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    Thelma : de quel trouble psychiatrique méconnu souffre l'héroïne ?
    Par Vincent Formica — 22 nov. 2017 à 13:00

    Après Oslo, 31 août et Back Home, Joachim Trier revient derrière la caméra avec Thelma, un thriller psychologique et fantastique. Mais quel trouble psychiatrique réel gâche la vie de l'héroïne ?

    Thelma - Sortie le 22 novembre
    De Joachim Trier avec Eili HarboeOkay KayaEllen Dorrit Petersen

    DE QUOI ÇA PARLE ?

    Thelma, une jeune et timide étudiante, vient de quitter la maison de ses très dévots parents, située sur la côte ouest de Norvège, pour aller étudier dans une université d'Oslo. Là, elle se sent irrésistiblement et secrètement attirée par la très belle Anja. Tout semble se passer plutôt bien mais elle fait un jour à la bibliothèque une crise d'épilepsie d'une violence inouïe.

    Peu à peu, Thelma se sent submergée par l'intensité de ses sentiments pour Anja, qu'elle n'ose avouer - pas même à elle-même, et devient la proie de crises de plus en plus fréquentes et paroxystiques. Il devient bientôt évident que ces attaques sont en réalité le symptôme de facultés surnaturelles et dangereuses. Thelma se retrouve alors confrontée à son passé, lourd des tragiques implications de ces pouvoirs...

    Motlys AS
    Eili Harboe incarne Thelma

    UN TROUBLE PSYCHIATRIQUE MÉCONNU

    Dans le film, Thelma est victime de crises psychogènes non épileptiques, ou CPNE. Le réalisateur Joachim Trier explique :

    "Il s’agit de l’anxiété du corps. Une jeune femme est en proie à des crises inexplicables, qui surviennent tôt dans le film, auxquelles les médecins et la science sont incapables d’apporter de réponses claires. Je me suis beaucoup documenté. Ces crises psychogènes non épileptiques, ou CPNE, existent vraiment. Elles ne sont en rien d’ordre surnaturel, mais il y a tant de choses dans le jeu de l’expérience psychologique et somatique du corps humain qui sont difficiles à expliquer."

    Cette pathologie est difficile à diagnostiquer et souvent confondue avec des crises d'épilepsie. Si Joachim Trier s'est servi de cette base pour expliquer les souffrances de Thelma, il a également ajouté une touche surnaturelle à son récit en s'inspirant de Stephen King. Il revendique notamment l'infulence de Carrie et Charlie, où il est question de jeunes femmes et de psychokinésie :

    "Ce sont presque des mythes grecs : quelqu’un tente de nier son destin et doit tôt ou tard y faire face. Ce sont des histoires centrées sur les personnages ; King est un merveilleux conteur humain", estime le réalisateur. Trier a aussiconfié que des films comme L'échelle de Jacob d'Adrian Lyne, Dead Zone de John Carpenter, Les Prédateurs de Tony Scott et les Gialli des années 70 ont été des influences majeures pour son travail sur Thelma.

    Motlys AS
    Eili Harboe dans la peau de Thelma

    À noter aussi que Joachim Trier a vu pratiquement 1000 personnes avant de trouver SA Thelma. Il a très vite arrêté son choix sur Eili Harboe :

    "La question était de savoir dans quelle mesure elle pouvait gérer la pression d’un rôle si exigeant physiquement. Elle devait travailler avec des serpents et suivre un entraînement sous-marin intensif. Elle voulait réaliser la plupart de ses cascades. Il fallait également qu’elle parvienne à simuler des convulsions et des spasmes. On l’a initiée à la méthode TRE (Tension & Trauma Release Exercises), utilisée contre le stress post-traumatique, et à l’auto-induction de crises, qui se pratique généralement avec les soldats. Elle a appris à faire ces crises auto-induites. Je n’avais jamais vu un acteur aller aussi loin physiquement pour son rôle", se souvient le metteur en scène.

    =>TOUTES LES ANECDOTES DE THELMA

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