Springsteen: Deliver Me From Nowhere
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Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2026
"Springsteen: Deliver Me From Nowhere" choisit de s’arrêter à un moment charnière de la carrière de Bruce Springsteen : l’enregistrement de Nebraska, album dépouillé, sombre, presque secret, capté sur un simple magnétophone à quatre pistes. Un choix narratif judicieux, qui permet d’éviter le biopic balisé pour se concentrer sur une crise artistique et intime. Jeremy Allen White impressionne dans ce rôle exigeant. Il ne cherche pas l’imitation parfaite, mais capte une énergie, une manière d’habiter le silence. Le fait qu’il chante lui-même les morceaux renforce encore la crédibilité de son interprétation. Le film ne prétend pas tout dire de l’icône, et c’est sans doute ce qui fait sa force.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2025
9 mois après "Un parfait inconnu" consacré à Bob Dylan, voici qu'arrive "Springsteen : deliver me from nowhere", consacré à Bruce Springsteen. 2 films qui ne sont pas vraiment des biopics, le film sur Dylan couvrant 5 ans de sa vie, au tout début de sa carrière, alors que celui sur Springsteen couvre une période encore plus courte, un an environ, et à un moment où il a déjà acquis une grande notoriété. 1981-1982, ce que nous montre le film est un Springsteen particulièrement déprimé : il sort d'une tournée épuisante et remontent en lui les souvenirs (en noir et blanc dans le film) qu'il a de sa jeunesse et de son père, un homme alcoolique et violent. D'après le film, c'est un moment de sa vie où il se la joue solitaire, lui qui a toujours apprécié les contacts humains, en particulier avec son groupe The E Street Band, au point de ne pas arriver à assumer une relation avec une jeune femme, Faye Ramono, sœur de Joey Ramono, un ancien copain d'école de Bruce, au point de se lancer en solo, dans sa chambre, sur un TASCAM Portastudio, le premier enregistreur à quatre pistes au monde basé sur une cassette audio compacte standard, à l'enregistrement d'un album tenant davantage de la musique folk que du son rock qu'il avait toujours pratiqué jusque là. Un album qu'il va vouloir (et réussir à !) sortir tel quel, brut de décoffrage, au grand dam des grands pontes de CBS, sa maison de disque, qui ne croyaient pas au succès d'un album aussi désespéré et qui espéraient, au contraire, un album plus vendeur. "Nebraska" aura finalement un succès conséquent et l'album "plus vendeur" sera le suivant, "Born in the .". Et maintenant quelques remarques personnelles : "Crazy heart", Le premier long métrage réalisé par Scott Cooper, était déjà consacré à la musique, la musique country en l’occurrence. James Mangold, quant à lui, avait réalisé "Walk the line", biopic de Johnny Cash, avant de s'intéresser à Dylan. Le film met bien en valeur le rôle très important qu'a joué Jon Landau, son agent artistique, auprès de Springsteen. A l'origine critique musical, Il est connu pour avoir repéré Bruce Springsteen : dans une critique dans l'hebdo "The real paper", il a écrit en mai 1974 : « I saw the future of rock'n'roll and his name is Bruce Springsteen » (« J'ai vu le futur du rock'n'roll et son nom est Bruce Springsteen »). Faye Ramono n'a jamais existé. Elle aurait en fait été "construite" à partir de plusieurs petites amies de Bruce, en général rencontrées au Stone Pony, le lieu de concert de Asbury Park que fréquentait assidument Bruce Springsteen. A la vision du film, on sursaute un peu quand apparait le nom de son frère, Joey Ramono. Est-ce volontairement qu'a été choisi un nom très proche de celui des batteurs des Ramone, Joey Ramone ? Et maintenant, un avis personnel sur "Nebraska", l'album autour duquel tourne le film. J'aime bien Bruce Springsteen, je l'ai vu en concert, mais je vais choquer ses fans absolus : à mon humble avis, dans le style de musique qu'il a adopté pour "Nebraska", un style folk cafardeux, il est loin d'avoir l'immense talent de Townes Van Zandt (à ne pas confondre avec Steven Van Zandt, guitariste du E Street Band).
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2025
Assez long , lent et ennuyeux. Trois quart du film sur une période de sa depression. Pas appris grand chose. Quelques rares bon moment de musique.
Hollywood-Biographer
Hollywood-Biographer

236 abonnés 1 533 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 novembre 2025
Malgré quelques bonnes idées de mise en scène et une volonté manifeste de rendre hommage à la légende du rock, ce biopic peine à convaincre. Le film déroule une esthétique soignée, parfois inspirée, mais reste globalement trop sage, trop linéaire, un peu plat, en somme. L’acteur principal livre une performance solide, habitée, parfois émouvante. Il incarne avec justesse les silences, les regards perdus, les éclats de colère contenus. Mais voilà : on ne comprend jamais vraiment ce qui le ronge. Le scénario esquisse des zones d’ombre sans jamais les explorer. Le mal-être du personnage semble flotter sans ancrage, comme un spleen vaguement rock’n’roll, sans cause ni conséquence. On finit par se demander si cette douleur n’est pas un simple caprice de star, une posture mélancolique plus qu’un véritable conflit intérieur. Et cette frustration devient le fil rouge du spectateur : on attend une révélation, un déclic, une faille... qui ne vient jamais. En voulant préserver le mystère, le film oublie de nous faire ressentir l’homme derrière l’icône. Résultat : un portrait élégant mais trop distant, qui laisse un goût d’inachevé.
S-Kayp
S-Kayp

