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    Les 13 meilleures répliques finales du cinéma
    Thomas Imbert
    Thomas Imbert
    -Chef de rubrique - Infotainment
    De la Terre du Milieu aux confins de la galaxie Star Wars en passant par les jungles de Jurassic Park, il ne refuse jamais un petit voyage vers les plus grandes sagas du cinéma. Enfant des années 90, créateur des émissions Give Me Five et Big Fan Theory, il écrit pour AlloCiné depuis 2010.
    Co-écrit avec :
    Laetitia Ratane - Corentin Palanchini

    Retour sur 13 répliques inoubliables du cinéma, prononcées par les personnages à la fin du film.

    New Line Cinema

    Les derniers morts de Scarlett O'Hara (Vivien Leigh) à la fin de Autant en emporte le vent, le cri de rage de Taylor (Charlton Heston) en conclusion de La Planète des Singes, ou encore l'émotion de Dorothy (Judy Garland) dans les dernières secondes du Magicien d'Oz...

    Retour sur 13 répliques finales qui ont marqué l'histoire du cinéma.

    Le Magicien d'Oz
    Le Magicien d'Oz
    Sortie : 26 juin 1946 | 1h 41min
    De Victor Fleming, King Vidor, George Cukor
    Avec Judy Garland, Frank Morgan, Ray Bolger
    Presse
    3,6
    Spectateurs
    3,8
    Disponible sur MAX

    Autant en emporte le vent

    Warner Bros.

    "Après tout, demain est un autre jour" ou "Après tout, demain le soleil luira encore" (VF)

    La réplique finale de la divine Scarlett O'Hara (Vivien Leigh) est vite devenue une expression pleine d'optimisme, volontiers utilisée lorsqu'il s'agit de rappeler que, malgré les difficultés rencontrées, la vie continue et solutionne tout, avec le temps.

    Mais pourquoi ces larmes alors? Parce que la fin du chef d'œuvre Autant en emporte le vent n'a rien de joyeuse, le ténébreux Rhett Butler (Clark Gable) décidant de quitter celle qu'il aime depuis le début, lassé de son comportement, de leurs drames et incompréhensions.

    Un temps désespérée, l'héroïne se reprend en entendant la voix de son père disparu, lui rappelant ce qui est le plus important pour elle : sa terre Tara, dont elle tire sa force. Il y aura donc bien un "demain" pour Scarlett et pour nos cœurs de spectateurs laissés sur notre faim/fin !

    La Planète des Singes

    Pixar Animation Studios

    "Les criminels ! Ils les ont fait sauter leurs bombes ! Ah, les fous ! Je vous hais ! Soyez maudits jusqu'à la fin des siècles !"

    Après avoir échappé aux singes, alors qu'il progresse le long d'une plage aux côtés de l'esclave Nova, Taylor se fige soudain, le regard tout à coup épouvanté par une immense silhouette, qui se détache à l'horizon.

    Lorsqu'un irrévocable contrechamp nous dévoile une Statue de la Liberté en ruine, on comprend avec horreur, juste après le personnage campé par Charlton Heston, que La Planète des Singes n'est autre que la Terre... 2000 ans dans le futur.

    Toy Story 3

    Pixar Animation Studios

    "Bonne route, partenaire !"

    Après avoir accompagné le jeune Andy trois films durant, ses fidèles jouets doivent à présent lui faire leurs adieux. Avant de partir pour l'université et de quitter le monde de l'enfance, l'adolescent décide de léguer ses vieux compagnons de route à sa petite voisine Bonnie, et en profite pour s'offrir un dernier moment de jeu à leurs côtés. Alors que sa voiture file vers l'horizon, Woody, son adjoint préféré, le regarde s'en aller avec fierté et émotion.

    Seven

    Metropolitan FilmExport / Capture d'écran Youtube

    "Ernest Hemingway a écrit un jour : "Le monde est un bel endroit qui vaut la peine qu'on se batte pour lui." Je suis d'accord avec la deuxième partie."

    La fin de Seven, le classique de David Fincher, est d'une très grande noirceur. Mais en citant l'écrivain américain Ernest Hemingway, le personnage de William Somerset, incarné par Morgan Freeman, parvient à apporter une étonnante et inespérée pointe d'optimisme au thriller culte de 1996.

    Avec cette phrase tirée du roman Pour qui sonne le glas, paru en 1940, Somerset nous dit qu'il ne trouve pas le monde beau, et on peut le comprendre après les événements qu'il vient de vivre aux côtés de son collègue David Mills (Brad Pitt). Mais le détective veut néanmoins se battre pour lui coûte que coûte, peu importent les circonstances.

