91 ans, 50 films, un Oscar et toujours en activité : cette légende du cinéma a joué dans deux des films les plus emblématiques de l'histoire d'Hollywood
par Vincent Formica
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De Mary Poppins à La Mélodie du bonheur, Julie Andrews a marqué à jamais l'histoire du cinéma. À 91 ans, l'actrice britannique n'a rien perdu de son aura. Retour sur le parcours exceptionnel d’une artiste dont le talent a traversé les générations.

Il existe des actrices dont le visage suffit à faire remonter toute une époque à la surface. Julie Andrews est incontestablement de celles-là. Avec son sourire lumineux, son élégance naturelle et sa voix immédiatement reconnaissable, la comédienne britannique a incarné quelques-uns des personnages les plus emblématiques du cinéma hollywoodien.

Le 1er octobre dernier, elle a fêté ses 91 ans, et elle est toujours en forme ! Celle qui a remporté l'Oscar de la meilleure actrice pour Mary Poppins continue de faire partie du paysage audiovisuel. Une longévité exceptionnelle pour une artiste dont la carrière a débuté bien avant l'âge d'or de ses plus grands succès au cinéma.

Mary Poppins
Mary Poppins
Sortie : 1 octobre 1965 | 2h 19min
De Robert Stevenson
Avec Julie Andrews, Dick Van Dyke, David Tomlinson
Spectateurs
4,0
Voir sur Disney+

Deux films cultes qui ont fait entrer Julie Andrews dans la légende

Impossible d'évoquer Julie Andrews sans parler de Mary Poppins. Sorti en 1964, le classique des studios Disney a révélé au grand public une gouvernante pas comme les autres, capable de transformer le quotidien d'une famille grâce à une bonne dose de magie, d'imagination et de chansons inoubliables.

Dans le rôle-titre, l'actrice impose une présence irrésistible, mêlant fantaisie, autorité bienveillante et charme britannique. Cette performance lui vaut l'Oscar de la meilleure actrice en 1966. Une récompense prestigieuse qui vient couronner un rôle devenu indissociable de son nom. Mais Julie Andrews ne s'est pas contentée de faire voler un parapluie au-dessus des toits de Londres.

Bestimage

Un an seulement après Mary Poppins, elle revient sur grand écran dans un autre monument de la comédie musicale : La Mélodie du bonheur. Elle y incarne Maria, une jeune femme qui quitte le couvent pour devenir la gouvernante des 7 enfants du capitaine von Trapp, en Autriche. Grâce à sa joie de vivre et à son amour de la musique, Maria bouleverse cette famille et lui redonne le goût du bonheur.

Le film, porté par des chansons devenues légendaires, s'impose comme l'un des grands classiques du genre. Deux longs-métrages, deux rôles majeurs et une place définitivement acquise dans l'histoire du cinéma.

La Mélodie du bonheur
La Mélodie du bonheur
Sortie : 16 février 1966 | 2h 54min
De Robert Wise
Avec Julie Andrews, Christopher Plummer, Richard Haydn
Presse
2,0
Spectateurs
4,0
Voir sur Disney+

Une carrière qui ne se résume pas aux comédies musicales

Née Julia Elizabeth Wells en 1935, dans le Surrey, en Angleterre, Julie Andrews découvre très tôt le monde du spectacle. Elle se forme sur les planches et se fait remarquer grâce à ses exceptionnelles capacités vocales. Avant Hollywood, c'est Broadway qui contribue à bâtir sa réputation, notamment grâce à la comédie musicale My Fair Lady.

Ironie de l'histoire : quand une adaptation cinématographique de cette oeuvre voit le jour, le rôle d'Eliza Doolittle revient à Audrey Hepburn. Julie Andrews prendra toutefois sa revanche quelques années plus tard avec Mary Poppins, qui lui offre une consécration internationale. Au fil des décennies, la comédienne démontre également qu'elle sait sortir de son registre habituel.

Dans Victor Victoria (1982), elle explore un personnage au cœur d'un jeu d'identités, tandis que Princesse malgré elle (2001) lui permet de séduire une nouvelle génération de spectateurs. Face à Anne Hathaway, elle prête ses traits à une souveraine élégante et autoritaire, avec ce mélange de distinction et d'humour qui fait sa signature.

Mary Poppins Disney
Mary Poppins

Quand le destin prive une chanteuse de sa voix

La suite de son parcours est pourtant marquée par une épreuve douloureuse. Au milieu des années 1990, une opération des cordes vocales entraîne des conséquences irréversibles sur sa voix chantée. Pour une artiste dont le talent musical a largement contribué à la renommée, le choc est considérable. Mais Julie Andrews refuse de tourner définitivement la page.

L'artiste réinvente sa carrière et trouve de nouvelles façons de partager son talent avec le public. Le doublage devient notamment un terrain d'expression privilégié. Elle prête ainsi sa voix à la reine Lilian dans la saga Shrek, puis à Marlena, la mère de Gru, dans les films Moi, moche et méchant. Elle participe également à l'univers de DC en doublant Karathen dans Aquaman.

Une nouvelle vie artistique qui prouve que, même lorsque le destin change les règles du jeu, une grande interprète peut toujours surprendre. Par ailleurs, depuis 2020, Julie Andrews s'est offert une nouvelle place dans la culture populaire grâce à La Chronique des Bridgerton. Dans la série à succès de Netflix, elle prête sa voix à Lady Whistledown, la mystérieuse chroniqueuse qui révèle les secrets de la haute société londonienne.

Sans apparaître à l'écran, elle réussit à imposer sa présence et à donner une personnalité singulière à cette narratrice redoutée. Un rôle parfaitement adapté à son timbre reconnaissable et à son élégance naturelle.

La Chronique des Bridgerton
La Chronique des Bridgerton
Sortie : 2020-12-25
Série : La Chronique des Bridgerton
Avec Hannah Dodd, Masali Baduza, Ruth Gemmell
Presse
3,8
Spectateurs
3,8
Voir sur Netflix

À 91 ans, Julie Andrews demeure ainsi bien plus qu'une star nostalgique des années 1960. Elle est le trait d'union entre plusieurs générations de spectateurs, des amoureux des grandes comédies musicales aux abonnés des plateformes de streaming.

Et si son âge témoigne d'une vie exceptionnellement longue, sa carrière rappelle surtout une évidence : certaines légendes ne cessent jamais de briller. De Mary Poppins à Bridgerton, Julie Andrews continue de nous prouver que la magie du cinéma n'a pas d'âge.

Vincent Formica
Vincent Formica
-Journaliste cinéma
Bercé dès son plus jeune âge par le cinéma du Nouvel Hollywood, Vincent découvre très tôt les œuvres de Martin Scorsese, Coppola, De Palma ou Steven Spielberg. Grâce à ces parrains du cinéma, il va apprendre à aimer profondément le 7ème art, se forgeant une cinéphilie éclectique.
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