178 abonnés 1 252 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2025
Springsteen: Deliver Me from Nowhere est un biopic qui choisit la voie de l’introspection plutôt que celle du grand spectacle. Le film se concentre sur une période très précise de la vie de Bruce Springsteen : la création de son album Nebraska. Ce parti pris narratif, centré sur une phase de dépression et de doute artistique, donne lieu à une œuvre intimiste et souvent sombre. Si ce choix confère au film une intensité émotionnelle indéniable, il en limite aussi la portée. Le spectateur reste en effet à distance d’une grande partie de la trajectoire du chanteur — ses débuts, ses succès scéniques, et le reste de sa carrière légendaire sont à peine effleurés. Pour un biopic, ce manque de panorama général laisse un goût d’inachevé.

Sur le plan musical, le film surprend autant qu’il frustre. Le début promet beaucoup : une belle séquence spoiler: qui passe de l’enfance de Bruce à un concert
, magnifiquement mise en scène, laissait espérer une immersion sonore plus généreuse. Pourtant, la musique, cœur battant de toute histoire sur Springsteen, se fait trop rare. Peu de morceaux, peu de performances live — seulement spoiler: l’enregistrement de Born in the USA.
 parvient vraiment à nous happer, rappelant la puissance brute et la sincérité de l’artiste. Le reste peine à retranscrire cette énergie scénique qui a fait sa légende.

En revanche, la prestation de l’acteur principal mérite d’être saluée. Il parvient à capter les fêlures, la gravité et la tension intérieure de Springsteen sans tomber dans l’imitation. Son jeu nuancé donne au film toute sa crédibilité émotionnelle, en particulier dans la relation compliquée que le chanteur entretient avec son père. La scène finale, bouleversante, spoiler: où père et fils se retrouvent dans un moment de vérité et d’émotion, évoque d’ailleurs celle du biopic consacré à Robbie Williams
— une touche d’humanité qui clôt joliment ce récit introspectif.

Springsteen: Deliver Me from Nowhere n’est donc pas un biopic classique. Plutôt qu’un portrait complet, c’est un fragment de vie, un regard intérieur sur l’homme derrière la légende. Beau, sincère et habité, mais un peu trop replié sur lui-même pour séduire pleinement les amateurs de biopics musicaux (comme moi).

Bref, bien que le film soit bon et réussi, il ne m'a pas embarqué.
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 mai 2026
Le film est à l'image de la création de l'album ("Nebraska") qu'il a choisi de raconter : sobre, lent, triste. En effet ce n'est pas un biopic complet mais une période définie orientée sur l'état dépressif du musicien en insistant sur le rôle de son père, sur ses doutes et ses difficultés créatives.
Pas le film le plus fun à regarder.
Guillaume
Guillaume

155 abonnés 1 753 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2025
Appréciant Springsteen sans en être un inconditionnel, j'ai donc pu découvrir ce biopic sans attentes ni craintes particulières. Je n'avais pas connaissance de cette période trouble de son existence. Mais comme tous les artistes, ces étapes les façonnent et exaltent leur sensibilité.
Alors, point question d'entrer dans un débat sur la véracité des faits. Je m'attache juste à la belle photographie et à l'interpétation soignée de l'acteur principal, pour un beau moment de cinéma. Et l'essentiel est bien là, vivre des émotions.
Simon R
Simon R

64 abonnés 66 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2025
Et bien, personnellement, j’ai accroché !
Très académique, très classique sans sa forme, ce biopic sur le Boss s’attelle à raconter le processus créatif de l’artiste. On est loin (et Dieu merci) de ces biopics Wikipedia qui tentent de raconter toute la vie d’un artiste de sa naissance à sa mort.
Comme Bob Marley récemment, on s’arrête à un moment précis de sa vie.
C’est un film de musique, les comédiens sont excellents. Que demander de plus ?
Gregory S
Gregory S

55 abonnés 765 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2025
Bon film mais un peu trop lisse. Pas assez rock'n'roll par rapport au personnage. C'est bien joué mais presque trop dans la ressemblance. Néanmoins à voir pour les fans du Boss et pour ceux qui aiment voir les dessous de la création d'un album chez un artiste à la limite de la dépression.
caroceintrey
caroceintrey

35 abonnés 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 décembre 2025
Springsteen: deliver me from nowhere est un biopic de Scott Cooper, avec Jeremy Allen White et Jeremy Strong.

Le film est centré sur la création de l'album Nebraska de Bruce Springsteen (Jeremy Allen White) et sa relation avec son manager et producteur Jon Landau (Jeremy Strong).

