La Fin d’Oak Street : pourquoi les fans de Jurassic Park et de Jumanji vont adorer ce film d’aventure ?
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Réalisé par David Robert Mitchell ("It Follows"), "La Fin d'Oak Street" mêle film d'aventure familial, science-fiction et horreur avec des hommages à quelques classiques.

Changement de style radical pour le réalisateur David Robert Mitchell. Révélé en 2014 par It Follows, devenu un classique de l'horreur, il revient avec son troisième long-métrage, La Fin d'Oak Street, un blockbuster familial qui rend hommage aux classiques des années quatre-vingt de Steven Spielberg.

La fin d’Oak Street
La fin d’Oak Street
Sortie : 12 août 2026 | 1h 40min
De David Robert Mitchell
Avec Anne Hathaway, Ewan McGregor, Maisy Stella
Presse
3,3
Spectateurs
3,3
Séances (681)

Produite par J.J. Abrams, cette grosse machine hollywoodienne sort 8 ans après son précédent film Under The Silver Lake, thiller néo-noir avec Andrew Garfield qui avait laissé pas mal de spectateurs dubitatifs. Cette fois, le cinéaste entreprend un chemin plus convenu avec une histoire mêlant fantastique, aventure, science-fiction, horreur et drame familial.

L'intrigue, la voici : les Platt vivent dans une rue sans histoire au début des années quatre-vingt. Alors que des phénomènes étranges se produisent - une plante datant de millions d'années pousse dans le jardin de la voisine, un étron énorme fini dans la cour d'un autre habitant -, tout le quartier est téléporté à la préhistoire. Qui dit ère préhistorique dit dinosaures. Les créatures sans pitié vont, sans surprise, prendre pour cibles les quelques rescapés.

Hommage aux productions Amblin

Le film ne cache pas ses clins d'œil assumés aux films Amblin - la société de production de Steven Spielberg et derrière de nombreux succès, tels que Gremlins, Retour vers le futur ou Les Goonies. Ce n'est pas un hasard si l'action se déroule en 1982, année de sortie du célèbre E.T. L'Extra-terrestre.

Bien sûr, la référence principale de La Fin d'Oak Street n'est autre que Jurassic Park, autre film emblématique de Steven Spielberg, pour son portrait de la famille - cette fois, beaucoup plus amochée - et ses attaques de dinosaures qui constituent les séquences les plus jouissives du film. Comment ne pas également penser à Jumanji car, ici aussi, la vie sauvage s'invite dans le monde des humains.

Warner Bros. Pictures

Un film plus méchant qu'il n'y paraît

Tous publics, La Fin d'Oak Street n'a pas de quoi traumatiser les foules mais surprise, le film se veut plus cruel et mordant - dans tous les sens du terme - qu'un blockbuster familial classique. Le réalisateur n'épargne aucun personnage et s'en donne parfois à cœur joie.

Plusieurs scènes ont de quoi susciter de beaux moments d'angoisse collective, comme cette scène où un titanoboa - une espèce de serpent géant qui mesurait entre 13 et 14 mètres - se faufile dans la maison sans que la famille ne s'en rende compte.

Anne Hathaway en héroïne courageuse

Tout le film est porté par Anne Hathaway. Elle incarne Denise Platt, la mère de la famille. Son personnage est certainement le mieux écrit, le plus intéressant aussi et il prend la situation en main. C'est d'ailleurs elle qui conduit la voiture durant les scènes de courses poursuites. Un détail qui n'en est pas un, surtout si on se réfère aux codes des couples nucléaires de l'époque.

La Fin d'Oak Street, actuellement au cinéma

Thomas Desroches
Thomas Desroches
-Journaliste
Les yeux rivés sur l’écran et la tête dans les magazines, Thomas Desroches se nourrit de films en tout genre dès son plus jeune âge. Il aime le cinéma transgressif, queer, horrifique et les documentaires engagés.
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