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    Lincoln, à la poursuite du Bone Collector : que vaut la série policière de TF1 sur la traque d'un serial killer ?
    Par Jérémie Dunand (@JejeSeries) — 4 mai 2021 à 10:05

    TF1 lance ce soir la série policière "Lincoln : À la poursuite du Bone Collector", avec Russell Hornsby ("Grimm") et Arielle Kebbel ("Vampire Diaries"). Cette nouvelle adaptation du roman ayant inspiré le film "Bone Collector" est-elle réussie ?

    De quoi ça parle ?

    Lorsque Lincoln Rhyme, célèbre criminologue américain, tombe dans le piège macabre de son pire ennemi, un tueur en série connu sous le nom de "Bone Collector", les conséquences sont dramatiques pour cet enquêteur de renom…

    Devenu tétraplégique, Lincoln Rhyme a dû se résoudre à oublier le terrain, mais il n’en a pas pour autant perdu son talent. Et de nouveaux meurtres visiblement commis par le Bone Collector vont le forcer à reprendre la traque du fond de son lit, aidé par une jeune flic surprenante, Amelia Sachs, avec qui il va également collaborer sur de nombreuses autres enquêtes.

    Chaque mardi à 21h05 sur TF1 à partir du 4 mai. 10 épisodes vus sur 10.

    Lincoln : À la poursuite du Bone Collector
    Lincoln : À la poursuite du Bone Collector
    Sortie le 10 janvier 2020 | 42min
    Série : Lincoln : À la poursuite du Bone Collector
    Avec Russell Hornsby, Arielle Kebbel, Roslyn Ruff, Ramses Jimenez, Brooke Lyons
    Spectateurs
    3,1
    Voir sur Salto

    C'est avec qui ?

    Pour incarner Lincoln Rhyme, le héros profiler de la série, la production de Lincoln : À la poursuite du Bone Collector et NBC ont jeté leur dévolu sur Russell Hornsby, qui s'est notamment illustré au cinéma dans The Hate U Give et Creed II, et que les fans de la série Grimm connaissent bien puisqu'il a campé l'inspecteur Hank Griffin durant six saisons, de 2011 à 2017.

    Face à lui, c'est la comédienne Arielle Kebbel, principalement connue pour ses rôles à la télévision dans Vampire Diaries, 90210, Gilmore Girls, Ballers et Midnight, Texas, qui prête ses traits à Amelia Sachs. Une jeune inspectrice de la police de New York pleine de ressources qui va vite devenir une alliée indispensable pour Lincoln dans sa traque du Bone Collector.

    Un duo de choc auquel s'ajoutent notamment Michael Imperioli (Les Soprano) dans le rôle de l'ancien coéquipier de Rhyme, Tate Ellington (Quantico), Claire Coffee, qui avait déjà donné la réplique à Russell Hornsby dans Grimm, Tawny Cypress (Heroes, Blacklist Redemption), Brooke Lyons (2 Broke Girls), ou encore Brían F. O'Byrne dans la peau de Peter Taylor, alias le Bone Collector.

    Barbara Nitke/NBC
    Ça vaut le coup d'oeil ?

    Adaptée du roman Le Désosseur (The Bone Collector) de Jeffery Reaver, qui a ensuite donné naissance à une saga littéraire centrée sur les personnages de Rhyme et de Sachs, et a inspiré le long métrage avec Denzel Washington et Angelina Jolie sorti en 2000, Lincoln : À la poursuite du Bone Collector est taillée pour plaire aux amateurs de séries procédurales rythmées et un peu glauques.

    Mais peine malheureusement à sortir du lot, tant elle ressemble à beaucoup trop de fictions proposées sur le petit écran depuis le début des années 2010. En effet, si le duo Lincoln Rhyme-Amelia Sachs fonctionne plutôt bien - la jeune inspectrice de police recalée au concours d'entrée du FBI étant les yeux et les jambes du profileur tétraplégique qui l'aide à résoudre les énigmes depuis chez lui - les personnages de Lincoln ont cependant un gros goût de déjà vu.

    Le héros campé par Russel Hornsby rappelle Sherlock Holmes ou le Dr House, tandis qu'Amelia semble avoir été séparée à la naissance de Liz Keene de Blacklist.

    Arielle Kebbel et Russell Hornsby s'en sortent heureusement avec les honneurs et font ce qu'ils peuvent avec des personnages qui auraient mérité d'être légèrement plus approfondis. Tout comme tous ceux qui les entourent, qui peinent à exister face à ce duo d'enquêteurs pas comme les autres.

    Elizabeth Fisher/NBC

    Malgré quelques incohérences scénaristiques et des effets visuels qui rappellent un peu trop Sherlock ou Good Doctor, Lincoln a tout de même le mérite d'apporter une petite dose de nouveauté dans le genre de la série procédurale.

    Alors que dans Mentalist, par exemple, le fil rouge sur John Le Rouge ne concerne que quelques épisodes par saison, ici la traque du Bone Collector est présente dans chacun des 10 épisodes. De manière centrale, dans le pilote et dans le final, ou en toile de fond, en parallèle des enquêtes de la semaine.

    C'est donc bel et bien pour ce fil rouge feuilletonnant, qui donne son titre à la série, que Lincoln : À la poursuite du Bone Collector mérite le détour pour tout amateur de cop shows en manque d'Esprits criminels, de Blacklist, ou de Castle.

    Car bien que les cas de la semaine soient parfois un peu plus glauques que la moyenne, ils ne se démarquent pas assez de ce qui se fait ailleurs depuis des années, voire des décennies, pour être un argument à eux seuls.

    Vite vue et vite oubliée, Lincoln n'est donc pas ce que la télévision américaine a proposé de pire en matière de séries policières reposant sur des duos atypiques et a la bonne idée de proposer une intrigue consacrée au Bone Collector qui tient en haleine et trouve une certaine conclusion dans le dernier épisode, malgré l'annulation de la série après seulement 10 petits épisodes.

    Mais un roman et un film moyens ne peuvent probablement pas donner naissance à un chef-d'oeuvre télévisuel, et Lincoln en est la preuve.

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