Jeremy Allen White incarne The Boss : il est extrêmement sexy et magnétique. L'acteur a été révélé par la série The Bear dans laquelle il incarne depuis 2022 Carmy, le chef torturé du restaurant familial à Chicago. Il a appris à chanter et à jouer de la guitare pour ce rôle, s'engageant sur plusieurs mois.

Jeremy Strong est encore une fois impeccable. Je l'ai adoré en fils aîné vénal de la richissime famille Roy dans la série Succession diffusée dès 2018. Il joue ici un manager de label musical empathique et fidèle.

L'actrice australienne Odessa Young campe la petite amie de Jeremy Allen White, avec des airs de Brigitte Bardot.

C'est un drame puissant, un film musical captivant, dont la bande originale est forcément incontournable. Jeremy Allen White y crève l'écran, dans un rôle à Oscar.
Auré
Auré

31 abonnés 94 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 novembre 2025
un biopic des plus classiques ... Le film séduira sûrement les fans de Springsteen. Pr moi qui ne connaissais que qq chansons, j'ai regardé sans trop de passion. Ça ne m'a pas spécialement donné envie de découvrir ses chansons en tout cas
jane_goodale
jane_goodale

25 abonnés 25 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2025
Un hymne au doute et à la douleur la plus intense.
Il existe deux sortes de films musicaux. Le premier crie : « Regardez comme je suis célèbre. » Le second murmure : « J'ai failli ne pas l'être. » Deliver Me from Nowhere appartient à la seconde catégorie. C'est un hymne au doute, une ballade jouée sur des cordes rouillées et un souffle trop longtemps retenu.

Scott Cooper réalise avec un silence presque ecclésiastique, comme s'il craignait de réveiller les fantômes qui arpentent la tête de Springsteen. Et Jeremy Allen White n'incarne pas le Boss, il habite son silence. On y sent la terreur silencieuse d'un homme qui se demande s'il a déjà écrit sa dernière bonne chanson. Non pas qu'il vise la perfection. Il y a des moments si sincères qu'on s'attend presque à ce que le public se penche en avant et respire avec lui. Et juste au moment où l'on pense qu'il est impossible d'aller plus loin, le film atteint une sincérité si tranquille et si spontanée qu'on se sent ému, complètement et sans défense.

Ce n'est pas le prophète des stades. C'est l'homme qui a cherché le salut dans un enregistreur quatre pistes et qui s'est trouvé lui-même. C'est intime, maladroit et parfois prétentieux, comme toujours chez le génie.
"Deliver Me from Nowhere" ne joue pas. Il se confie. Il ne rugit pas. Il tremble. Et dans ce tremblement réside quelque chose de discrètement extraordinaire, le son de l'art qui choisit la vérité plutôt que l'applaudissement.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mars 2026
S’il est rattrapé à terme par les bons sentiments et les facilités, Springsteen. Deliver Me From Nowhere s’efforce, deux heures durant, d’articuler deux luttes complémentaires : une lutte esthétique, mettant le compositeur-interprète en porte-à-faux avec l’industrie musicale qui menace à tout instant l’art de dénaturation – « en faire autre chose que ce que c’est », entend-on justement – et une lutte intérieure, marquée par le retour aux sources et spoiler: l’acceptation d’une paternité en couleur
contre les notions de « dynamique », d’évolution » et de « progression » martelées par les industriels.
L’intelligence du film tient alors au choix de deux albums et chansons iconiques, Born in the USA et Nebraska, comme métaphores de ces mouvements contradictoires et pourtant réunis en l’artiste : la composition d’un « tube » nécessaire à la notoriété, la quête d’« un truc authentique au milieu de toute cette fureur », questionnant même les modalités d’enregistrement puisqu’il faut « faire entendre la distance ». La spoiler: souffrance personnelle et créative
de Bruce Springsteen, prise en charge par des dialogues explicatifs – la thèse de trouver refuge en soi se révèle lourdement amenée –, n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle surgit au détour d’un regard ou d’un accord, rappelant les « tournants » pris difficilement par les protagonistes du cinéma de Scott Cooper, qu’il s’agisse du chef militaire de Hostiles (2017) ou du mafieux de Black Mass (2015). Une petite réussite bien réalisée et interprétée.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2025
Ce film n’est pas une biographie exhaustive de la vie du Boss mais un instant dans sa carrière où il décide de tourner le dos au succès pour enregistrer dans sa chambre sur un magneto 4 pistes ce qui deviendra l’un de ses classiques : Nebraska.
Un disque brut emprunt de la dépression qui l’habite et dans lequel il convoque les fantômes du passé.
Idéalement interprété par Jeremy Allen White, Springsteen apparaît comme un artiste extrêmement intègre et touchant dans sa manière de redouter un engouement mondial qui pourrait l’éloigner de ses racines prolétaires.
Un homme simple. Un homme bien.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2025
Ça fait un peu drôle de ne pas voir Springsteen dans son propre rôle, mais ce n'est pas grave.
Le film réussit à transmettre un portrait de Springsteen à la bonne distance. Il n'est pas question de faire du triomphalisme à l'américaine avec du rock de stade.
On est plus proche du biopic sur Dylan et c'est une bonne surprise.
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