Il y a 66 ans, l'acteur culte d'une des meilleures séries de science-fiction a refusé James Bond, et il avait une bonne raison
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Au début des années 60, ce célèbre comédien a refusé catégoriquement d'incarner James Bond ! Pourquoi a-t-il décliné un rôle qui deviendra iconique ?

James Bond est un personnage qui fait désormais rêver tous les acteurs, qui espèrent un jour revêtir le smoking du célèbre espion de Sa Majesté. Pourtant, au début des années 60, ce n'était pas encore le cas.

Même si 007 était très connu et apprécié à travers les romans de Ian Fleming, l'agent secret n'avait pas encore l'aura qu'il possèdera après les adaptations cinématographiques de ses aventures.

Trouver le meilleur 007

Ainsi, quand le producteur Albert R. Broccoli cherche le visage de celui qui deviendra le James Bond du grand écran, il ne pense pas immédiatement à Sean Connery. Il jette plutôt son dévolu sur Patrick McGoohan, un jeune comédien de 32 ans qui interprète justement un espion dans la série Destination danger.

Destination danger
Destination danger
Sortie : 1960-09-11
Série : Destination danger
Avec Richard Wattis, Lionel Murton, Michael Ripper
Spectateurs
3,7

Quelques années avant le rôle de sa vie dans Le Prisonnier, où il campera aussi un agent secret, McGoohan s'est donc vu proposer le rôle de James Bond dans Dr. No, premier long-métrage adapté des romans de Ian Fleming.

Patrick McGoohan dans Destination danger ITV
Patrick McGoohan dans Destination danger

Aussi incroyable que cela puisse paraître, l'acteur a refusé catégoriquement le rôle de 007. En 1966, il s'était expliqué à ce sujet au New York Times. En tant que fervent catholique, il ne cautionnait pas la représentation excessivement violente et sexuelle de l'espion.

James Bond 007 contre Dr. No
James Bond 007 contre Dr. No
Sortie : 27 janvier 1963 | 1h 51min
De Terence Young
Avec Sean Connery, Ursula Andress, Joseph Wiseman
Spectateurs
3,3
Voir sur Netflix

"Bond, à mon sens, est une sorte de fantaisie de bande dessinée, avec une morale que je trouve discutable", avait souligné l'acteur, décédé en 2009. De son côté, le producteur Albert R. Broccoli avait corroboré ces propos dans son autobiographie, When the Snow Melts.

Bond, à mon sens, est une sorte de fantaisie de bande dessinée, avec une morale que je trouve discutable.

Un refus pour raisons morales et religieuses

"Patrick McGoohan aurait pu faire un excellent James Bond, mais il était profondément religieux et mal à l'aise avec le sexe et la violence", a-t-il confié. Mais alors pourquoi a-t-il accepté de jouer des agents secrets dans Destination danger et Le Prisonnier dans ce cas ?

La comédien a bien voulu participer à ces productions, mais il a posé ses conditions. Le personnage ne devait pas être un coureur de jupons, ni un adepte des armes à feu.

McGoohan aurait pu faire un excellent James Bond, mais il était profondément religieux et mal à l'aise avec le sexe et la violence.

Toutefois, en octobre 1995, lors d'une interview pour le numéro 223 du magazine Première, Patrick McGoohan a livré une autre raison pour son refus d'incarner 007 : "C'est le partenaire de Broccoli qui m'avait proposé le rôle de Bond, à la fin de la première année de Destination danger. J'ai lu le scénario, pas très bon à l'époque, même s'il l'est devenu par la suite."

"La vraie raison de mon refus, c'est qu'il y avait une certaine personne, dans l'équipe technique, avec laquelle je ne voulais pas retravailler. De toute façon, ce n'était pas un rôle pour moi et Sean Connery a été parfait là-dedans", a indiqué l'acteur.

66 ans et 25 films plus tard, James Bond est devenu une véritable icône du grand écran. On attend toujours de savoir qui succèdera à Daniel Craig dans le costume de 007, dans le nouveau film que nous prépare Denis Villeneuve, le réalisateur de Dune.

Vincent Formica
Vincent Formica
-Journaliste cinéma
Bercé dès son plus jeune âge par le cinéma du Nouvel Hollywood, Vincent découvre très tôt les œuvres de Martin Scorsese, Coppola, De Palma ou Steven Spielberg. Grâce à ces parrains du cinéma, il va apprendre à aimer profondément le 7ème art, se forgeant une cinéphilie éclectique.
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