Rebecca Zlotowski, une réalisatrice surcotée ? Cela n'est plus à prouver. Avec ce nouveau film « Vie privée », la cinéaste s'embarque dans un ambroglio dont on ne sait même pas si elle a elle-même compris le propos. Commençons par ceux qui sauvent les meubles, les acteurs. Tous brillants, tous talentueux, ils crèvent l'écran tant par leur talent que par leur justesse. Mais malheureusement, ça s'arrête là pour les points positifs. En effet, nous sommes face ici à un scénario qui peine à trouver son ton. Entre la comédie et le drame psychologique, on oscille dangereusement entre les deux, ce qui fait que le ton juste n'est jamais donné. Que dire enfin de cette pseudo-critique de l'hypnose comparée à la psychanalyste freudienne pure ? En réalité, pas grand-chose, si ce n'est que l'une est dénigrée et que la deuxième était mal interprétée ou plutôt mal exercée par la protagoniste qui revient ensuite à des méthodes, disons, plus humaines. La résolution finale tombe comme un cheveu sur la soupe, une sorte d'évidence pour laquelle aucun indice n'était distillé dans le film. Pire que ça, des indices, il y en avait à foison, sauf qu'ils étaient complètement sous-exploités, ils partaient dans tous les sens et ils n'avaient strictement rien à nous apporter. Un micmac total, une explosion d'idées qui partent dans tous les sens. Slotowski nous prouve encore que dès qu'elle a une pépite entre les mains, elle ne sait pas la tailler correctement. C'est bien joli de vouloir s'offrir un casting 5 étoiles, mais encore faut-il savoir où on les emmène. Extrêmement déçu de ce film dont j'attendais tant. Je ne comprends pas qu'on puisse autant encenser cette réalisatrice. On se demande aussi pourquoi le judaïsme est tant présent dans le film, puisqu'il n'a strictement aucune importance, tous les personnages étant des juifs athées. On passera aussi sur la scène onirique de l'hypnose qui, si elle m'a captivée dès que je l'ai vue, n'a ensuite servi strictement à rien. On pourrait peut-être s'amuser à faire des rapprochements un peu capilotractés pour éventuellement comprendre que la protagoniste y a vu ce qu'elle voulait. Mais le pire du pire n'est pas à venir. Le pire, c'est la mention de la mère de la protagoniste dont jamais, au grand jamais, on ne reparlera par la suite. Apparemment, c'est un traumatisme du personnage, mais on se contente de le mentionner, jamais de l'explorer. Et ça, c'est vraiment prendre le spectateur pour un idiot. Rebecca Zlotowski, à chaque fois qu'elle fait un scénario, a toujours des choses intéressantes à explorer, sauf que malheureusement, elle ne sait pas les explorer. Un film qui ne rentrera pas dans ses meilleurs films, ni dans les annales du cinéma français.