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    Une Sirène à Paris : le réalisateur Mathias Malzieu nous parle de son conte moderne
    12 mars 2020 à 19:00
    Clément Cuyer
    Clément Cuyer
    -Journaliste
    Clément Cuyer apprécie tous les genres, du bon film d’horreur qui tâche à la comédie potache. Il est un "vieux de la vieille" d’AlloCiné, journaliste au sein de la Rédaction depuis maintenant plus de deux décennies passionnées. "Trop vieux pour ces conneries" ? Ô grand jamais !

    Rencontre avec Mathias Malzieu à l'occasion de la sortie de son conte moderne "Une Sirène à Paris", emmené par Nicolas Duvauchelle et Marilyn Lima.

    Thibault Grabherr / Sony Pictures Entertainment France

    Rencontre avec Mathias Malzieu à l'occasion de la sortie de son conte moderne Une Sirène à Paris, emmené par Nicolas Duvauchelle et Marilyn Limaune "histoire d'amour impossible entre une sirène au chant mortel et un chanteur rock'n'roll".

    AlloCiné : Pouvez-vous nous présenter brièvement le film ? Comment est née l'idée de cette histoire d'amour atypique entre un homme et une sirène ?

    Mathias Malzieu : J’ai rêvé ce film longtemps avant de l’écrire. J’en en rêvé si fort que j’ai écrit en même temps le script, le roman et les chansons du personnage principal. Cette histoire d’amour impossible entre une sirène au chant mortel et un chanteur de rock'n'roll me hante depuis plus de quatre ans. J’ai eu envie et besoin de créer tout un monde autour des personnages. De cuisiner le rêve et la réalité, dont le dosage est au cœur du film. Tout est métaphoriquement autobiographique, avec un désir de re-enchanter Paris dans un contexte post-attentat douloureux.

    Quelles ont été les influences pour ce film, qui semble creuser un peu plus le sillon de votre univers onirico-musical ?

    La première influence fut ma désastreuse situation amoureuse. L’imagination et le rock'n'roll m’ont toujours beaucoup aidé à surmonter les périodes de deuil. C’est de là que l’histoire est née. Dans un désir de retour à la joie de combat, à l’enchantement et au panache. J’ai convoqué mes fantômes préférés : Johnny Cash, la musique Mariachi, les muses, les westerns, les contes de fée, le réalisme magique.

    Pouvez-vous nous dire deux mots sur le choix des comédiens et notamment celui de Marilyn Lima pour le rôle, peu commun, de la sirène ?

    Nicolas Duvauchelle m’a toujours beaucoup touché. Sa présence physique d’écorché vif et cette tendresse folle qui le rendent si attachant. Il était le personnage, le miroir fonctionnait, il ne restait plus qu’à transposer. Il avait très envie de montrer un côté plus lumineux et ludique. Son énergie brute sert le personnage et sert le film.

    Marilyn Lima est une sirène. Une vraie. Tout au moins une créature. Ses très grands yeux donnent à sa beauté une forme d’étrangeté. Une fragilité, un mystère. Une amie m’avait envoyé une photo d’elle en me disant "Regarde ! On dirait qu’elle sort d’un de tes livres". Quand je l’ai rencontré, son hypersensibilité a fait écho au personnage. Comme Nicolas pour Gaspard, il y avait une forme d’évidence. En plus, l’un comme l’autre ont accepté de relever le challenge de chanter dans le film, ce qui augmente encore le pouvoir d’incarnation.

    Propos recueillis à Paris le 15 janvier 2020

    Une Sirène à Paris
    Une Sirène à Paris
    1h 42min
    De Mathias Malzieu
    Avec Tchéky Karyo, Rossy de Palma, Marilyn Lima, Romane Bohringer, Nicolas Duvauchelle
    Presse
    2,6
    Spectateurs
    2,5
    louer ou acheter

    L'album "Surprisier" de Dionysos (le groupe de Mathias Malzieu), avec des morceaux du film "Une Sirène à Paris" :

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    Commentaires
    • tueurnain
      Le postulat de base reprend quand même le concept d'une histoire d'amour entre un homme et une sirène dans l'époque moderne. Je ne dit pas que ce sera exactement la même chose, mais ça y fait bien penser quand même...Pour la recrudescence (un bien grand mot que je n'ai pas utilisé), cette année, il y a donc ce film, enfin le film Kamelott, Comment je suis devenu un super héros cet automne et quelques autres.Ces dernières années on a eu également quelques (petit) films des genres en question (grave, ares et quelques autres).Donc ce n'est pas beaucoup, mais c'est toujours plus que certaines années ou le cinéma français ne proposait AUCUN film fantastique/SF, ou éventuellement sous forme de comédies (les visiteurs, l'extraterrestre etc)Après, j'aimerais en voir plus, avec de plus gros budgets et plus médiatisés, mais il y a encore du chemin...
    • Dmitrram
      Avez-vous vu le film pour le comparer à Splash ? (en dehors de la thématique de la sirène dans une époque contemporaine, on-t-ils une communauté de ton, de propos, de péripéties etc. ?)Sur quelle base asseyez-vous l'assertion selon laquelle on vivrait une recrudescence de films de sf ou de fantastique français par rapport à avant depuis quelques temps ?
    • tueurnain
      Le cinéma francais présente de plus en plus de film de genre fantastique où sf depuis quelques temps, mais les concepts ont souvent 30 ou 40 ans de retard sur les films américain, ce film par exemple rappel beaucoup splash sortit au milieu des annees 80...
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