    La Folle journée de Ferris Bueller

    Paramount Pictures

    "Ouaip. J'l'ai déjà dit, mais je vais l'dire encore et encore : la vie bouge bien trop vite. Si tu t'arrêtes pas de temps en temps, elle peut te filer entre les doigts."

    C'est ainsi que se termine La Folle journée de Ferris Bueller avec Matthew Broderick. Le scénariste et réalisateur John Hughes y raconte la journée d'un cancre (Ferris) qui décide de sécher les cours avec sa petite amie et son meilleur pote pour aller faire les 400 coups à Chicago. A la fin du film, le héros s'adresse aux spectateurs en leur proposant une petite leçon de vie qu'il faut parfois arriver à prendre du recul et du temps pour soi dans une réalité parfois stressante et inquiétante. Ce que nous dit le film avec cette dernière réplique, c'est que la vie est courte et que, dans la mesure du possible, il faut savoir en profiter. C'est parfois plus facile à dire qu'à faire, mais le sourire de Broderick dans cette séquence emporte le morceau !

    Retour vers le futur

    Universel Pictures

    "La route? Là où on va, on n'a pas besoin... de route !"

    A la fin du 1er volet de Retour vers le futur qui a promené Marty (Michael J. Fox) dans le passé, ce dernier retrouve avec bonheur Jennifer avant d'être invité par Doc (Christopher Llyod) à réembarquer sans attendre dans la mythique DeLorean... vers le futur cette fois.

    Leur mission ? Faire "quelque chose" pour leur progéniture ! "Hé Doc, reculez un peu, la route est trop courte pour atteindre 88 miles à l'heure!". "La route?....." Rien de plus culte que la réplique finale dudit Doc, prononcée avec le ton mystérieux et assertif que l'on connaît.

    Quel est cet avenir où les routes ne sont pas nécessaires? On restera aussi dubitatifs que Marty et Jennifer jusqu'à ce que l'opus 2 de la saga nous propulse dans un futur défiant toute imagination (et toute réalité!).

    Casablanca

    Pixar Animation Studios

    "Louie, je pense que c'est le début d'une belle amitié."

    En dépit de ses sentiments toujours passionnés pour Ilsa Lund (Ingrid Bergman), l'ancien amour de sa vie, Rick Blaines (Humphrey Bogart) a tout mis en oeuvre pour permettre à cette dernière de s'envoler avec son époux loin de Casablanca et des forces nazies. Alors qu'il se retrouve désormais seul, il décide d'accepter l'offre du capitaine Renault et de rejoindre la résistance, ouvrant ainsi un tout nouveau chapitre de sa vie.

    Les Sept mercenaires

    M.G.M.

    "Le vieux a raison : seuls les fermiers ont gagné. Pas nous. Nous, on perd toujours."

    C'est la dernière réplique des Sept mercenaires de John Sturges. Chris (Yul Brynner) et Vince (Steve McQueen) observent le village mexicain qu'ils sont venus aider contre de l'argent. Découvrant la misère des habitants et leur précarité, ils ont décidé de les aider gratuitement. Après avoir convaincu le jeune Chico de s'installer avec la jeune femme avec qui il a fait connaissance, Chris constate amèrement qu'en vivant par les armes, les mercenaires ne connaitront jamais l'amour et que quelle que soit l'issue du combat, ne les attend que la mort ou la solitude. Un bilan amer et profond pour un grand western.

    Le Magicien d'Oz

    MGM

    "Je reste auprès de ceux que j'aime" ou "There's no place like home"

    De retour de son voyage fantastique et après des aventures féériques qui se sont bien terminées, Dorothy (Judy Garland) regagne le Kansas, ou plutôt s'y réveille, entourée de sa famille. Elle leur raconte ce rêve qui pour elle n'en est pas un, au sein duquel elle a appris, grandit et compris (notamment sur les conseils de la bonne fée) qu'il ne faut pas chercher son bonheur ailleurs que chez soi.

    La réplique finale du cultissime Magicien d'Oz prône l'idée que l'on peut retrouver son chemin, à force de courage et de solidarité. C'est en outre l'amour des siens qui permet d'avancer, d'oser quitter le monde coloré des rêves pour celui plus mitigé mais néanmoins appréciable de la réalité.

    Une petite leçon de vie qui a contribué à la renommée de ce conte d'apprentissage inventif et incontournable.

    Chinatown

    Paramount Pictures

    "Laisse tomber Jake ! C'est Chinatown !"

