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    10 célèbres personnages qui ont failli mourir dans leur film mais qui ont survécu
    19 nov. 2022 à 10:30
    Thomas Imbert
    Thomas Imbert
    -Chef de rubrique - Infotainment
    De la Terre du Milieu aux confins de la galaxie Star Wars en passant par les jungles de Jurassic Park, il ne refuse jamais un petit voyage vers les plus grandes sagas du cinéma. Enfant des années 90, créateur des émissions Give Me Five et Big Fan Theory, il écrit pour AlloCiné depuis 2010.

    Le scénario original ou les intentions de l'auteur les avaient condamnés à mort, mais ils ont finalement été épargnés ! A l'image de Han Solo ou de Vivian Ward dans "Pretty Woman", retour sur 10 personnages qui ont failli mourir au cinéma.

    United Artists

    Mourra ? Mourra pas ? Cruel dilemme. Si la mort d'un personnage central du film peut évidemment avoir un fort impact, plus ou moins émotionnel, c'est aussi se priver, dans le cas d'une franchise, de beaucoup, beaucoup d'argent, avec des suites qui ne verront pas le jour... Et s'il y a bien une tradition hollywoodienne relativement indéboulonnable (bien que, heureusement, pas systématique), c'est bien celle du Happy End.

    Vivan Ward dans "Pretty Woman"

    Touchstone Pictures

    A l'occasion des 25 ans du film, l'équipe de Pretty Woman était déjà revenue sur la genèse du projet, qui n'avait en réalité aucun rapport avec la comédie romantique que l'on connaît. On avait alors appris qu'elle devait s'intituler "3000" (en référence au tarif demandé par l'héroïne pour ses passes), et se présenter comme un drame sombre et préventif centré sur l’univers de la prostitution et de la drogue.

    Au lieu du happy ending que l'on connaît, une triste fin nous était proposée : "Le personnage de Richard Gere m'expulsait de sa voiture en me jetant des billets à la figure, puis repartait avant le générique de fin", avait avoué Julia Roberts elle-même sur la chaîne Today.

    En 2017, lors d'une conférence donnée à New York, le producteur du film à l'époque, Jeffrey Katzenberg, avait donné d'autres détails encore plus sordides sur la conclusion du film, qui devait également mettre en scène la mort de l'attachante prostituée Vivian, succombant à une overdose. Un bien triste sort qui a été rompu lorsque le projet a été repris par Garry Marshall et vendu à Disney.

    Han Solo dans "Le Retour du Jedi"

    Lucasfilm Ltd.

    Lors de l’écriture de l’épisode VI, troisième volet de la trilogie Star Wars originale, le scénariste Lawrence Kasdan souhaitait faire mourir Han Solo au beau milieu du film dans le but d’en augmenter les enjeux.

    Harrison Ford lui-même trouvait l’idée séduisante : "Je pensais que la meilleure utilité qu’on puisse trouver au personnage aurait été qu’il se sacrifie pour une plus grande cause et qu’il apporte un peu de fond, un peu de gravité à toute l’entreprise, non pas qu’il n’y en ait pas déjà mais j’aurais bien voulu en faire partie" a-t-il ainsi déclaré bien plus tard sur le plateau de l’émission Conan.

    C’est George Lucas qui a refusé de faire mourir le personnage, arguant que les figurines de Han Solo se vendaient particulièrement bien, et que sa disparition aurait pu tout arrêter. Il a donc fallu attendre plus de 30 ans après Le Retour du Jedi pour que le célèbre contrebandier revienne sur les écrans dans Le Réveil de la Force, et finisse par tirer sa révérence, terrassé par son propre fils Kylo Ren.

    Ian Malcolm dans "Jurassic Park"

    Universal Pictures

    Dans le roman original écrit par Michael Crichton, le chaoticien se fait attaquer par le T-Rex, exactement comme dans le film de Spielberg, mais faute de soins, son état se détériore et il est supposé être mort de ses blessures lorsque l’histoire se termine.

    Chez Spielberg, Ian Malcolm prend les traits d’un Jeff Goldblum charismatique et plus que sympathique, dont la blessure n’a rien de très grave, et qui ne meurt absolument pas à la fin.

    Devant la popularité grandissante du personnage, Michael Crichton a même décidé de modifier son histoire et de faire réapparaitre Malcolm dans son deuxième ouvrage, "Le Monde Perdu", expliquant que les chirurgiens du Costa Rica avaient finalement réussi à lui sauver la vie, et que "les circonstances de sa mort avaient été grandement exagérées."

    De quoi permettre à Spielberg de lui réserver la place d’honneur 4 ans plus tard dans son Monde Perdu à lui…

    Ellen Ripley dans "Alien"

    Twentieth Century Fox

    Le second long métrage de Ridley Scott a beau rester dans les mémoires comme un film extrêmement sombre et pessimiste, il a bien failli l’être encore davantage, car l’héroïne incarnée par Sigourney Weaver devait initialement passer l’arme à gauche à la fin, et pas de la manière la plus douce qui soit.

