Ce film n'est pas à proprement parler un biopic sur celui que l'on surnomme "The Boss". Il nous fait vivre les prémices de l'album légendaire "Nebraska". Scott Cooper revient sur les fêlures de son enfance qui vont le hanter, mais aussi s'avérer être une source d'inspiration. Jeremy Allen White joue très bien ce jeune homme d'une trentaine d'années, qui va devoir "composer" avec une santé mentale fragile. On peut regretter le manque de visuel sur les concerts ou cette romance un peu bluette. Néanmoins, au final, l'essentiel est ailleurs, on découvre l'histoire d'un homme avec ses failles et ses traumatismes et c'est là que le film est touchant.
C'est un film sur la création artistique contre vents et marées : Springsteen contre ce qui se fait ou qui ne se fait pas - en l'occurrence la sortie de l'album Nebraska en 1982 (contre l'avis de sa maison de disques, et un immense succès au final). Pour qui ne connaît pas sa vie, le film est évidemment une découverte du bonhomme, en plus de la genèse de l'album - une très longue dissection de la genèse.
Comme le dit la bande-annonce, Springsteen cherche à se "réparer" avec cet album et cherche à réparer le monde en même temps (magie de la création artistique), car il n'allait pas bien, à l'égal du monde qui ne va pas bien non plus.
Mais si rester "authentique" avant tout (et déléguer la "fureur" à son manager), c'est affaire d'obstination, en revanche, retrouver (et faire retrouver) le sens de la vie, c'est pas l'affaire d'un jour. Quant à déculpabiliser le succès lui-même (puisqu'il ressemble à un reniement de ses origines populaires)... Donc "réparation" pas facile (Springsteen a lutté). Et film ambitieux (on l'aurait peut-être souhaité moins ambitieux et plus musical, beaucoup plus musical).
Cette longue genèse ressasse (flashbacks en noir et blanc) les choses difficiles de son enfance, le mal-être de son père (et les conséquences), mais aussi d'autres mal-être, plutôt inattendus, qu'il semble comprendre (en tout cas, il les fait exister) - des tueurs en série mis en scène dans des films comme La Nuit du Chasseur avec Robert Mitchum (1955), vu avec son père, ou La Balade Sauvage de Terrence Malick (1973). Par contre, cette genèse (et sa propre vie) passe aussi par la lecture de Flannery O'Connor, qu'il semble découvrir, une romancière américaine du 20ème siècle, qu'on découvre nous-mêmes, pour avoir réfléchi sur la coexistence de l'imaginaire et du réel, sur l'éthique, et qui l'influencera pour s'en sortir autrement que par la vengeance - on l'entendra ainsi chanter "celui qui s'éloigne de sa famille n'est pas un homme bien".
Springsteen est incarné par un Jeremy White, cocktail réussi (physique, gestuel et voix) d'Adrien Brody et de Vincent Lindon ! Autant dire qu'il est absolument convaincant. Le personnage est pourtant difficile à cerner et son époustouflant succès était plutôt improbable, puisqu'on ne fait que pleurer avec lui, ses chansons étant de longues plaintes (mais qui mettent le feu). Sacré bonhomme en effet dans tous les sens du terme, d'où le titre du film (sortez-moi du néant), parce qu'il était littéralement "empoisonné" (selon ses propres mots) par les souvenirs d'enfance, et qu'il s'en sort pour devenir ce qu'on sait aujourd'hui (un milliardaire, signe de la réussite aux USA).
«Le blues du Boss» Biopic très bien fait sur les débuts de Bruce Springsteen, le Boss du rock US. On y voit son génie créateur (paroles et musique) mais aussi son mal-être qui l’empêche d’être épanoui dans sa vie malgré le succès. On ne voit pas les 2h passer, d’autant plus si l’on est fan de l’artiste. L’acteur Jérémy Allen White est parfait dans le rôle.
Performance extraordinaires des deux acteurs principaux Jeremy Allen White et Jerremy Strong, complétés par Stephen Graham qui interprete le pere du Boss. La photographie de ce film est extraordinaire et la narration pleine d’emotion. Bref, c’est beau et c’est complet ! Le son et la paetition musicale enrobent le tout. Super
Cette reprise d'un célèbre film du même nom de 1957 est très réussie, surtout côté effets spéciaux qui sont souvent spectaculaires tout en se faisant oublier même s'ils sont omniprésents dans la seconde moitié du film. Jean Dujardin est comme souvent excellent dans le rôle de cet homme dépassé par ce qui lui arrive et même si les commentaires philosophiques pourraient en énerver certains, voilà une réflexion intéressante sur la vie, la mort et notre place dans cet univers.
Un très beau film, plein de sobriété, qui se concentre sur l'artiste. Il commence en noir et blanc et les flashbacks restent dans cet esprit pour rappeler l’enfance de Bruce Springsteen. On y découvre ses blessures de jeunesse, sa dépression, son processus créatif, ainsi que sa belle relation, saine et touchante, avec son manager, ce qui est rare dans les biopics musicaux. Jeremy Allen White interprète très bien "The Boss", il chante lui-même, ce qui rend sa performance encore plus authentique. L’émotion nous saisit vraiment vers la fin et on ressort avec l’envie d’en savoir plus, ce qui montre la qualité du film.
