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    Interview : Judith Godrèche commente sa bio AlloCiné
    4 juil. 2009 à 09:00
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    A l'occasion de la sortie de "Fais-moi plaisir", Judith Godrèche revient sur son parcours en commentant sa bio made in AlloCiné. Interview-miroir.

    La Fille de quinze ans, c'était il y a 20 ans. Eh oui, c'est en 1989 qu'on a découvert le minois et les moues de Judith Godrèche. La voilà aujourd'hui à l'affiche de Fais-moi plaisir !, long métrage qui conjugue cinéma d'auteur (comme les films dans lesquels elle a débutés) et comédie (comme ceux qu'elle a enchaînés dernièrement). L'actrice vient aussi de s'essayer à la réalisation avec Toutes les filles pleurent, un premier opus qu'on devrait découvrir en début d'année prochaine. Autant de raisons d'avoir envie de faire le point avec elle sur son parcours. Nous lui avons donc demandé de commenter sa bio made in AlloCiné, ce qu'elle a fait avec un mélange bien à elle de sérieux et d'humour, accompagnée par le chant des oiseaux. Franche et fraîche, telle est Judith Godrèche.

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    Fille d'une psychomotricienne et d'un psychanalyste, Judith Godrèche a très tôt le goût du spectacle. A 8 ans, elle joue Emilie jolie devant ses camarades d'école et, à 10 ans, fait ses premiers pas devant une caméra, celle de Nadine Trintignant (L'Eté prochain). Ado à la forte personnalité, elle inspire Doillon qui lui offre le rôle principal de La Fille de quinze ans, le film qui la révèle en 1989.

    Elle incarne l'année suivante un autre personnage marquant, celui d'une jeune fille éprise de liberté dans La Désenchantée de Benoît Jacquot (avec à la clé une nomination au César du Meilleur espoir). Une certaine gravité se dégage de la comédienne, à qui Olivier Assayas confie de nouveaux rôle de fille tourmentée (Paris s'éveille, 1991 ; Une nouvelle vie). Tout en continuant à tourner avec de jeunes auteurs (Grande petite), Judith Godrèche prend part à des oeuvres plus populaires comme Ridicule et Beaumarchais, l'insolent, deux films d'époque sortis en 1996. Tentant sa chance à Hollywood, elle donne la réplique à DiCaprio dans L'Homme au masque de fer (1998). Lorsque la star Sophie Marceau passe derrière la caméra (Parlez-moi d'amour, récit d'une rupture en 2002), elle la choisit pour incarner son alter ego.

    Mais celle qu'on a longtemps qualifiée d'égérie d'un cinéma intellectuel s'oriente désormais vers la comédie grand public : elle crée la surprise en épouse coincée dans L'Auberge espagnole de Klapisch (2002), puis en bimbo blonde platine dans France boutique - compositions qui lui valent des nominations au César du Meilleur second rôle. Dans ce même registre, Godrèche est en 2005 l'héroïne de Tu vas rire mais je te quitte, dans lequel elle campe une célibataire un peu gourde mais non dénuée d'autodérision. Médecin dans J'veux pas que tu t'en ailles, elle est l'épouse d'un psy dans Tout pour plaire, deux films légers sur les aléas de la vie conjugale. En 2009, elle fait une brève apparition dans La Panthère Rose 2 avant de briller dans Fais-moi plaisir !, une comédie d'Emmanuel Mouret qui lorgne justement du côté de Blake Edwards. La même année, elle fait ses débuts derrière la caméra (Toutes les filles pleurent).


    Propos recueillis le 18 juin 2009 par Julien Dokhan - Image : Yohan Aziza - Montage : Benoît Gonnot
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    Commentaires
    • mifre
      Je recherche désespérément les coordonnées de Judith Godrèche. Pouvez-vous m'aider ?
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