    En effet, dans la version originale du scénario, le xénomorphe lui arrachait la tête et imitait sa voix pour enregistrer un dernier message dans le journal de bord du Nostromo à l’attention de la Terre. La production a cependant décidé que le film était bien assez perturbant comme ça, et que Ripley devait survivre.

    John Rambo dans "Rambo"

    Carolco Pictures

    Dans le roman original de David Morrell dont a été tiré le film de Ted Kotcheff, John Rambo était censé se suicider à la fin du film, au terme d’un long affrontement avec le shérif Teasle.

    La séquence a d’ailleurs été tournée. Mais devant les réactions plutôt négatives des spectateurs lors des projections-test, et de l’avis de Stallone lui-même qui pressentait le potentiel suffisant pour lancer une nouvelle franchise, le vétéran a survécu dans la version finale du film.

    Martin Riggs dans "L'arme fatale 2"

    Warner Bros.

    Pas d’Arme fatale 3 ni d’Arme fatale 4 si Shane Black avait eu le dernier mot ! En effet, le scénariste avait prévu de faire mourir Martin Riggs (Mel Gibson) des suites de ses graves blessures par balle à la fin du second volet. On aurait ainsi eu droit à une conclusion dramatique dans laquelle le héros mourait dans les bras de son coéquipier Murtaugh (Danny Glover).

    Si le script n’a pas subi énormément de modifications, la Warner et le réalisateur Richard Donner ont pourtant décidé de sauver Riggs, transformant ses blessures mortelles en égratignures superficielles et son dernier souffle en une série de blagues avec Murtaugh, permettant du même coup à la saga de s’assurer deux nouvelles suites.

    Matt Hooper dans "Les Dents de la mer"

    Universal Pictures

    Si le personnage incarné par Richard Dreyfuss ne termine pas entre les dents de la mer dans le film de Spielberg, il n’a pas autant de chance dans le livre original signé par Peter Benchley. En effet, le Matt Hooper du roman est un personnage beaucoup plus antipathique que celui du film, qui drague l’épouse de Brody et qui finit par mourir dans la cage censée le protéger du requin.

    Spielberg, qui a d’ailleurs choisi de confier le rôle à Richard Dreyfuss (pas encore une grande star à l’époque) pour que le public ne puisse pas prévoir qui allait vivre et qui allait mourir, a donc décidé de laisser la vie sauve à Hooper.

    Guignol dans "Full Metal Jacket"

    Warner Bros.

    Selon Matthew Modine (l’interprète de Guignol) et en dépit du roman original signé par Gustav Hasford, il semblerait que Kubrick avait prévu de faire mourir le personnage à la place de Leonard Lawrence, alias Baleine (incarné par Vincent D’Onofrio).

    Un tel changement aurait forcément eu des répercussions sur tout le reste du film, mais la séquence n’a jamais été tournée.

    Will Rodman dans "La Planète des singes : les origines"

    Twentieth Century Fox

    A l’origine, le personnage du Dr. Rodman incarné par James Franco, grand ami du chimpanzé César, devait mourir à la toute fin du film dans les bras du singe, juste avant que ce dernier ne parte dans la forêt. La scène avait même été tournée par le réalisateur Rupert Wyatt, mais n’a finalement pas été conservée, juste au cas où il aurait fallu faire revenir le personnage dans une suite éventuelle.

    Deux ans plus tard, un second opus a effectivement vu le jour, mais James Franco n’y figurait que lors d’un caméo très court, dans un flash-back de César.

    Rocky Balboa dans "Rocky V"

    United Artists

    Eh oui ! La cloche a bien failli sonner dès la fin du cinquième opus pour L’Etalon Italien, ce qui nous aurait privés de Rocky Balboa et de Creed

    Selon le scénario original écrit par Stallone, le célèbre champion ne survivait pas à son combat de rue contre Tommy Gunn et mourait dans les bras de sa bien-aimée Adrian. D’un commun accord, les producteurs du film ont fini par décider qu’à l’image de James Bond ou de Superman, Rocky ne pouvait pas mourir !

    Clarence Worley dans "True Romance"

    Metropolitan FilmExport

    Dans le scénario original du film signé par Quentin Tarantino, la fin du film était beaucoup plus sombre et le personnage incarné par Christian Slater se faisait tuer dans la fusillade finale, laissant derrière lui une Patricia Arquette esseulée.

    Pourtant, pour des raisons de cohérence commerciale et pour satisfaire le public, le réalisateur Tony Scott décida de laisser vivre le héros du film. Une décision que Tarantino désapprouva dans un premier temps, mais qu’il finit par comprendre, ainsi qu’il le déclara bien plus tard au site Maxim :

    "Tony avait raison. Il a toujours vu ça comme un conte de fées romantique, et à ce titre-là, ça fonctionne magnifiquement. Mais dans mon monde, Clarence est mort et Alabama est toute seule."

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