Nouveau biopic musical, et comme vous connaissez ma passion pour ces deux thèmes, j'ai pris rendez-vous pour découvrir ce film !
Déjà c'est le casting qui m'a attiré !
J'ai beaucoup aimé la série "The Bear" et particulièrement la performance de Jérémy Allen White que je trouve très ancré ! Jérémy Strong n'est pas de reste et il dégage un je-ne-sais-quoi qui m'épate à chaque fois !
La relation particulière entre le chanteur et son manager m'a beaucoup touché ! Elle va au-delà du business mais j'aurai aimé en savoir davantage car leur lien m'a ému.
Ce récit se focalise sur une courte période de la vie du chanteur Bruce Springsteen et particulièrement sur la conception de son album "Nebraska" qui dénote de sa discographie habituelle.
Ce retour dans sa ville natale va réveiller en lui dans souvenirs et faire ressortir des traumatismes enfouis depuis longtemps. Cela va le plonger dans une dépression qui va nourrir son inspiration et produire des textes et mélodies sortis de ses tripes.
On pourra facilement comparer ce film avec "Un parfait inconnu" sur une partie de la vie de Bob Dylan mais ici le traitement de la santé mentale apporte une profondeur supplémentaire qui m'a bouleversé.
J'ai aimé comprendre un peu plus cet artiste avec les mécanismes de conception d'une oeuvre !
Ce film va diviser mais pour moi il regoupe tous les ingrédients qui m'emportent : comment un traumatisme peut nourrir un artiste et lui permettre de remonter à la surface.
Un excellent moment avec le descriptif de la génèse de l'album "Nebraska" du Boss, créé en pleine dépression de l'artiste. Je ne connaissais pas tous ces détails, et cette tranche de vie est très intéressante, que ce soit concernant la vie privée de Springsteen que son oeuvre. Beaucoup de souvenirs musicaux qui font plaisir à entendre, même s'ils sont beaucoup dans une tonalité triste, en écho avec l'état d'esprit du musicien. L'acteur principal est très crédible, et le jeune garçon qui joue Springsteen enfant aussi. Il a été marqué par le comportement de son père dont on peut dire qu'il n'est pas pour rien à l'origine de sa dépression. spoiler: Quel père emmène un gamin de cet âge aller voir La nuit du Chasseur ? Sans parler de son goût pour la bagarre et son alcoolisme.. .Bref je recommande !
Une vraie claque émotionnelle ! Springsteen : Deliver Me From Nowhere nous plonge dans la création de l’album Nebraska, brut et habité. Une immersion magnifique, portée par une interprétation bouleversante. À voir absolument ! #Biopic #Allociné #ÀVoirAbsolument
Loin d'un biopic hagiographique, c'est un film magnifique, très humain et bouleversant. L'interprétation est remarquable, à commencer par Jeremy Allen White bien sûr mais aussi Jérémy Strong - que la relation entre ces deux hommes, Bruce et Jon, est belle et bien restituée - et Stephen Graham dans le rôle du père (comme dans la série Adolescence) Les évocations de l'enfance de Bruce Springsteen viennent éclairer les racines de la dépression du chanteur et les extraits de La nuit du chasseur (mon film préféré de tous les temps) enrichissent encore cet éclairage Seul petit bémol, l'histoire d'amour assez banale mais heureusement loin d'être centrale dans le film
Un film bien sans plus qui parle de dépression d’amour et d’écriture saupoudré d’un jeu d’acteur de Jérémie Allen white exceptionnel qui rattrape tout le film
Par rapport au Biopic sur Bob Dylan, celui-ci ne lui arrive pas du tout à la cheville. On ne parle même pas de son groupe ce qui me semble totalement anormal. Je n’ai pas trouvé ce film intéressant.
interprétation au top, belle photographie ; un peu long par moments mais quel bonheur d'entendre quelques titres du boss ; même si on en attendait plus : certes le film est essentiellent axé sur l'album nebraska donc cela se justifie ; manque peut-être quelques séquences de concerts pas un biopic type bohemian rapsody ; mais un honnête film sur le parcours de bruce qui a façonné le boss qu'il est devenu son vécu dommage qu'on n'y retrouve pas tout le soutien que sa mère lui a apporté : (cadeau de sa première guitare par exemple)
Boursouflé, le film manque de chair et d'incarnation. On a certes le côté statique de la dépression, ́on attendait l'énergie musicale qui permet à l'artiste born to run de la fuir et d'y échapper...
Un film puissant qui n est pas seulement un film sur le boss mais sur les côtés sombres et les tourments d un homme en proie à ses doutes JAW est possédé dans se rôle et l acteur qui joue John landau est formidable Je le recommande vivement et pas seulement aux fans du boss