C'est l'une des meilleures scènes d'action du cinéma : 25 ans après, elle impressionne toujours par sa virtuosité
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Cette scène d'action a marqué les fans de cette saga immortelle, et elle continue de fasciner aujourd'hui ! Retour sur une séquence virtuose, toujours aussi agréable à regarder 25 ans après.

Sorti en 2001, Highlander Endgame fascine autant qu'il divise. Le film de Douglas Aarniokoski possède de nombreux défauts, mais il a eu tout de même le mérite de nous offrir des retrouvailles que tous les fans de la saga attendaient, celles entre Duncan McLeod et son illustre parent, Connor McLeod.

Highlander: Endgame
Highlander: Endgame
Sortie : 2 mai 2001 | 1h 41min
De Douglas Aarniokoski
Avec Adrian Paul, Christophe Lambert, Bruce Payne
Presse
2,1
Spectateurs
1,2

Des retrouvailles qui font plaisir

Le héros de la série télé et celui du cinéma étaient enfin réunis sur grand écran, pour un dernier tour de piste. Après s'être croisés en 1992 dans le premier épisode de Highlander, Adrian Paul (Duncan) et Christophe Lambert (Connor) allaient cette fois être les protagonistes d'un long-métrage attendu comme le Messie par les fans.

S'il n'a pas tenu toutes ses promesses, le film nous a quand même octroyé l'une des scènes d'action les plus spectaculaires du cinéma. Grâce à la présence du maestro Donnie Yen, qui tenait ici l'un de ses premiers rôles à Hollywood, cette séquence a largement contribué à sauver Endgame du naufrage. Il y incarne le guerrier Jin Ke.

Il rencontre Duncan à un moment décisif de l'intrigue. Après l'attaque du Sanctuaire, un lieu où certains immortels se cachaient pour échapper à leur destin, Duncan enquête sur ce qui est arrivé à son parent immortel Connor MacLeod.

Il découvre que l'ennemi est Jacob Kell, un immortel extrêmement puissant qui a abandonné les règles traditionnelles du duel à un contre un. Kell voyage avec un groupe d'immortels qui l'aident à vaincre ses adversaires en surnombre. Jin Ke fait partie de cette équipe.

C'est un personnage inspiré de Jing Ke, l'assassin chinois historique qui a tenté de tuer l'empereur Qin Shi Huang. Dans le film, Donnie Yen lui apporte une identité de guerrier asiatique extrêmement discipliné, avec une approche très différente du style écossais de Duncan.

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Une séquence d'action spectaculaire et virtuose

Au moment où Duncan rencontre Jin Ke, la situation n'est pas simplement un banal combat où "le méchant attaque le héros". Jin Ke semble plutôt mesurer son adversaire et lui accorder un grand respect. Il appartient au camp de Kell, mais il conserve une forme de code d'honneur guerrier.

C'est ce qui rend la scène intéressante ; Jin n'est pas présenté comme un assassin brutal comme certains autres membres du groupe. Il est d'ailleurs iconisé en ce sens par la mise en scène, qui le met largement en avant.

Ce qui est captivant dans cette séquence chorégraphiée de main de maître par Donnie Yen en personne, c'est donc l'affrontement de styles entre les combattants. Duncan McLeod est un Highlander formé par des siècles de combats à l'épée, avec une philosophie plus chevaleresque.

Quant à Jin Ke, c'est un immortel ancien, rapide, précis, utilisant une gestuelle inspirée des arts martiaux chinois et une arme maniée avec une grande mobilité. Cependant, Duncan parvient à s'adapter grâce à ses talents de bretteur et sa parfaite maîtrise du katana.

Avant cette rencontre, Duncan est souvent montré comme supérieur techniquement à ses adversaires. Avec Jin Ke, le film montre enfin un combattant capable de rivaliser avec lui. Le combat mélange de l'escrime traditionnelle de la saga Highlander avec des mouvements de wushu et de kung-fu apportés par Donnie Yen.

Les échanges rapides où les deux combattants testent les réflexes et la maîtrise de l'autre sont vraiment fascinants. "Ton honneur n'est pas dans ton épée, mais dans tes mains", lui lancera Jin Ke, invitant Duncan à terminer cet affrontement par un combat à mains nues.

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Un affrontement dantesque

Sorte de parenthèse enchantée dans une oeuvre très inégale, cette scène est aussi une vitrine du travail de Donnie Yen, qui était donc chorégraphe des combats en plus d'interpréter Jin Ke. Beaucoup de spectateurs considèrent cette séquence comme l'un des meilleurs combats de la franchise, même si le film lui-même a été très critiqué.

En effet, Donnie Yen ne joue pas seulement un combattant. L'acteur impose une manière de bouger. Sa vitesse, ses angles d'attaque et son contrôle corporel donnent à Jin Ke une présence presque surnaturelle. De nombreux fans ont eu le sentiment de voir un véritable maître martial entrer dans un univers d'épéistes.

In fine, ce duel est presque un passage de témoin symbolique : Donnie Yen arrive dans l'univers Highlander avec une approche martiale moderne, et la scène montre que Duncan n'est pas seulement un immortel puissant. Elle prouve que le héros parvient à affronter des guerriers issus de cultures et de traditions totalement différentes.

C'est probablement pour cela que ce combat reste l'un des moments les plus mémorables du film malgré la réception mitigée de Endgame. Ainsi, les deux personnages ne passent pas leur temps à chercher uniquement le coup fatal. Ils se jaugent. Il y a une forme de respect silencieux entre eux.

Endgame aurait pu être grandiose

Par ailleurs, et c'est peut-être le plus dur à entendre pour les fans : cette séquence montre ce que le film aurait pu être, et c'est peut-être la raison principale pour laquelle elle reste dans les mémoires. De nombreux aficionados considèrent que Highlander Endgame est un film inégal, mais cette scène montre une ambition supérieure.

On aurait pu avoir une mythologie plus large, des adversaires avec une vraie identité, des combats qui racontent quelque chose sur les personnages... Jin Ke apparaît presque comme un ennemi venu d'un autre long-métrage, et c'est justement ce qui le rend fascinant. Pendant quelques minutes, Highlander devient un film de sabre asiatique, laissant les fans en plein rêve.

Enfin, il faut savoir que cette chorégraphie arrive à un moment charnière du cinéma d'action. En effet, la fin des années 90 et le début des années 2000 correspondent à une période où Hollywood commence à intégrer davantage les influences du cinéma d'action asiatique.

Des films comme Matrix popularisent une nouvelle approche du combat chorégraphié. La scène de Highlander Endgame est donc intéressante historiquement car elle se situe entre l'ancien style hollywoodien de l'épée, et la vague des combats plus acrobatiques inspirés du cinéma hongkongais.

Chad Stahelski, réalisateur de John Wick, va-t-il réussir à réhabiliter la saga dans ce sens-là ? En effet, le cinéaste a terminé le tournage du reboot de Highlander, avec Henry Cavill dans le rôle principal, et les premières photos sont très prometteuses. La franchise va-t-elle renaître de ses cendres ? La réponse prochainement, car on n'a pas encore de date de sortie !

Vincent Formica
Vincent Formica
-Journaliste cinéma
Bercé dès son plus jeune âge par le cinéma du Nouvel Hollywood, Vincent découvre très tôt les œuvres de Martin Scorsese, Coppola, De Palma ou Steven Spielberg. Grâce à ces parrains du cinéma, il va apprendre à aimer profondément le 7ème art, se forgeant une cinéphilie éclectique.
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