    Chant du cygne de la période américaine de Roman Polanski avant le début de ses ennuis judiciaires, Chinatown est un sublime hommage au film noir, brillamment scénarisé par Robert Towne, oscarisé à juste titre pour son travail sur cette oeuvre qui est une des plus importantes du cinéma américain des 70's.

    Dans cette histoire de meurtres, corruption, conspiration et inceste dans un Los Angeles sordide, le personnage de Jack Nicholson, qui trouve ici un des plus grands rôles de sa carrière, se retrouve totalement impuissant à enrayer quoi que ce soit. Jusqu'à assister à un dénouement tragique. La corruption est si ancrée et toute puissante que rien ne peut l'entraver. Et surtout pas lui.

    Cette ultime réplique, une des plus fameuses du cinéma américain, illustre un cynisme, une résignation et un fatalisme absolu, qui trouva d'ailleurs un large écho à l'époque de la sortie du film en 1974. La même année où éclata le scandale du Watergate, dans lequel le pouvoir et la corruption faisait bon ménage.

    Usual Suspects

    PolyGram Filmed Entertainment

    "Le coup le plus rusé que le diable ait réussi, c'est de convaincre tout le monde qu'il n'existe pas. Et d'un coup..., il s'envole !"

    La première phrase prononcée par Verbal Kint (Kevin Spacey) à la fin du thriller culte Usual Suspects de Bryan Singer est en réalité de Charles Baudelaire. Le poète français l'a écrite dans la nouvelle Le Joueur généreux, qui figure dans son recueil Le Spleen de Paris.

    Lorsque le spectateur entend Kint prononcer cette phrase, il est déjà sous le choc de la révélation finale, à savoir l'identité de Keyser Söze. La phrase de Baudelaire vient définitivement l'assommer en lui faisant bien comprendre que ce criminel est tellement machiavélique qu'il en est venu à persuader tout le monde qu'il n'existait pas. Mais il existe bel et bien et d'un coup... il s'envole ! "A mon avis, vous entendrez plus jamais parler de lui", avait dit plus tôt Kint...

    L'homme des hautes plaines

    Universal Pictures

    "J'ai jamais su votre nom ! -C'est celui que tu graves. Celui de mon frère. Prends-en soin."

    Ah, cette satanée réplique française qui n'a pas fini de nous hanter... À la fin de L'Homme des hautes plaines, en version originale, on ignore qui est le personnage de Clint Eastwood et pourquoi il tenait tant à se venger de la petite bourgade de Lago.

    Lorsque Mordecai (Billy Curtis) est en train d'inscrire le nom du défunt marshal Duncan sur une pierre tombale, l'échange est le suivant en version originale : "J'ai jamais su votre nom ! -Si, tu le connais. Prends soin de toi".

    La liberté prise par le doubleur français de l'époque change complètement tout le sens du film. En français, sa réplique souligne au final une "simple" histoire de vengeance. En revanche, la réplique en V.O, accompagnée du plan final sur la tombe, révèle que Clint Eastwood est en réalité un spectre, en l'occurrence celui du shérif, revenu d'entre les morts pour se venger !

    Boulevard du crépuscule

    Paramount Pictures

    "Voilà Mr DeMille, je suis prête pour le gros plan !"

    Quand Eric Von Stroheim rentra en Europe après sa douloureuse expérience de réalisateur aux Etats-Unis, où ses films étaient régulièrement mutilés, il déclara, amer : "Hollywood m'a tué". C'est donc non sans une cruelle ironie de le voir dans son dernier grand rôle au cinéma avec l'extraordinaire Boulevard du crépuscule, pour lequel il obtient la seule citation à l'Oscar de sa carrière.

    Il y interprète un ex-metteur en scène devenu serviteur de Norma Desmond, l'ancienne gloire du muet persuadée qu'Hollywood veut toujours d'elle alors qu'elle a été reléguée depuis longtemps au rayon des antiquités. Un constat d'autant plus cruel que Billy Wilder convoque effectivement d'anciennes gloires du cinéma muet comme Buster Keaton, ou des stars de l'âge d'or d'Hollywood comme Gloria Swanson.

    Mais c'est aussi une oeuvre lucide : elle évoque en effet l'écroulement d'un empire, celui d'Hollywood, jadis la Nouvelle Babylone, alors même que les années 50 sont considérées comme un nouvel âge d'or pour les majors, qui entreront à nouveau en récession dans les années 60-70 avec l'émergence du Nouvel Hollywood.

    L'ultime réplique prononcée par Norma Desmond (Gloria Swanson), devenue folle et hantée par son passé, résonne ainsi comme un douloureux rappel de la cruelle nature d'Hollywood et son Star System, qui recrache les os de ses talents une fois digérés sans ménagements.

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