Avis : Springsteen: Deliver Me From Nowhere - Page 9
Springsteen: Deliver Me From Nowhere
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Scourteheuse
2 critiques
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0,5
Publiée le 26 octobre 2025
Un vrai film de cinéma ça aurait été de faire un film sur un des sujets des chansons de l'artiste.. mais non, on s 'intéresse au doigt de celui qui nous montre la lune. De plus, Springsteen faisant maintenant parti du système bourgeois il n'y a pas de risque de parler de lui. Et ceux qui dénoncent les travers du capitalisme à travers les chansons du Boss verront dans ce film que finalement il faut être dépressif pour apprécier et se sentir concerné par les sujets et les mélodies du thème de l'album "Nebraska".
Loin d un blockbuster a la sauce "Bohemian Rapsody", on entre dans la sphère intime du bosse pour en sortir au bout de 2 heures, profondément bouleversé. La naissance d un album, qui est son plus beau, parcequ'au travers de ces histoires qui racontent l Amérique profonde, c'est un album intime où il se reconnecter a son milieu, a ses origines a son père... Il paraît qu'il faut dissocier l homme de l artiste, pour Springsteen, c'est inconcevable. Ce que le film démontre avec brio
Le peu connu Jeremy Allen WHITE est très crédible en chanteur et musicien. Parfois physiquement il ressemble à Springsteen, parfois non. (Dans ce dernier cas, je lui ai trouvé un air de Bébert, le chanteur du groupe Les Forbans...). Jeremy Strong, même sans égaler sa performance de The apprentice, est très bon aussi dans un autre style. Malheureusement, le film possède les défauts inhérents à beaucoup de biopics. Il y a toujours un certain malaise à voir les comportements de personnes réelles dans la situation de tous les jours, en dehors de leur cadre professionnel. Il s'agit toujours d'une vision des auteurs et non de la vérité. Cela est admissible, et normal, en ce qui concerne l'œuvre mais plus problématique sur la vie personnelle. A réserver donc aux amateurs du "Boss".
Ce film casse le code du biopic bon chic bon genre made in Hollywood, puisque si l’on sait d’avance que c’est juste un focus sur un segment biographique il s’avère finalement que le sujet principal (autant que le Boss himself, voire +) est la dépression, avec en 1ère étape s’avouer à soi-même qu’on l’est, depuis longtemps voire depuis la plus tendre enfance !
Un certain sens du réalisme met le spectateur en porte-à-faux du film durant la projection, car on redoute l’aspect transcendance de cet état dépressif par le génie musical du bonhomme, dont nous, commun des mortels, sommes dépourvus. Mais heureusement le réalisateur nous épargne la ficelle. En effet tel un cow-boy partant au soleil couchant c’est clopin-clopant cahin-caha, encore bien nébuleux et probablement pour toujours trop bancal, que Springsteen s’envole du gros succès vers la gloire absolue, sans oublier de tirer sur une autre ficelle bien élimée, voulue et indispensable au scénario, celle de la relation sentimentale qu’il délaisse pour ne pas avoir à s’investir complètement, et ce d’abord en lui-même (oh le lâche, pourtant pétri du courage introspectif en grattant sa part écorchée de compositions musicales à contre-courant du tubesque ).
J’ai bien aimé la mise en avant des détails techniques sur la partie purement matérielle des enregistrements sonores. Tom Strong est so strong depuis son Roy Cohn et confirme son talent sciemment en demi-teinte de par son rôle d’ homme « fonction support » de la star ; il incarne une loyauté sans esbrouffe à l'image du film.
La performance de White découvert pour moi depuis son second rôle d’Iron Claw où il effaçait le premier rôle est stupéfiante, et vaudrait à elle seule le détour dans un film moins bon qui cache sous son classicisme américain une originalité finalement aussi valeureuse que le Johnny Cash de James Mangold ou encore de son récent Bob Dylan qui ont quand même dû servir de cadre de référence à Cooper.
Me manque une enquête familiale comme dans un des livres de Bruno Clavier où on creuserait la dépression du père Springsteen (maquillage vieux qui est des rares défauts m'ayant sauté aux yeux) pour tenter d'en découvrir l'origine, la mettre en lumière pour, là oui effectivement, la transcender, puisque c'est comme une maladie qui s'est répandu au fils et que si le temps a lissé leurs frictions, l'ombre plane, pèse, encore sur eux (quitte à ce que le public du Boss ait eu quelques bonnes chansons mélancoliques en moins !).
film qui nous replonge dans cette ambiance des années tellement riches musicalement, humainement Acteur magistral ! on reste sur notre faim La partie psychologique est plus difficile à saisir
Très bons dialogues et surtout personnage retranscrit dans toute sa complexité. On n'oubliera pas de saluer la performance de Jeremy Allen White et des autres aussi. J'ai découvert aussi des clés de compréhension sur certain titres comme Nebraska.
Un album particulier pour un moment de vie particulier. JAW tient le personnage, on y retrouve la dégaine du Boss. Je suis malgré tout déçue de ne pouvoir écouter un morceau en entier de Nebraska, qui pourtant est un album magique de ne pas voir exploser l'album "mis de côté " Born in the Usa en fin de film, qui contrecarre cette déprime...
Très beau film ! Jérémy Allen White est incroyable dans le rôle de Bruce Springsteen. Les images, l'ambiance, les jeux d'acteurs sont magnifiques. On découvre ce moment où l'artiste devient une star.
Bon biopic mais trop centré selon moi sur la genèse de l'album 'born in the usa'. Les acteurs jouent bien et juste mais on s'ennuie un peu. L'histoire est semble t-il fidèle au livre évoquant cette période difficile pour le chanteur mais globalement il manque quelque chose : la magie n'opère pas.