Lucky : on a vu la mini-série thriller avec Anya Taylor-Joy et on ne va pas vous mentir...
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On a vu la mini-série “Lucky” disponible aujourd’hui sur Apple TV, et voici ce qu’on en a pensé.

Cela faisait 6 longues années que l’actrice Anya Taylor-Joy (The Witch, Furiosa) n’avait pas remis les pieds en terres de séries. Après le succès démentiel de la mini-série Netflix Le Jeu de la dame, c’est désormais à la plateforme Apple TV que la star a accordé un peu de son temps. Ce retour est-il à la hauteur des attentes ? On a vu les premiers épisodes de ce tout nouveau thriller d’action intitulé Lucky, et on ne va pas vous mentir… 

Lucky
Lucky
Sortie : 2026-07-15
Série : Lucky
Avec Anya Taylor-Joy, Annette Bening, Timothy Olyphant

De quoi ça parle ? 

Lucky nous raconte l’histoire d’une arnaqueuse hors pair dont la vie bascule après un braquage de plusieurs millions de dollars qui tourne mal. Contrainte de fuir, elle se retrouve traquée par le FBI et par une redoutable cheffe du crime nommée Priscilla. La tension monte rapidement tandis que notre héroïne lutte pour survivre et tente de s'échapper. 

Qui est au casting ? 

Particulièrement bien entourée, l’actrice Anya Taylor-Joy côtoie d’autres comédiens de premier plan dans les rôles secondaires, parmi lesquels Timothy Olyphant (Justified, Die Hard 4), qui interprète le père de l'héroïne, la grande Annette Bening (American Beauty, Mars Attacks), qui campe la cheffe de gang Priscilla, ainsi que William Fichtner (The Dark Knight) qui se glisse dans la peau du terrible Whittaker.

Annette Bening Apple
Annette Bening

Ça vaut le coup d'œil ? 

La première chose qui frappe en découvrant Lucky, c’est à quel point elle ne ressemble pas, que ce soit dans le fond ou dans la forme, aux autres séries d’actions disponibles sur les plateformes concurrentes. 

Visuellement d’abord, la série assume de nous proposer des plans ostensiblement travaillés, ce qui est assez rare dans l’industrie sérielle. En effet, la quantité d’images à produire sur une série exige bien souvent des tournages où la rapidité est de mise, ce qui empêche de prendre une journée entière sur le planning “juste” histoire de filmer le parfait coucher de soleil (par exemple). 

Apple

Cette approche “cinématographique” de l’image (mais aussi du montage) est au cœur du spectacle proposé par Lucky, et n’est pas sans rappeler celui élaboré par la série de science-fiction Pluribus, où le travail de composition et d’étalonnage était, là aussi, particulièrement pointilleux. Mais la comparaison avec la série de Vince Gilligan ne s’arrête pas là. 

Lucky détonne également par son travail du rythme. Les séquences sont extrêmement longues, et certains pans entiers du scénario se déroulent en temps réel : un épisode peut ainsi être exclusivement consacré à une seule action, comme entrer puis sortir d’un bâtiment par exemple. Un travail de la dilatation du temps qui rappelle évidemment celui de Pluribus, mais qui se justifie différemment.

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Dans Pluribus, la solitude du personnage obligeait les scénaristes à étirer les séquences pour mieux nous faire ressentir sa détresse et son ennui. Dans Lucky, cet étirement cherche à provoquer de la tension, mais finit parfois par desservir les scènes d’action en créant trop d’attente chez le spectateur. Des scènes d'action qui, lorsqu’elles surviennent, impressionnent autant qu’elles divertissent. 

Mais si le dosage du rythme ne nous satisfait pas toujours, la qualité artistique de la série et la puissance de son casting, qui n’a plus rien à prouver, justifient amplement de la découvrir. 

Les premiers épisodes de Lucky sont disponibles sur Apple TV. 

Clément Schmidt
Clément Schmidt
Horreur, thriller, docu, romance... En séries comme en films, Clément ose tout, c'est même à ça qu'on le reconnaît.
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