Alors qu’elle affichait une très bonne moyenne de 3,9 sur 5 chez les utilisateurs d'AlloCiné et qu’elle enregistrait de bonnes audiences, l’annulation de la série Spider-Noir a été une douche froide pour de nombreux fans du super-héros Marvel. Il faut dire qu’avec son budget pharaonique estimé à 400 millions de dollars (50 millions par épisode !), le taux de visionnage nécessaire pour que la série soit rentable était vraiment très élevé.
C’est dans ce contexte que l’acteur principal de la série, Nicolas Cage, a déclaré lors du New York Comic Con le week-end dernier qu’il ne travaillerait sans doute plus jamais avec Prime Video. Forcément, difficile de ne pas faire le lien entre cette prise de parole et l’annulation de sa série. Sauf que, vous allez le voir, les raisons de cette mésentente sont d’une toute autre nature…
Pourquoi Nicolas Cage ne veut plus travailler avec Prime ?
Selon nos confrères du Hollywood Reporter, l’objet de la discorde entre Nicolas Cage et la plateforme concerne son usage de l’IA dans la production de contenus audiovisuels. Une révolution technologique à laquelle ce dernier ne souhaite pas participer, préférant l’ambiance du fait maison qui règne chez la jeune génération (Backrooms, Obsession) :
Prime
"Amazon est une entreprise très favorable à l’IA [et] je ne suis pas un acteur pro-IA. Je n’ai pas signé la décharge autorisant l’utilisation de l’IA sur Spider-Noir. C’est un peu comme si [j’actais de ne probablement plus travailler] avec ce studio. Mais ce n’est pas grave. Je dois donc me rapprocher de ces jeunes réalisateurs de la génération Z qui [...] font tout à la main, de A à Z. Je veux m’intégrer à cette dynamique."
Un débat qui agite Hollywood
Depuis son apparition, l’utilisation de l’IA générative dans le domaine artistique déchaîne les passions. Si certains grands réalisateurs, comme Martin Scorsese, Peter Jackson ou encore Steven Soderbergh, ont publiquement déclaré qu’ils pourraient utiliser cette technologie dans leurs travaux, d’autres s’y opposent résolument. Le temps nous dira si l’usage de l’IA générative dans le domaine de l’art sera, ou non, normalisé à terme.
