écrans japonais, ce chef-d'œuvre bouleversant retrouve le chemin des salles françaises. L'occasion pour toute une nouvelle génération de découvrir, ou redécouvrir, ce drame poignant sur l'enfance sacrifiée par la guerre.

Le Tombeau des lucioles
Le Tombeau des lucioles
Sortie : 19 juin 1996 | 1h 30min
De Isao Takahata
Avec Ayano Shiraishi, Tsutomu Tatsumi, Yoshiko Shinohara
Presse
4,0
Spectateurs
4,4
Voir sur Netflix

Été 1945, quelque part près de Kobe, deux enfants, un frère et sa petite sœur, viennent de perdre leurs parents dans les bombardements. Recueillis par une famille éloignée, ils n'y trouvent que froideur et rejet. Alors ils partent, seuls, à la recherche d'un endroit où survivre, dans un pays à genoux, ravagé par la guerre.

Ce qui frappe d'abord, c'est l'absence : pas de dragons, pas de créatures fantastiques, aucune des échappées merveilleuses dont le Studio Ghibli a l'habitude de nous bercer. Isao Takahata choisit ici un tout autre chemin, celui du réel, aussi cru soit-il. Face à l'horreur de la guerre, il ne répond pas par la violence des images, mais par une délicatesse presque insoutenable. Et c'est précisément cette pudeur, ce refus du spectaculaire, qui rend Le Tombeau des lucioles si difficile à oublier.

Un film essentiel, donc. Mais qu'on ne regarde jamais tout à fait indemne, mouchoirs à portée de main. Le long métrage a d'ailleurs la note spectateurs moyenne exceptionnelle de 4,4 étoiles sur 5.

"Le plus beau film d'animation qui existe, ou tout du moins le plus triste"

Akiyuki Nosaka / Shinchosha,1988

Sasuke R. (5/5) : "En plus de nous livrer là un témoignage sur une période de l'Histoire qu'on n'aborde jamais (la déchéance du Japon en 1945), la réalisation est d'un niveau jusque-là inégalé. Hollywood ou n'importe qui d'autre n'arriverait même pas à la cheville du Tombeau des lucioles, cela est certain. Ce film arrive à toucher au plus profond de nous sans jamais tomber dans le pathos, car rien n'est exagéré, le style est élaboré tout en restant simple, les situations sont toutes vraisemblables. Le rythme ne laisse jamais le spectateur tomber, il est impossible de s'ennuyer et la fin, évidemment, est tout bonnement horrible. Il m'est personnellement impossible de ne pas pleurer, bien que j'aie vu ce film environ 4 fois... Il laisse après le visionnage un goût extrêmement amer, fait réfléchir sur la guerre qui n'a fait que tout détruire, mais également, à cause de cette poésie qui s'en dégage, rend certains moments de la guerre presque... beaux. En bref, ce film est ce qu'on appelle un coup de maître."

Ju T (5/5) : "Je n'ai jamais vu un dessin animé aussi émouvant et je doute qu'il en existe. Incroyablement triste, s'adressant plutôt à des adultes ou adolescents de par son sujet, c'est une véritable œuvre d'art. Grâce à celui-ci, on mesure aussi la force de l'animation, certainement au moins aussi poignante que le serait un film, avec un ton simplement différent. Bravo !"

Hobsta (5/5) : "Un véritable petit bijou du cinéma d'animation japonais, qui retranscrit à la fois une période de l'histoire trop peu abordée, et qui le fait par le biais d'une histoire touchante et intense. Le tombeau des lucioles possède cette sobriété qui donne tout le charme du film, tant au niveau des graphismes, des personnages, des dialogues, que de la musique. Et c'est cette sobriété qui est touchante, car elle est à l'image de la dureté et du désespoir de l'époque : la guerre, la mort, le malheur et la difficulté des conditions de vie deviennent normaux au Japon.

Copyright Akiyuki Nosaka / Shinchosha,1988

Les personnages l'acceptent et essaient de s'en sortir dans un quotidien dur et sombre. Et les deux orphelins, Seita et Setsuko, représentent cette petite lueur d'innocence et de bonheur simple au milieu de tous ces drames. Leur simplicité est poignante et humaine, et c'est ce qui saisit le spectateur, qui l'attendrit. Cela n'empêche pas le tragique du film, montrant que la dureté de la vie en période de guerre n'épargnera personne, entre injustice, individualisme et exclusion. Pour la fin, armez-vous donc de votre réserve de mouchoirs. Le tombeau des lucioles a marqué de nombreux esprits et demeure un des films d'animation les plus durs à voir, poignant et bouleversant. À voir absolument."

Kouto (5/5) : "Certainement le plus éprouvant des films des studios Ghibli, Le tombeau des lucioles est une œuvre poignante et déchirante racontant la survie de deux jeunes frère et sœur, orphelins de guerre dans le Japon de la Seconde Guerre mondiale. D'une infinie tendresse pour ses personnages principaux, que le réalisateur Isao Takahata confronte à l'horreur de la réalité. Sans complaisance aucune, évitant tout pathos mais pourtant vrillé par l'émotion, ce film d'animation ne peut laisser le spectateur intact, tant il est juste et tragique."

Saintenoy Samuel (5/5) : "Je ne dirai pas grand-chose à part que j'ai sans doute vu le plus beau film d'animation qui existe, ou tout du moins le plus triste. D'une subtilité, d'une fluidité, d'une gravité dans le sujet traité, chaque minute respire la justesse et la poésie. Il faut dire que l'animation est absolument superbe de bout en bout, la musique également. Un pur chef-d'œuvre qui donne envie de découvrir d'autres films du même studio. À voir absolument une fois dans sa vie."

Le Tombeau des Lucioles est à (re)découvrir actuellement en salles.

Gaëlle Robert
Gaëlle Robert
-Pigiste
Une fourchette dans une main, les yeux sur l’écran, Gaëlle Robert est une vraie cinéphage. Journaliste gastronomique le jour, spectatrice assidue la nuit, elle dévore aussi bien les assiettes que les films. Ses péchés mignons : les teen movies et l’animation, qu’elle engloutit sans modération.
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