Il joue toujours le même rôle mais dans des films différents et pourtant ça fonctionne à chaque fois ! Depuis plus de vingt ans, Jason Statham applique presque toujours la même recette : un héros solitaire, une mission impossible, des adversaires à éliminer par dizaines et des scènes d'action brutales.
Avec Mutiny, son nouveau thriller d'action réalisé par le français Jean-François Richet, l'acteur britannique semble une nouvelle fois jouer sur un terrain qu'il connaît par cœur. Pourtant, qu'il s'agisse de sortie streaming ou cinéma, le public répond toujours présent.
Un homme traqué, accusé à tort, qui doit se battre pour survivre face à une organisation dangereuse : le pitch de Mutiny pourrait presque être celui d'un précédent film de Jason Statham. Après Le Transporteur, Safe, Homefront, Un homme en colère, The Beekeeper ou encore A Working Man, la star britannique continue d'incarner ce même type de personnage : un professionnel de l'action, taciturne, efficace, qui préfère les coups de poing aux grands discours.
Dans Mutiny, Statham prête ses traits à un ancien soldat des forces spéciales impliqué dans une conspiration internationale. Après avoir été témoin du meurtre de son patron, il devient la cible d'une organisation puissante et doit lutter pour révéler la vérité. Un rôle qui semble taillé sur mesure pour celui qui est devenu, au fil des années, l'un des derniers représentants du cinéma d'action "à l'ancienne".
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Une formule simple, mais terriblement efficace
À Hollywood, certains acteurs ont construit leur carrière autour d'un personnage récurrent. Liam Neeson a popularisé le héros vengeur avec Taken, Gerard Butler est devenu le spécialiste des missions impossibles avec La Chute de la Maison-Blanche, et Jason Statham a imposé son propre archétype : celui du combattant qui ne perd jamais son sang-froid.
Son secret ? Ne jamais chercher à réinventer totalement la formule. Là où certaines franchises tentent de multiplier les rebondissements ou les effets spectaculaires, Statham mise avant tout sur ce que son public attend : des combats impressionnants avec des objets du quotidien, des cascades physiques et un héros qui agit plus qu'il ne parle.
Une approche qui fonctionne depuis Le Transporteur (2002), film qui l'a propulsé au rang de star internationale. Frank Martin, son personnage de chauffeur spécialisé dans les missions dangereuses, a posé les bases de son image : un homme élégant, précis dans ses mouvements et capable d'affronter une armée entière sans perdre son calme.
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Le même héros sous différents visages
Au fil des années, Jason Statham a décliné ce personnage sous plusieurs formes. Dans Le Flingueur, il devient un tueur à gages méthodique. Dans En eaux troubles, il affronte un requin géant tout en sauvant une station sous-marine. Dans Un homme en colère de son complice Guy Ritchie, il incarne un mystérieux convoyeur de fonds animé par un désir de vengeance.
Son plus récent succès, The Beekeeper, a encore confirmé l'efficacité de cette mécanique. Derrière un métier inattendu, celui d'apiculteur, se cachait finalement un ancien agent redoutable capable de démanteler à lui seul une organisation criminelle. Le film a rencontré un important succès, prouvant que le public continue d'apprécier cette recette où Jason Statham devient une véritable machine de guerre humaine.
D'ailleurs, au fil des années, son nom est devenu un véritable argument marketing. Plus que le réalisateur ou même parfois le titre du film, c'est désormais "le nouveau Jason Statham" qui attire les spectateurs, preuve de l'aura construite par l'acteur auprès du public.
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L'objet du délit
Comme dans ses précédents films, chaque objet du quotidien, même le plus anodin, devient entre les mains de Jason Statham une arme potentielle. L'acteur s'amuse depuis toujours à détourner les éléments qui l'entourent pour transformer ses scènes de combat en véritables démonstrations d'inventivité.
Après les noix de coco utilisées comme gants de boxe dans Le Transporteur 2, le bidon de miel enflammé dans The Beekeeper ou encore la pédale de vélo transformée en arme improvisée dans Le Transporteur, c'est cette fois un simple cadenas qui révèle une toute nouvelle fonctionnalité.
Une manière ludique de rappeler que, dans l'univers de Statham, peu importe l'endroit où il se trouve : tout peut devenir une arme entre ses mains.
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Un héros à l'ancienne ?
À l'heure où les blockbusters misent de plus en plus sur les univers connectés, les super-héros et les effets numériques, Jason Statham défend une autre vision du cinéma d'action. Une approche plus physique, héritée des films des années 80 et 90, où la personnalité du héros comptait autant que le spectacle. Le digne héritier de Sylvester Stallone qu'il a d'ailleurs côtoyé sur le tournage des Expendables.
L'ancien plongeur professionnel avant de devenir comédien, reste également très impliqué dans ses scènes de combat et ses cascades. Une authenticité qui participe largement à son succès auprès des amateurs du genre.
Avec Mutiny, Jason Statham ne cherche donc pas à surprendre son public en changeant radicalement de registre. Il lui offre exactement ce qu'il vient chercher : un thriller nerveux, un héros implacable prêt à tout pour défendre les opprimés et faire régner la justice et une nouvelle occasion de voir l'une des dernières grandes stars du cinéma d'action se battre jusqu'au bout.
Et après plus de vingt ans de carrière dans ce registre, force est de constater qu'une chose n'a pas changé : la formule Statham fonctionne toujours.
Mutiny est à voir au cinéma.